TROISIEME PARTIE
« l’Acarnanie , appellent leur ville Argos- Amphilochi- « cum , d’Amphilochus , lils d’Ain phiaraüs ; le pays se ((nomme Amphilochie, les habitants Amphiloques, « d’Argos-Amphilochicum. »
Poinponius Mêla1 cite cette ville sous la dénomination de Argia-Amphilochii.
MeTa Sè Apëpaxi'av Axa.pva.via svros èar )• xai npoinri 716X1$ aù-roOi Apyos t b Ap(ptXoyixôv. « Après Ambracie uvient le pays de l’Acarnanie; la première ville que l’on
« y rencontre est Argos-Ampbilocbicum 2. »
Apyos t b ApÇuXoyixbv xai AptytXoylav 7>)v aXXriv ’éxuaz
per à t à Tpojïxà o’ixaSe àv ayw prieras , xcà oùx àpsaxôpevos t fi > ■> > èv Apyei xonacndicrei ApiplXoyps b Ap (piâpeco, êv tôj Apupa-
xixw xoXtïoj, dp.6>vupov t>7 èauaou irai pi'Si Apyos bvopaaas • xa) r\v v 7 toXis avrri psyltrtri Tris ApÇuXoyias , xoà tous SuvotTOJTctTous elyev oixtiropas. « Argos-Ampbilochicum et le « reste de l’ Amphilochie doivent leur fondation à Am- «philochus, lils d’Amphiaraüs , qui, après la guerre de «Troie, étant rentré à Argos, sa patrie, et y trouvant « un état de choses qui lui déplaisait, alla établir, près «du golfe d’ Ambracie, une nouvelle ville qu’il appela «Argos, du nom de sa patrie. Cette ville était la plus «considérable de toutes celles qui existaient dans l’Am- « philochie , et elle était peuplée d’habitants remar- « quables par leur valeur 3. »
Amphilochus et Mopsus Argivorum reges fuerunt, sed iidem augures : iigue urbes in ara maritima Ciliciæ grœcas
1 Cosmoi/r. liv. II, chap. ni.
2 Scylax , Périple, Acarnanie.
3 Thucydide, Hisl. liv. II, cbap. t.xviii.
MONUMENTS CYCLÜPÉENS.
condiderunt. At/jue etiam ante hos Am phi ara as et Tiresias,
non humiles et obscuri sed clari et præstantes
viri, qui avibus et si/jnis admonita fatara dicebant. « Am- «philochus et Mopsus furent rois des Argiens, et en «même temps augures; iis fondèrent des villes grecques «sur les bords maritimes de la Cilicie ; bien avant eux, «Ampbiaraüs et Tirésias, qui n’étaient point des
«hommes ordinaires et obscurs, mais au con-
« traire très-célèbres et très-distingués , prédisaient l’a- « venir d’après les signes et le vol des oiseaux1. »
Ephore , cité par Strabon 2 , dit que cette ville dut sa fondation à Alcméon, également fds du devin Amphiaraüs ; et il est à peu près d’accord , en cela , avec les auteurs précédemment cités; mais cette fondation, attribuée aux fds d’Amphiaraüs, ne peut avoir rapport qu’à la construction hellénique surmontant des murs plus anciens. Du reste , Plutarque semble nous révéler la haute antiquité de ceux-ci dans son Traité des questions grecques, en parlant des lnachiens établis sur les bords de l’Inachus d’Acarnanie. Le nom de ce fleuve montre assez l’ancienneté du nom d’Argos et de la première fondation des murs ; la seconde date d’une époque voisine de la guerre de Troie, ou du moins peu postérieure à cet événement.
Cyriaque d’Ancône3 accompagne le dessin du mur d’Argos- Ampliilochicum de l’explication suivante :
Ad d. III. kal. febraarii , venimus Arcjos- Ampliilochicum
' Cicéron, de la Divination, liv. I, chap. XL.
8 Gèogr. liv. VII, pag. 325.
3 Inscriptions, p. 5.