‹ Recherches sur les monuments cyclopéens et description de la collection des modèles en relief, composant la galerie pélasgique de la Bibliothèque MazarineChapitre 202 sur 214 · TROISIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

TROISIÈME PARTIE

« maître de Persépolis , la capitale du royaume de Perse, «ville d’une antique illustration, où se trouvaient ente tassées les dépouilles du monde entier, qui revirent « enfin le jour au moment de sa ruine L »

M. Stewart, négociant anglais, voyageur en Perse, m’a communiqué, à son passage à Paris, le dessin de ce mur, fait par lui-même, avec la note suivante, datée du 1 2 octobre 1 83 o :

« Partie de la muraille principale qui sert d’appui à la plate-forme des édifices à Persépolis.

« Cette partie de la muraille est située entre les deux grands escaliers par lesquels on monte à la plate-forme. Elle démontre complètement l’analogie de la construction de cette muraille avec celle des villes d’Italie, etc dites cyclopéennes ; elle offre surtout

une grande ressemblance avec celles de Populonia, autant que je m’en souviens (car je n’en ai pas la note précise sous la main). La pierre principale, marquée A, avait environ dix-huit pieds anglais (cinq mètres soixante centimètres) de longueur. Les pierres de la première couche en haut paraissent avoir été liées ensemble par des bande? de métal qui n’existent plus; je ferai remarquer que cette spoliation n’a pas porté la plus légère atteinte à la solidité de la muraille. »

La plate-forme dont parle M. Stewart est taillée dans le roc, et appelée aujourd’hui Tchil-minar. Ce lieu paraît répondre à l’ancien palais de Xerxès détruit par Alexandre.

Cette construction me paraît être de la même espèce que les remparts de Saturnia et de Cosa. C’est, è ma

1 Justin, Hist. liv. XI, cliap. xiv.

connaissance , le premier monument de ce genre observé en Perse; il appuie le passage d’Hérodote déjà cité, et ce monument, joint à son texte, prouve l’origine persane du bas-relief de la porte de Mycènes.

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