‹ Recherches sur les monuments cyclopéens et description de la collection des modèles en relief, composant la galerie pélasgique de la Bibliothèque MazarineChapitre 184 sur 214 · TROISIEME: PARTIE · texte numérisé non relu

TROISIEME: PARTIE

in finibus Epiri juxta Acheloum Jlumen ; quam incolæ Geroviliam vocant; cpiœ magna civitas habet ingentes muros in circaitn guadrangulari ad VIII milliaria spatio. Et per medium civitatis murum habens très œqmles distantia portas. In parte meridionali civitatis mœnia parvas habent XIV portas, magnas aatem binas in angulo ad partent occidentalem, cohmnas confractas innumeras habens pedes VI diametri; idgue vocant incolæ Pyrgon Achiileos. Est sita ad ostia Jluminis Acheloi circa milliaria LX. « Le trois des calendes «de février, nous vînmes à Argos-Amphilochicum, sur « les confins de l’Epire , près du fleuve Achéloüs , que « les peuples voisins nomment Gcrovilia. Cette ville est « vaste ; elle a de grandes murailles formant un espace «carré de sept milles (près d’un myriamèlre) d’étendue. « Le mur qui traverse la ville est percé de trois portes «distantes également l’une de l’autre. Du côté du midi, « le mur a quatorze petites portes , et deux grandes dans « la partie occidentale. On y voit, en grand nombre, des « troncs de colonnes de six pieds (un mètre quatre-vingt- « quinze centimètres) de diamètre. On l’appelle dans le « pays Pyrgon Achiileos (tour d’Achille). Elle est éloignée «d’environ soixante milles (près de neuf myriamètres) « de l’ Achéloüs. » Ce voyageur ajoute que les pierres du mur représenté par son dessin ont de quatre à six mètres de longueur, sur près de deux mètres de hauteur.

M. Pouquevillc1 décrit les restes de cette ville. Selon ses observations, elle est en Epire, dans le canton d’Arta; la construction de ses murs est cyclopéenne,

1 Tom. III, p. 36 de sou Voyage.

surmontée de restaurations helléniques. Les ruines re posent sur un terrain d’alluvion. Elle est maintenant submergée : on pêche dans son enceinte et l’on clayonne les brèches de ses murs pour en faire des viviers.

LXYIII.

MUR D’AMBRACI A.

Exécuté d’après les dessins de M. Words-Wortli.

L’ancienne ville d’Ambracia, située en Epire, porte aujourd’hui le nom de Roc/ous , en Albanie. Citons les textes qui la rappellent.

Aptëpaxi'a, tioXis ©£<77rp<smas , oltco A pêpaxos r ou Tcaiobs 0SŒ7Tpfx>TOÜ TGV AaOXOCUVTOS ’ ï) OLTZO ApêpOLHlCtS Tïjs A îyéou

B-vyonpés. «Ambracie, ville de Thesprotie, ainsi nom- «mée d’Ambrax, fds de Thesprote, fds de Laocoon, ou « d’Ambracie , fds d’Égée1.»

Merà tous McAottoùs §’ Âf iSpaxia. KopivOitov k.'Koixàs è(TTiv * wxicrev §s ô KtnpéXou Avtyjv TtpÔTepov irais Tôpyos.

Après les Molosses vient Ambracie, colonie des Corinthiens; Gorgos, fils de Cypselus, la fonda2.

TTrépxsnai Sè Apiêpaxia, t ov p-vyov pixpbv, ’Yô'hyov tov Kvipé'Xov HTiaptor Tzctpappeï S’ avTrjv b ApctyOos Ttoi<xp.bs. «Ambracie est située à peu de distance du golfe; elle «fut fondée par Tolgus, fds de Cypselus; le fleuve « Arachte l’arrose 3. »

1 Etienne de Byzance, Gèocjr.

2 Scymnus, Description du monde, v. 453.

3 Strabon, Gèopr. liv. VII, p. 325.

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