TROISIÈME PARTIE
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Ainbracie est la première ville des Hellènes1.
Tum timoré perterritus Cassias, coqnito Scipionis adventu, visisque equitibus tpi os Scipionis esse arbitrabatur, ad montes se convertit qui Thessaliam cinqunt ; atque ex his locis Ambraciam versus iter facere cœpit. « Cassius, saisi d’ef- « froi , en apprenant l’arrivée de Scipion , et en voyant « la cavalerie qu’il croyait être celle de ce général , « tourna ses pas vers les montagnes qui bordent la «Thessalie, et de là il se dirigea sur Ainbracie2.»
Brutus Ciceroni S. — Filius tuus a me abest. In Macedonia conqrediemur . Jussus est emm Ambraciam ducere équités per Thessaliam . «Brutus à Cicéron, salut. — Ton « fds m’a quitté; mais nous nous retrouverons dans la «Macédoine, il a été chargé de conduire un corps de «cavalerie à Ambracie en traversant la Thessalie3.»
regnum fallacis Ulixei ,
Prœter erant vecti ; cerlatam lite deorum Ambraciam, versique vident sub imagine saxum Judicis, Aciiaco qiiœ nunc ab Apolline nota est.
Après avoir passé devant le royaume du trompeur Ulysse, ils arrivèrent à Ambracia, que les dieux se disputèrent autrefois; ils y voient l’image en pierre du juge Ambrax, qui partage aujourd’hui la gloire de l’Apollon d’Actium".
Suivant Strabon5 cette ville jouissait très-anciennement d’une grande splendeur, elle donna son nom au
1 Dicéarque, Descript. de 1a. Grèce, v. 2/1.
César, Guerre civile, liv. III, chap. xxxvi.
5 Cicéron, Lettres à Brutus , lett. 6.
4 Ovide, Mètam. liv. XIII, v. 713.
5 Géoijr. liv. VII, p. 325.
golfe près duquel elle est située; Pyrrhus, dans la suite, l’embellit beaucoup. Elle peixlit tout son éclat durant les guerres des Macédoniens et des Romains.
Ainsi que le prouvent les passages cités ci-dessus, l’une des fondations d’Ambracie est attribuée à Tolgus, fils de Cypsclus; une autre l'emonte à Ambrax, fils de Thesprotus. Antonius Liberalis1 dit qu’avant les Corinthiens envoyés à Ambracia par Cypselus, il s’y était établi une colonie d’Éoliens de Corinthe. To'kyov Sè rov
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C’est pour cela, sans doute, que Pausanias dit2 qu’ Ambracia était une colonie de Corinthe. Ambrax était fils de Thesprotus, fils de Lycaon, ce qui indique l’an 17/12 avant l’ère vulgaire pour époque de la fondation et de la construction la plus ancienne. La seconde fondation et les ouvrage s réguliers peuvent dater de la migration éolienne, 121/1 ans avant la même ère; ou, si l’on doit l’attribuer à Tolgus, fils de Cypselus, elle datera de l’an 63o. On dit qu 'après la bataille d’Actium Auguste transporta les habitants d’Ambracie à Actium , qu’il appela Nicopolis ; c’est probablement à cette circonstance que se rapportent le passage cité d’Ovide et celui-ci de Pline : Et in ore ipso colonia Amjusti Actium, cum templo Jpollonis nobili, ac civitate libéra Nicopolitana. «Et à l’entrée même « est la colonie d’Auguste à Actium , avec un célèbre «temple d’Apollon, et la ville libre de Nicopolis3. »
1 Métamorphoses , cliap. IV.
2 Liv. V, chap. xxiii.
3 Pline, Hist. nat. liv. IV, cliap. 11.