TROISIEME PARTIE
«chapelle de Saint-Théodore, bâtie au milieu d’une «futaie de chênes et de poiriers sauvages. De ce point «de vue, où l’on jouit d’une fraîcheur délicieuse du- « rant l’été, en descendant pendant deux milles (un ki- « lomètre et demi environ), on arrive aux ruines de « Passaron , que les modernes appellent Palæo-Castron , « ou vieux château de Drémichous.
«Les Molosses furent une des quatorze nations de « l’Épire ; ils avaient , dès l’origine de leur établissement «dans cette partie du continent, reconnu pour roi Mo- «lossus, issu de Pyrrhus, fds d’Achille, qu’on peut, je «pense, regarder comme le fondateur de Passaron.
«Là se trouvaient un vaste théâtre, des temples, «une acropole consacrée à Pallas, des aqueducs, une « agora et des portiques oi’nés de statues.
« Les ruines de Passaron , qui s’était relevée , si l’on « en juge par des restaurations postérieures aux Hel- «lènes, attestent, malgré leur délabrement actuel, sa «grandeur et son importance primitives. On y recon- « naît encore l’enceinte bastionnée d’une citadelle, dans « les proportions de toutes les acropoles connues de «l’ancienne Grèce; on y voit aussi des restes d’édifices « et des tombeaux.
«Au midi du théâtre et de l’acropole, je traversai la «ville basse de Passaron, qui était environnée d’un «rempart défendu par un double fossé1. »
Cette ville a été citée aussi par M. Leake.
Pouqueville, Voyage en Grèce, loin. I , p. 4o8.
MONUMENTS CYGLOPEENS.