‹ Recherches sur les monuments cyclopéens et description de la collection des modèles en relief, composant la galerie pélasgique de la Bibliothèque MazarineChapitre 161 sur 214 · TROISIEME PARTIE · texte numérisé non relu

TROISIEME PARTIE

« soumis aux Athéniens, qu’ils demeureraient cependant « en possession des mystères de la déesse , et que le sait cerdoce de Gérés et de Proserpine serait conservé à «Eumolpe et aux fdles de Célée1. »

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Eleusis fut fondée, selon Eusèbe3, par Ogygès, l’an 1 790 avant l’ère vulgaire. L’antiquité de cette ville remonte à cette date par la succession des faits suivants; Eleusis fut prise par le Thrace Eumolpe; elle avait été réunie par Cécrops au gouvernement d’Athènes, l’an 1 583 4. Suivant Strabon5, il faut ajouter à cette supputation les deux cents ans pendant lesquels l’Attique fut déserte, ce qui conduit à l’an 1 783, date très-rapprochée de celle assignée par Eusèbe.

L’enceinte de murs cyclopécns observée à Eleusis par tous les voyageurs est en grandes pierres bien taillées et bien jointes. Elle a été décrite par MM. Chandler, Fauvel, Leake, Pouqueville, Dodwell, etc. M. Fauvel. dans sa lettre du 1/1 décembre i8o5, insérée dans le Magasin encyclopédique de mai 1806, nous apprend,

1 Pausanias, tiv. I, chap. xxxvm.

1 Ibid.

3 Chroniq. iiv. I, chap. xxvii.

4 Voir notre Tableau des synchronismes.

6 Géogr. Iiv. IX, pag. 3g6.

entre autres particularités, que l’enceinte du temple ou hiéron de Vénus a deux cents pieds (soixante-cinq mètres) de circuit; c’était le reposoir des processions d’Eleusis,

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