DEUXIEME PARTIE
une foule de renseignements positifs qu’il s’est procures durant ses voyages; ils m’ont été doublement précieux pour compléter les notes des autres voyageurs, et pour appliquer ma théorie aux contrées asiatiques.
M. Barrois, membre de la Chambre des Députés, reconnaît, durant son voyage en Orient, des constructions cyclopéennes dans l’Arcadie et l’Attique; il me transmet le détail de ses observations dans une lettre datée du 28 juin.
M. de Stendal mentionne , dans l’ouvrage publié sous le titre de Promenades de Rome 1, les monuments cyclopéens de l’Italie , qui lui furent indiqués par mon correspondant et mon ami M. Dodwell.
L’Institut de correspondance archéologique de Rome devient le centre des recherches qui se font en Italie relativement à la théorie pélasgique, et son Bulletin est le dépositaire général des découvertes qui en sont le résultat.
M. Abel Blouet, architecte français, ayant suivi l’armée expéditionnaire de Morée, m’apporte, à son retour, ses dessins des monuments pélasgiques de Sicyone, d’Argos, de Mycènes, de Scillonte, de Sparte et de l’Ithôme de Messène.
M. Quinet, voyageur français, observe aussi divers monuments cyclopéens pendant la même expédition.
M. le comte de Las-Cascs, dans son Atlas élémentaire géographique, historique, chronologique et généalogique2, s’exprime en ces termes :
1 Paris, 1829.
1 Paris, 1829; carte n° 1.
«M. Petit-Radel , par sa découverte heureuse des u constructions cyclopéennes, poursuivie depuis avec ie « plus grand succès dans le monde savant, jette un grand «degré d’intérêt sur les premiers temps de la Gi’èce, « dont l’authenticité se trouve aujourd’hui pleinement (( confirmée par le témoignage même des monuments « existant encore à présent.
« Il est bien à désirer que les ouvrages auxquels l’idée « mère de M. Petit-Radel a donné lieu soient bientôt « suivis du sien , qui doit en être l’ensemble et le com- « plément. »
M. Virginio Vespignani, artiste italien, dessine, pour M. Dodwell, les monuments de la Sabine b
M. Qrinoli, antiquaire italien, observe à Gesi, en Ombrie , un mur en gros blocs parallélipipèdes sur lequel on voit un phallus sculpté en relief2.
M. Henry Edward Fox, voyageur anglais, démontre l’origine pélasgique des Samnites; il me donne, en passant à Paris, les dessins de la Via Salaria, des murs de Rusella, de Bovianum, de Saturnia et de Luco.
M. Christophe Words-Worth , voyageur anglais, associé du collège de la Trinité de Cambridge, fait des recherches en Grèce et dans les îles environnantes, dans l’intérêt de la théorie pélasgique ; il visite , étudie et dessine un assez grand nombre de monuments cyclopéens et m’en envoie les dessins accompagnés de notes.
1 Bulletin de l'Institut archéologique de Borne , mars i83o.
2 Id. ibid.