‹ Recherches sur les monuments cyclopéens et description de la collection des modèles en relief, composant la galerie pélasgique de la Bibliothèque MazarineChapitre 59 sur 214 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

mit tant d’activité dans ses investigations, qu’au commencement de 1821 il avait dessiné treize vues de monuments de la Sardaigne, prises à la caméra lacida. Il confia aussitôt ces dessins cartonnés et scellés de son cachet à un courrier qui lui paraissait présenter la garantie la plus sûre pour me les remettre ; mais ils ne me sont jamais parvenus, par suite, soit de la négligence, soit de la mauvaise foi du courrier. Quelques années après, M. de la Marmora, étant venu à Paris, m’apprit qu’il avait envoyé des dessins et comment ils s’étaient perdus. Il s’empressa de m’en donner quelques copies qu’il avait destinées à des amis, et, à son retour en Sardaigne, il fit de nouveaux dessins qui, joints à ses notes, m’ont servi pour composer ma Notice sur les nuraglies. Rien n’égale la complaisance et l’activité qu’a mises M. de la Marmora à me donner tous les détails nécessaires sur ces étonnantes constructions dont personne jusque-là ne s’était occupé. Par suite de ces recherches attentives et de ces découvertes, il paraît que le nombre des nuraglies de la Sardaigne s’élève au moins cà six cents.

M. Millier, architecte allemand, publie à Berlin une Histoire de l’art de bâtir chez les anciens, dans laquelle il mentionne les constructions cyclopéennes.

M. Hirt, architecte allemand, publie, dans la même ville, une nouvelle édition de son Histoire de l’art de bâtir chez les anciens, dans laquelle il dit que les constructions cyclopéennes ont été ainsi nommées parce que les Pélasges les faisaient exécuter par une caste de mineurs. «On sail , dit-il, qu’en s’enfonçant dans les

« entrailles de la terre les mineurs portent une lampe « qui est leur œil unique , et de là leur vient le nom « de Cyclopes. » Cette explication de M. Hirt est tout à fait arbitraire , il lui serait impossible de l’appuyer d’un seul texte ancien.

M. Robert YValpole , voyageur anglais, publie à Londres ses Voyages en diverses contrées de l’Orient, dans lesquels il cite 1 l’inscription de Midas en lettres pélasgiques 2.

M. -Jomard , de l’Institut de France , m’écrit pour me demander des notes sur les publications qui ont été faites relativement aux monuments cyclopéens, afin de les adresser à la Société asiatique de Calcutta, et d’engager par là cette Société à faire des recherches dans l’Inde.

M. Wittington, voyageur anglais, observe à Pathmos une acropole située au-dessus de l’isthme qui sépare les deux parties de file. C’est une construction en blocs réguliers et semblables à ceux qui ont été employés à l’acropole de Samos, excepté que les blocs, au lieu d’être calcaires, sont d’un porphyre grossier qui se trouve dans l’île 3.

M. Christian Müller, voyageur allemand, publie à Leipsick la relation de ses voyages sous ce titre : Voyage

1 Pag. 207.

2 Voir le Journal des Savants, novembre 1820.

5 Journal des Savants , octobre 1820.

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