‹ Recherches sur les monuments cyclopéens et description de la collection des modèles en relief, composant la galerie pélasgique de la Bibliothèque MazarineChapitre 196 sur 214 · TROISIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

TROISIÈME PARTIE

Je ne crois point que le rivage d’Éryx, voire frère, et les ports de la Sicile, soient loin de nous1.

Le poëte dit : Ëryx , votre frère, parce qu’Énée passait-aussi pour être fils de Vénus.

De la comparaison de ces passages, il semble résul ter que les premières constructions datent d’Eryx, fils de Butés et de Vénus, fondateur d’un temple en l’honneur de la déesse réputée pour être sa mère; ayant perdu la vie sous les coups d’Hercule, il fut enterré sur cette montagne. Selon notre Tableau, l’époque approximative de la mort de Butés doit être placée en i44o.

L’biéron de Vénus formait la citadelle, dernier retranchement où les guerriers se mettaient à l’abri de leurs ennemis.

Cuni Catulus oc goret se bellum compositimim , nisi ille cum suis , qui Eryccm fermeront , armis relictis, Sicilia décéderont « Catulus disant qu’il ne terminerait pas la

« guerre , à moins qu’Hamilcar et ses troupes, campées «sur l’Eryx, ne déposassent les armes et n’évacuassent « la Sicile 2 »

Cette montagne était, dit-on, si escarpée, que les maisons élevées sur sa cime semblaient à chaque instant près de tomber. Dédale en aplanit le sommet et l’environna de murailles. Il y consacra aussi à Vénus Erycine une génisse d’or si artistement travaillée qu’on l’aurait crue animée.

Et Segestani œdern Veneris , montent apud Eryccm, velus la te dilapsam, restaurari postulavere, nota memorantes

1 Enéide, tiv. V, v. 23.

2 Cornélius Nepos, Ilamilcar, chap. xxi

de origine ejus. « Les habitants de Ségeste demandèrent «que Ton restaurât ie monument de Vénus, situé sur «le mont Eryx, et qui s’écroulait de vétusté; pour cet «effet, ils s’appuyaient sur l’origine bien connue de ce « temple x. »

Agonis est quœdam,Lilybœtana, liberta Veneris Erycinæ : quæ mulier ante hune guæstorern copiosa plane et locaples fuit. « Il y a une certaine Agonis de Lilybée , affranchie « de Vénus Erycine, qui , avant la questure de Cæcilius , « était riche et opulente 1 2. »

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