HEROEUM OU TEMPLE DE JUNON , PRES DE MYCENES
Exécuté, comme les quatre précédents modèles, d’après les dessins de M. Abel Blouet; dessiné aussi par MM. Dodwell, Gell , Smirk, Words- Wortk, Fourmont, de Choiseul-Gouflier, Clarke, etc.
Les restes formant le mur de la terrasse orientale de l’Herœum ou temple de Junon, près de Mycènes, ont été décrits par la plupart des voyageurs cités à l’article du n° XLVII, et particulièrement par M. Fourmont dans son Journal.
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Ce voyageur grec nous apprend aussi 2 que Tè Sf) opos tovto ovop.a(ovcriv E üëotav, 'héyowes KaTspiwvt ysvéa- Oat tw TiOTaptw Q-vyaTépas , E uëotav, xa t II pocrvfxvav , xa\
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« Argiens appellent Eubée le mont sur lequel le temple « est bâti, et disent que le fleuve Astérion eut trois filles,
1 Pausanias, liv. Il, chap. xvn.
2 Id. ibid.
«Eubée, Prosymna et Acræa : toutes trois furent nom - « rices de Junon. » Acræa donna son nom à la montagne qui se voit en face du temple, les alentours reçurent le nom d’Eubée , et Prosymna transmit le sien à la plaine étendue au pied du mont. L’Astérion coule au bas du temple et va se perdre dans un gouffre. Sur ses rives croît une plante à laquelle on donne aussi le nom à'astérion; on en pare l’autel de la déesse , on fait avec ses feuilles des couronnes qu’on lui dédie. Eupolème d’Argos a été, diton, l'architecte de ce temple ; l’édifice est orné de colonnes au-dessus desquelles on a représenté, d’une part, la naissance de Jupiter avec le combat des dieux et des géants; de l’autre, la guerre de Troie, la prise et le sac de cette ville. Devant la porte d’entrée du temple sont des statues de femmes jadis prêtresses de Junon, et celles de quelques héros, au nombre desquels est Oreste.
Callithya, fille de Criasus, fut la première prêtresse de cet hiéron de Junon l.
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(j.évos, t r)v èavTOv Ovyaiépa KaXki'dutxv ispàv xcnaaTri'aas, êx
tcov 7 repi TîpuvOa SévSpojv byyygv Tepuùv evxjéavov, Hpas a.ycChp.a. popfyücmi. « On dit que Peiras (frère de Criasus), u éleva le premier un temple en l'honneur de Junon <( d’Argos ; il en donna le sacerdoce à Callithya sa nièce, « et fit servir une grenade sauvage , cueillie aux arbres «de Tirynthe, pour figurer la déesse2.»
1 Voir, à ce sujet, notre Tableau synchronique.
2 Plutarque cité par Eusèbe, Prèpar. évang. liv.III, chap. vm.