DEUXIÈME PARTIE
quent leurs notes à leur passage à Paris; ils m’étaient adressés par mon ami d’Agincourt, pour que je leur montrasse la collection de mes monuments.
M. Micali, antiquaire de Florence, dans son ouvrage intitulé : L ltalie avant la domination des Romains, donne, dans son atlas, Tes dessins étrusques des murs de Rusella, de Populonium, de Volterra, de Fiesole; il y donne aussi une esquisse du mur de Cosa , choisi dans une partie qui présente la construction pélasgique, dont la ruine a été restaurée en matériaux placés par lits horizontaux d’une taille parfaitement conforme à celle des murs étrusques représentés dans les autres planches du même ouvrage. II donne enfin le dessin d’une porte des murs de l’acropole de Segni absolument semblable, ainsi que la partie du mur d’enceinte dessinée sur le mont Circé dont il sera parlé ci-après. M. Micali 1 prétend que l’opinion qui me fait attribuer aux Pélasges l’origine des monuments cyclopéens de l’Italie manque de fondement. U croit que ces constructions sont le résultat du perfectionnement progressif des arts chez les peuples contemporains et voisins des Romains. Il a été répondu avec détail à ces objections dans le Moniteur universel de i 8 1 2 , n° î i o.
M. Sickler, littérateur saxon, écrit que mon opinion sur l’origine pélasgique des constructions cyclopéennes est absolument erronée. Il lui a été de même répondu dans le numéro du Moniteur que je viens de citer.
1 Dans sa note relative à la planche 10 du tom. Ier de son ouvrage.
MM. Feodor, Gmellin, Reinhart, artistes allemands, voyageurs en Grèce et en Italie, sont cités par M. Sickler, dans le Magasin encyclopédique, comme partageant ses opinions contre ma théorie.
M. Millin, de l’Institut de France, publie, dans son Magasin encyclopédique1, la première lettre de M. Sickler, et ensuite toutes les opinions opposées à ma théorie.
M. le baron de Gérando, de l’Institut de France, m’adresse le dessin d’un mur de la ville de Spoleto, dans lequel on voit un ouvrage romain en pierres parallélipipèdes , portant l’inscription du magistrat qui le fit construire, et, sous ce mur, quelques assises, de hauteurs inégales, d’une construction cyclopéenne.
M. Fontana, professeur à Spoleto, a fait le dessin de cette substruction , et il y a joint quelques explications.
Le docteur Philippe Petit-Radel, mon frère, passant à Spoleto , vérifie et constate les observations faites sur les murs de cette ville; il observe aussi les murs antiques de Fundi, et fait mention des uns et des autres dans son Voyage en Italie, publié en 1 8 1 5 2.
M. le comte de Lasteyrie, de l’Institut de France, me fournit les dessins d’un mur de Saturnia , ville de fondation pélasgique, et d’un mur de Cosa, ville aussi reconnue pour pélasgique, aujourd’hui appelée Ansidonia. J’ai fait exécuter ces deux dessins en relief; ils sont décrits et expliqués ci- après.
M. Fourcade, consul français à Sinope de Pont,
1 Tom. I , pag. 2/1.1 .
2 Ibid. pag. 326, et tome II, pag. 56 1.