‹ Recherches sur les monuments cyclopéens et description de la collection des modèles en relief, composant la galerie pélasgique de la Bibliothèque MazarineChapitre 169 sur 214 · TROISIEME PARTIE · texte numérisé non relu

TROISIEME PARTIE

vestiges. M. Dodwell1 décrit ces restes, où la construction cyclopéenne est surmontée de restaurations non soignées, en pierres parallélipipèdes.

MUR DE CORONEE, EN BEOT1E.

Exécuté, comme tes deux précédents modèles, d’après les dessins de M. Words-Worth.

Corone, ou Coronée, ville de la Béotie, aujourd’hui en ruines , dans la Livadie.

Sur»? ’scrav (xèv yàp eis ro xarà K opwvsiav nsSiov, oî fxèv aîtv A.yrj(jikAcf) , ài ro t où K J7<P<<7<70C , oi Sè crùv t o7s Qti&xtots, oœo t où E'Xixcovo s. « Ceux qui se trouvaient avec Agési- «las et venus du côté du Cépliise, et ceux qui étaient « avec les Thébains venus du côté de l’Hélicon , tous «se réunirent dans la plaine voisine de Coronée2.»

Cum jam haud ion (je nbesset a Peloponneso, obsistere ei conati sunt Athenienses et Bœotii, cœteric/ue eorum socii, apud Coroneam : quos omnes (jravi prælio vicit. « Lorsque « déjà il s’approchait du Péloponnèse, les Athéniens, les « Béotiens et leurs alliés vinrent à sa rencontre à Co- «ronée, pour l’arrêter dans sa marche; mais il les vain- « quit tous dans une grande bataille3.»

Coronée, de Béotie, est citée aussi par Diodore de Sicile, Pline et Tite-Live.On a vu, dans l’article précédent, que l’origine de cette ville se rattache à celle d’Haliartus; nous n’ajouterons donc ici que quelques détails sur son ancien état.

1 Tom. I, p. 2/19 de son Voyage.

’2 Xénophon , Agésilas, chap. u, S g.

3 Cornélius Nepos, Agésilas, chap. xvn.

MONUMENTS CYCLOPEENS.

K wpwveta Si irapeiysio pèv ès pvripgv èic'i ifjs àyopàs Vippoü fioapov Èimpt]Ktou , iov Si A véfjcov. KaioJiépco Si bKlyov Hpas sariv hpov xai aycCkpa àpyatov , HuOoScSpov isyvrj Qyëou'ov (pépsi Si sic), ifi %sip\ ’Eeiprjvas. « A Coronée , on « voit dans le marché un autel de Mercure Epimélius , «un autre autel consacré aux Vents, et, un peu plus «bas, un temple de Junon, où il y a une statue fortan- « cienne faite par Pytbodore de Thèbes; la déesse «porte des Sirènes sur la main. »

Kopcjvei'as Si aiaSiovs ws leaaapdxovia opos ditéyzi 10 Aiërj'Opiov CLyaKp.au a. Si êv aùiw M.ovaa>v iè xai èiti-

xKria-iv 6<tt i A lêyOpiSwv. « Le mont Libéthrium est à qua- «rante stades (trois quarts de myriamètre environ) de «Coronée;1 les Muses et les Nymphes dites Libéthrides « y ont des statiies. »

Ès Sè ib opos io Aa(pû<niov xai ès tou Aibs iov Aa(puaiiou io lépevos eîcriv êx K opwveias cridSioi paKidia eïxocri. «Il « n’y a au plus que vingt stades (près d’un demi-myria- « mètre) de Coronée au mont Laphystium, et une en- « ceinte consacrée à Jupiter surnommé aussi Laphys- « tius h »

Coronée est citée par M. Leake et décrite par M. Pouqueville.

Après ces quatre articles sur des monuments de la Béotie, je crois devoir ajouter quelques remarques sur la Béotie en général.

Strabon2 dit que les plus anciens habitants de ce pays furent les Aones, les Temmices et les Hyantes,

1 Pausanias, liv . IX, chap. xxxiv.

2 Géogr. liv. VII, p. 32 î.

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