DEUXIÈME PARTIE
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et c’est le seul que je réclame, d’avoir rendu son vrai nom à la construction cyclopéenne, d’avoir démontré quelle est identique dans la Grèce et l’Italie, et de l'avoir rattachée à son origine reconnue h
Don Pedro Marquez, architecte mexicain, auteur d’un livre intitulé Des maisons de campagne de Pline le jeune, et don Pedro Velasquez, architecte espagnol, pensionnaire du roi d’Espagne, étaient avec moi dans ma première excursion au mont Circé; le premier me dit qu’il trouvait beaucoup de ressemblance entre les anciens monuments du Pérou et ceux qui étaient sous nos yeux, et que je reconnaissais pour cyclopéens.
M. Scrofani, voyageur sicilien, dessine la vue de Nauplia et de la Palamide; son dessin nous offre la construction cyclopéenne. Présenté longtemps après à l’Institut de France, ce dessin a prouvé que le voyageur Fourmont avait rendu fidèlement les mêmes murs dans la perspective qu’il donna de ce lieu en iy3o.
M. Séroux d’Agincourt, antiquaire français, fut le premier à qui je révélai ma découverte à Rome; il combattit d’abord mes idées, mais en devint ensuite un des plus zélés défenseurs. Il m’a envoyé successivement de précieuses observations dans sa fréquente
1 Voyez l’histoire de la Découverte, première partie.
correspondance. Voici ce qu’il dit relativement à ma théorie dans son Histoire de la décadence de l’art, publiée en 1823 1 :
«Les bornes que je me suis prescrites m’interdisent « de remonter aux constructions des temps les plus re- « culés de l’histoire, et par conséquent de parler de ces « murs cyclopéens dont les énormes matériaux et l’in- «génieux assemblage étaient déjà si dignes de fixer «l’attention des antiquaires, lorsque M. Petit-Radel, «savant français, que j’ai vu pendant plusieurs années « livré à la recherche et à l’étude de ces singuliers mo « numents , en a tiré un parti tout nouveau pour l’ex- « plication d’un grand nombre de points aussi obscurs « qu’importants de l’histoire et de la chronologie des «temps anciens. Sans doute ce beau travail, dont il a « établi les bases avec tant de perspicacité pendant son «séjour à Rome, et qu’il a depuis mis tant de cons- « tance à étendre et à compléter, ne tardera pas à être «livré au public.»
MM. Larcher, de Sainte-Croix, Visconti, Gossellin et Ameilhon, membres de l’Institut de France, auxquels, à mon arrivée à Paris, je communiquai mes idées sur les constructions cyclopéennes, les approuvent et m’engagent à rédiger sur cette matière des mémoires pour en faire la lecture à l’Institut.