‹ Recherches sur les monuments cyclopéens et description de la collection des modèles en relief, composant la galerie pélasgique de la Bibliothèque MazarineChapitre 25 sur 214 · PREMIERE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIERE PARTIE

«espèce de construction se trouve confirmée en Italie «par le parallèle des monuments grecs.

« 3° Que cette construction cyclopéenne n’étant point «originaire de 1 Egypte, où elle ne se trouve pas, la « comparaison des monuments de la Grèce où elle se « trouve doit faire conjecturer qu’ils sont d’une époque « antérieure à l’arrivée des colonies égyptiennes sur le « sol grec.

« k° Que les Grecs primitifs paraissent avoir em- « prunté des Égyptiens le système de construction par « assises horizontales et régulières, mais que la construc- « tion cyclopéenne par blocs polygones irréguliers est « la seule que l’on puisse considérer comme proprement « et originairement grecque.

« 5° Que, tous les caractères de cette même construc- « tion ayant été observés dans les ruines de plusieurs an- « tiques monuments militaires situés hors de la Grèce «et de l'Italie, on peut, en suivant leurs traces, fonder «de nouvelles conjectures sur les rapports que les « Grecs primitifs durent avoir avec ces contrées.

« 6° Que ces monuments attribués sans fondement «aux Etrusques, aux Lalins, aux Romains * même aux « Goths et aux Sarrasins , étant comparés avec les mo- « numents dont l’époque est bien déterminée par l’bis- « toire , peuvent jeter de grandes lumières sur tous ceux «de même nature dont l’origine et la date sont encore « incertaines.

«La classe des beaux-arts de l’Institut national, ré- « férant à la classe d’histoire et de littérature ancienne «le soin de prononcer sur les conséquences historiques

MONUMENTS GYCLOPÉENS.

« auxquelles cette théorie peut donner lieu , et ne l’en- « visageant que sous les rapports qui peuvent intéresser « l’histoire de l’art, croit ne devoir discuter que les «points pour ainsi dire matériels des constructions qui « constituent la preuve du fait.

« Il ne s’agit plus de décider si ces constructions en « grands hlocs de figure polygone irrégulière sont ditfé- « rentes de celle que Vitruve décrit sous le nom d’irc- « certain, et si elles sont absolument les mêmes que « dans les forteresses les plus anciennes de l’Italie et de «la Grèce.

«La classe des beaux-arts a reconnu que l’auteur « est le premier qui ait mis hors de doute ces deux «points importants pour l’histoire de l’art, et qui ail « démontré que ces deux espèces de construction sont « d’une nature essentiellement différente.

« Mais il s’agit de savoir si , dans la contrée qu’il a «observée, ces monuments remontent réellement aux « époques reculées qu’il leur assigne , ou si l’usage de « cette manière de bâtir ne se serait pas perpétué par « imitation jusqu’aux siècles mêmes des monuments ro- « mains ; enfin si , supposant contemporains l’usage et le «mélange de deux constructions très-diverses, cette pos- «sibilité ne jetterait pas quelques doutes sur les con- « séquences historiques que l’auteur fait dériver des « caractères différentiels des deux espèces de construc- «tion auxquelles il rallie les monuments militaires de « l’antiquité.

« La classe des beaux-arts de l’Institut national , dé- «siranl procéder avec la maturité qu’il convient d’ap-

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