‹ Recherches sur les monuments cyclopéens et description de la collection des modèles en relief, composant la galerie pélasgique de la Bibliothèque MazarineChapitre 189 sur 214 · TROISIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

TROISIÈME PARTIE

dernes Palœa Pharsalæ, sans doute à cause de sa proximité de la Pharsale moins ancienne dont parle Strabon1, lequel distingue deux Pharsales dans la même région de Thessalie. En se tenant libre de tout système , on hésiterait à prononcer laquelle des deux Pharsales fut la première; mais une observation, faite sur les lieux par M. Pouqueville, décide la question. Les villes les moins anciennes sont nécessairement celles qui sont situées en plaine, et celles-ci sont toutes construites en pierres parallélipipèdes ; au contraire, celles qui, comme la Pharsale antique , se trouvent fondées sur le haut des monts, sont en construction cyclopéenne. M. Bartboldi a aussi observé cette ville. « On y voit, dit-il, des tours «et des pans de murailles fort épaisses, la porte d’en- «trée, plusieurs citernes, l’emplacement des bâtiments «de la garnison; les murailles en sont doubles2.»

«Nous étions à une lieue et demie de Pharsale, ap- « pelée par les Turcs Satadjé; et, comme cette ville était «alors en proie à la peste, nous jugeâmes convenable « de ne pas en approcher. Je renonçai donc à voir cette «place, ainsi que la vieille Pharsale elle-même, dont «les murs sont l’ouvrage des Pélasges, peuple primitif «de cette terre désolée maintenant (en i8o5) par la «guerre et les épidémies3. »

1 Géorjr. tiv. IX, p. 43o.

2 Voyage en Grèce, tom. I, p. 8.

Pouqueville, Voyage en Grèce, tom. III, p. 7/1.

MONUMENTS CYGLOPÉENS.

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