‹ Recherches sur les monuments cyclopéens et description de la collection des modèles en relief, composant la galerie pélasgique de la Bibliothèque MazarineChapitre 61 sur 214 · DEUXIEME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIEME PARTIE

qu’il croit convenable de faire, en plusieurs lieux de l’Asie et de la Grèce, pour les compléter.

M. Fosbroke, antiquaire anglais, est cité dans le meme journal b pour avoir, dans son Encyclopédie des antiquités, donné un chapitre sur l’architecture cyclopéenne.

M. Hamilton, antiquaire anglais, est aussi mentionné dans le même journal, pour avoir établi dans son Archéologie une division des différents styles de construction cyclopéenne.

M. Gustave Hænel, professeur de droit à l’université de Leipsick, voyageant alors en Italie, visite Cortona, Cori, Norba, Sermonetta, Arpino, Alatri, Ferentino, Palestrina. A Cortona, ce voyageur a vu les anciens murs, et il a observé particulièrement la porte qui regarde l’orient, à droite et à gauche de laquelle il a vu le mur formé de deux constructions différentes, dont la plus basse est en pierres oblongucs, assemblées irrégulièrement. A Norba, il a reconnu trois enceintes distinctes : la première , qui est la plus voisine du pied de la montagne, est formée de gros blocs arrondis, incontestablement cyelopéens, interrompus par des restaurations antiques en pierres régulières et de construction romaine. Dans la partie qui regarde la Norba moderne, il y a une très-grande porte à linteau plat, et (pii s’unit des deux côtés à la muraille. Les débris de la deuxième enceinte, plus élevée, soûl de style cyclo-

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péen. La troisième, qui forme l’acropole, est en pierres brutes arrangées : elle forme une enceinte qui domine le précipice au-dessus des Marais Pontins , et c’est dans cette dernière enceinte que se trouve l’emplacement très-distinct des temples.

M. Klentze, antiquaire allemand, insère dans le t. III de l'Amalthea, recueil péi'iodique imprimé à Leipsick, un article où il s’étend beaucoup en recherches sur les Gyclopes, et dans lequel il s’exprime ainsi 1 : «Il faut «donc convenir que les murs, en forme de polygones «irréguliers, assemblés sans ciment, dispersés sur une « grande partie de l’Europe méridionale , dans l’Archipel «et dans l’Asie Mineure, sont l’ouvrage de ces anciens «Cyclopes ou Tyrrhéniens pélasgiques; assertions déjà (( démontrées en partie par les recherches de MM. Petit- «Radel et Dodwell, de madame Dionigi, etc »

A la page io5, M. Klentze, continuant le même sujet, s’exprime de manière à faire entendre qu’il n’a pas bien saisi la distinction des temps, ni l’époque de l’introduction en Grèce de la construction en assises horizontales. «On voit encore aujourd’hui, dit-il, les « constructions polygone et horizontale à l’acropole de « Mycènes, dont les murs et la fameuse Porte aux Lions ('. furent , d’après le témoignage exprès de Pausanias , « attribués aux Gyclopes. La plus grande partie des murs «mêmes sont construits en polygones, et la porte,

«ainsi que les murs qui y sont joints, se trouvent être « en construction horizontale. M. Dodwell , l’un des « investigateurs les plus actifs et des plus chauds par- « tisans du système cyclopéen de M. Petit-Radel, est « obligé de convenir que la construction irrégulière « ainsi que la perpendiculaire ont existé en même temps « chez les Cyclopes. »

M. le chevalier Giuseppe Manno, antiquaire italien, publie le tome Ier de son Histoire de Sardaigne, dans lequel, parlant des monuments cyclopéens de cette île, il les attribue à des colonies orientales.

M. lxœhler, membre de l’Académie de Pétershourg, y lit, à la séance du 3i août 1825, un Mémoire où se trouve la description du temple d’Achille à Leucé , île de la mer Noire. «Ce temple, dit l’académicien russe, « ainsi que les restes des anciens édifices de Leucé , sont « construits avec de très-grands blocs de pierre calcaire «ordinaire, de couleur blanchâtre, grossièrement tail-

«lés, et placés les uns sur les autres sans ciment

« Ces ruines ressemblent , dit ailleurs M. Kœhler, â celles « d’un édifice que j’ai rencontré dans le voisinage et à « l’ouest du couvent de Saint-Georges; elles ont aussi beau- « coup d’analogie avec une ruine de figure conique que «Pallas décrit et dont il donne le dessin et les dimen- «sions; il 11e reste de cette dernière que deux couches «formées de très-gros blocs grossièrement taillés , d’une

«pierre calcaire, jaunâtre et dure Je ferai, conti-

«nue-t-il, dans une autre occasion, la description de « plusieurs grandes ruines qui se voient dans la Tauride; «comme le temple d’Achille de file de Leucé et les

umonuments cités, elles sont d’une antiquité très-recu- «lée et d’une architecture cyclopéenne. »

M. Mimaut, antiquaire français, ancien consul de France à Cagliari, publie un ouvrage intitulé : La Sardaicjne ancienne et moderne, dans lequel il m’attribue l’honneur d’avoir porté la lumière sur l’origine des monuments de cette île, par mes observations sur les constructions de la haute antiquité b

M. Gossellin, de l’Institut de France, accepte la dédicace de ma Notice sur les nuraghes de la Sardaigne, et m’écrit plusieurs lettres pour me témoigner qu’il partage absolument toutes les idées émises dans cet ouvrage. Ce savant a déjà été cité en 1800 , pour avoir, l’un des premiers, goûté ma théorie historique; ce fut lui qui présida, le 3 juillet 1807, la séance publique et générale de l’Institut, dans laquelle je lus les premiers résultats de mes recherches en Italie.

M. Vergez, officier français, observe la construction cyclopéenne à Nauplia, dans la partie de la ville qui avoisine la mer. Je dois ce renseignement à M. Pouqueville.

M. le chevalier de Bronsted , correspondant de l’Institut de France à Rome, m’adresse quelques observations

1 M. Petit-Radel venait à peine de fermer tes yeux, qu’une mort soudaine et prématurée enlevait à ta science M. Mimant, au moment où, de retour d’Egypte, il allait enrichir son pays d’un nouveau tribut de ses laborieuses recherches et de ses précieuses découvertes.

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