‹ Recherches sur les monuments cyclopéens et description de la collection des modèles en relief, composant la galerie pélasgique de la Bibliothèque MazarineChapitre 205 sur 214 · TROISIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

TROISIÈME PARTIE

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Par une lettre du 1 1\ juin 1 808 , adressée à M. Barbie du Bocage, M. Fauvel fait connaître qu’il existe sur deux coteaux du mont Sipylus deux enceintes de villes en construction cyclopéenne bien taillée; sur la continuation de la seconde hauteur, il existe plus de cent tombeaux, dont quelques-uns sont en construction cyclopéenne, les autres en pierres carrées, et tous d’un diamètre qui varie entre vingt et quatre-vingts pieds (six mètres et demi et vingt-six mètres). On croit que le plus grand est celui de Tantale. M. Cousinery, dans une lettre adressée aussi à M. Barbié du Bocage, dit avoir observé des phallus en pierre sculptés sur l’un des tombeaux en construction cyclopéenne.

La ville de Sipylus, celle de Magnésie, et dix autres villes aussi remarquables, furent englouties et périrent entièrement par suite d’un tremblement de terre arrivé

1 Pausanias, liv. t, chap. xxi.

sous le règne de Tibère, comme nous le dit le texte suivant :

Eodem anno claodecim célébrés Asiæ urbes collapsæ nocturne) motu terræ . Neejue solitum in tali casu effucjium

subveniebat in aperta prorumpendi, cjuia diductis terris hauriebantur. «Dans la même année, douze villes cé- «lèbres d’Asie furent renversées par un tremblement

« de terre , qui eut lieu durant la nuit Au sein

«de cette catastrophe, on ne put pas, comme c’est la «ressource ordinaire en pareils événements, se sauver « dans la campagne : la terre ouvrait de toutes parts « des abîmes L »

Selon les marbres d’Arundel, les Magnésiens juraient par la Mère Sipylienne.

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