RUINES DU TEMPLE DE VENUS SUR LE MONT ERYX
Exécuté d'après les dessins de M. Words-Worth.
Ces ruines firent autrefois partie du temple de Vénus, construit sur le nont Èryx, aujourd’hui monte San- Giuliano, près de Trapani, en Sicile.
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1 Strabon, Gèoijr. liv. VI, p. 1 72.
Tum vicina astris Erychio in verticesedes Fundatâr Veneri Idaliæ ; tumuloque sacerdos Ac lucus late sucer additur Anchiseo.
Sur le sommet du mont Éryx, voisin des astres, on fonda un temple à Vénus Idalienne; un prêtre et un bois sacré protégenl le lombeau d’Anchise l.
Montium Eryx maxime memoratas ob delubram Venais ab Ænea conditum; et Ætna, etc. «Les principales «montagnes de la Sicile sont l’Éryx, célèbre par son «temple de Vénus, fondé par Enée, et l’Etna, etc.2»
D’après ces deux passages, les constructions cyclopéennes qui couronnent la cime de l’Éryx devraient leur fondation à Enée; mais une autre tradition plus plus probable la fait remonter à Éryx lui-même. Diodore de Sicile 3, dit que ce temple et la ville même furent l’ouvrage d’Eryx, fds de Butés, roi desBébryces, et petit-fds d’Amycus : T ov S’ HpaxXéovs 7r'Xri<7ida-avT0s t ois Karck t ov Èpvxa tot rots, irposKakicrazo a vtov Êpvij sis 7 raXtiv, vïbs p.èv âv AtypoSirris Kcà B ovtS. t ov tôt e (3a.cn-
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Virgile nous apprend qu’avant l’arrivée d’Énée en Sicile cette montagne portait déjà le nom d 'Eryx, qui s’y était établi antérieurement, et y avait son tombeau.
Nec littora longe
Fida reor fraternel Erycis , portusque Sicanos.
1 Virgile, Enéide, liv. V, v. 75g.
2 Pomponius Mêla, Cosmogr. liv. II, chap. vu.
3 Hist. liv. IV.S a3,p. 160.