PREMIÈRE PARTIE
«de villes grecques, dessinées dans le pays par M. Fau- «vel (actuellement coi'respondant de l’Institut national « et vice-commissaire des relations commerciales à «Athènes), ont offert la même espèce de construction, «la même grandeur dans les blocs, la même disposi- « tion militaire que celles des villes d’Italie. Le rapport « se termine ainsi :
«Vos commissaires jugent cpie M. Petit-Radel a éten- « du et fortifié les preuves qu’il n’avait qu’ébauchées et « seulement indiquées dans le mémoire précédent. Si « les développements qui lui restent encore à nous don- « ner pour mettre le complément à son travail achèvent « d’entraîner les suffrages des savants , et leur font adop- « ter sa théorie comme une vérité démontrée, il lui sera « permis de se Jlatter d'avoir fait en histoire une découverte « véritablement digne d’occuper une place dans le tableau des « progrès des sciences humaines.
« L’analyse de ce rapport fut publiée dans la notice « des travaux de la classe pendant le dernier trimestre «de l’an 1802. Animé par ces encouragements, M. Petit- « Radel a depuis continué sans relâche ses travaux et ses «correspondances littéraires avec les savants de l’Italie ; « M. le duc de Sermonetta, don Francesco Caetani, «prince de Caserta, â qui Rome doit l’établissement «d’un observatoire et d’une académie des sciences phy- « siques, s’est réuni avec M. d’Agincourt, savant fran- « çais , établi à Rome depuis trente ans, pour seconder « l’auteur dans ses recherches les plus actives. Ils lui «ont même adressé à ce sujet des actes de notoriété «publique, .011 plusieurs monuments de construction
«cyclopéenne se trouvent décrits et mesurés par des « experts.
« Des modèles en relief pouvant contribuer à rendre «les démonstrations plus sensibles, M. Petit-Radel s’est « appliqué à faire exécuter de cette manière , et d’après « des dessins très-exacts, la série des monuments sur les- « quels il appuie les points fondamentaux de sa théorie. «Après avoir déposé ces modèles à l’Institut national, «il s’est présenté de nouveau, le k novembre i8o3, à «la classe d’histoire et des langues anciennes, et, le 3 «décembre i8o3, à celle des beaux-arts, pour discuter « dans un travail très-étendu les divers points de sa «théorie en présence, pour ainsi dire , des monuments.
« Une telle suite de travaux employés à rechercher et «à comparer les rapports que des objets aussi grands , «aussi nombreux, peuvent avoir avec les siècles incon- « nus de l’histoire, ont autorisé l’auteur à espérer d’avoir « prouvé :
« i° Que sur les sommets de la partie de l’Apennin « située entre le Tibre et le Liris , dans la même contrée « où Denys d’Halicarnasse rapporte que les premières « colonies grecques fortifièrent beaucoup de citadelles , « il en existe encore dont la construction doit remonter « à ces époques reculées.
« 2° Que le caractère particulier de construction qui « les distingue des monuments militaires étrusques ou «doriens, ayant été reconnu aussi dans les antiques for- «teresses encore existantes de la Grèce, et les mêmes « qui ont été désignées par les auteurs sous le nom de «construction cyclopéenne, l’origine grecque de cette