‹ Recherches sur les monuments cyclopéens et description de la collection des modèles en relief, composant la galerie pélasgique de la Bibliothèque MazarineChapitre 51 sur 214 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

communique à l’Institut ses recherches et ses observa tions sur les monuments cyclopéens qu’il a reconnus dans les constructions maritimes de cette ancienne ville, ainsi que dans celles d’Amisus. Il a aussi remarqué que les tombeaux des plus anciens rois de la contrée sont de cette même construction. Il en dit autant des tombeaux qu’il a vus dans la Crimée.

M. le vicomte de Chateaubriand, de l’Institut de France, visite et reconnaît les ruines cyclopéennes de My cènes, qu’il décrit dans son Itinéraire de Paris à Jérusalem b

M. le colonel Vialla de Sommières a observé des ruines de constructions cyclopéennes au Monte-Negro, près de Scutari, et il les décrit dans son Voyage historique et politique au Monte-Negro.

M. de Jassand , vice-consul à Smyrne, me communique le dessin de la construction régulière de la porte et du mur de Priène, en Asie Mineure. Il y joint le dessin du mur de la ville de Mélos, dans lequel on observe qu’une construction semblable est établie sur un soubassement de construction cyclopéenne.

M. Brianchon , capitaine d’artillerie , fait des observations sur des portions de murs antiques à Tolède, en Espagne, dont la construction pourrait bien appartenir au même style cyclopéen que celui des murs que l’on a découverts depuis peu à Sagonte.

1 Tom. I, pag. ia9-i33.

M. Depping, littérateur français, dans son Histoire générale d’Espagne, fait mention des restes de constructions cyclopéennes à Tarragone, et les envisage sous le point de vue de ma théorie.

M. Gibert, membre de l’Institut de France, dans son Prospectus raisonné, ou Aperçu d’un nouveau système des temps qui concilie la chronologie des trois textes de l’Écriture sainte, et par suite celle-ci avec celle des traditions profanes, cite les principes de ma théorie historique qu’il trouve être en rapport avec ceux qu’il adopte dans son ouvrage.

MM. Dufourny, Heurtier, Quatremère de Quincy et Visconti sont de nouveau désignés par la classe des beaux-arts de l’Institut pour examiner jusqu’à quel point M. Sickler pouvait se croire fondé à publier que Y incertum et l 'emplecton dont parle Vitruve ne sont autre chose que des constructions connues de nos jours sous la dénomination de monuments cyclopéens. Après une discussion étendue sur la matière, M. Visconti conclut «que, les passages de Vitruve indiqués par M. Sickler « ne pouvant se rapporter aux mêmes constructions «gigantesques sur lesquelles M. Petit-Radel a fixé de- « puis plusieurs années l’attention des artistes et des «antiquaires, les opinions et les conjectures de ce der- « nier ne peuvent recevoir aucune atteinte de ces pas- « sages. » Ce rapport a été imprimé dans le Moniteur, en 1 8 1 2 , n° i i o.

M. Martin, capitaine du génie, lève le plan du mont

Page 1