TROISIÈME QUESTION
« Lorsque, dans une construction quelconque, ces deux u genres de construction se trouvent réunis, quel ordre ob- « serve-t-on dans leur disposition respective ; c’est-à-dire . « quelle est celle qui sert de fondement à l’autre, ou qui, dans « tout autre mélange occasionné par des restaurations , porte nie caractère d’une plus grande ancienneté?
«Ces trois questions sont suivies de quelques déve-
«loppements des points principaux à considérer, de la « note des principaux monuments à examiner, et enfin , « les savants , artistes et voyageurs sont invités à adres- « ser leurs observations à l’Institut national de France, « par la voie des légations. »
Durant la même année 1 8o4 , et sous le même point de vue , l’académie des Lincei de Rome faisait distribue! dans toute l’Italie une feuille ayant pour titre : Invito acjli amatori delle belle arti e dette antichità (Invitation aux amateurs des beaux-arts et des antiquités), dont voici la traduction :
«Un antiquaire ultramontain (c’est un habitant de «Rome qui parle) ayant observé en diverses villes «d’Italie plusieurs murs anciens, qui jusqu’à présent «sont qualifiés, d’après Vitruve , d 'opéra incerta, c’est-à- « dire composés de petites pierres unies entre elles avec «de la chaux (c’est ce que montrait la construction « que le chevalier d’Agincourt avait gravée de sa propre «main en tête de la feuille); le même ultramontain « ayant encore observé d’autres murs antiques cons- « traits en blocs de figure carrée ou parallélogramme, « que l’on considère ici comme des constructions latines «ou romaines; enfin cet antiquaire en ayant observé «d’autres composés de gros blocs taillés en poly- «gones irréguliers, il est vrai, mais tellement ciselés «et bien travaillés, qu’ils se combinent et s’unissent «entre eux sans avoir exigé l’emploi d’aucun ciment, « comme on le voit dans la gravure ; ayant, de plus, ob- « servé que les villes ainsi bâties sont considérées par «les historiens comme étant d’une fondation très-an-