‹ Recherches sur les monuments cyclopéens et description de la collection des modèles en relief, composant la galerie pélasgique de la Bibliothèque MazarineChapitre 8 sur 214 · X.WIII · texte numérisé non relu

X.WIII

XXXV11. Notice sur les listes manuscrites de licence de la Faculté de théologie de Paris, depuis l’an 1876 jusques et y compris Van i6o4-

Le docteur de Sorbonne, toujours attaché par ses sou venirs à la savante maison où il avait pris son premier titre littéraire, recueillait tout ce qui avait rapport à son histoire; il se regardait comme un des fds derniers survivants de cette société vénérable, dont il a retracé les origines dans les articles de Robert de Sorbonne et de Guillaume de Saint Amour, qui se trouvent dans le tome XIX de l’Histoire littéraire de la France.

Cette notice, accompagnée de la liste des licenciés, fut lue à l’Académie des inscriptions et belles-lettres, le 12 novembre 1819.

Pendant les années 1820, etc., jusqu’à 182 G, l’auteur lut aux diverses séances de l’Académie dont il était membre douze mémoires, qui ont formé les deux ouvrages suivants.

XXXVIII. Notice sur les nuraqh.es de la Sardaiqne , considérés dans leurs rapports avec les résultats des recherches sur les monuments cyclopéens ou pélasgiques ; in-8°, avec deux planches. Paris, 182 G.

Cette notice est précédée d’une lettre dédicatoire adressée à M. Gossellin, de l’Institut de France, ami de l’auteur et partisan de sa théorie pélasgique. Il avait présidé, en 1807, séance publique et générale de l’Institut, dans laquelle M. Petit-Radel lut les premiers résultats de ses recherches sur les monuments cyclopéens de l’Italie. L’au teur y rend compte à son ami de ses travaux successifs depuis cette séance jusqu’au moment où il écrit, pour le développement de sa théorie. Cet ouvrage est accompagné de notes et de citations nombreuses.

NOTICE

« Les nuraghes ou noraghes de la Sardaigne , dit le savant "antiquaire, sont des monuments ayant environ quinze à « seize mètres de hauteur, dans leur état d’intégrité, sur un «diamètre de vingt-neuf mètres, mesurés de dehors en «dehors, à la hase du terre-plein sur lequel les plus con « sidérables sont fondés. Le sommet de ceux qui ne sont «point ruinés se termine en cône surbaissé; et, dans ceux « que le temps a tronqués à leur sommet, la courbure exté « rieure de la bâtisse existante doit faire supposer qu’ils « étaient jadis couronnés de la même manière et dans les « mêmes proportions que ceux qui se trouvent encore dans «un état de conservation; ce qui n’est pas très-commun. » (Page 32. )

L’auteur regarde les nuraghes comme des monuments cyclopéens, qui furent fondés en Sardaigne par une colonie pélasgique sous la conduite d’Aristée , deux siècles environ avant la guerre de Troie; et il croit que leur nom dérive de Norax, autre conducteur de colonies pélasgiques, qui, selon Pausanias (liv. X, chap. xvn), fit des établissements dans l’île de Sardaigne.

On trouve une analyse détaillée de cet ouvrage dans le Moniteur universel, numéro du 29 décembre 1826, faite par M. Landresse.

XXXIX. Examen analytique et tableau comparatif des synchronismes de l'histoire des temps héroïques de la Grèce; in-4°, avec un grand tableau. Paris, Imprimerie royale,

Ce tableau et l’ouvrage qui lui sert de texte explicatif sont le résultat des études et des recherches que M. Petit Rade! a faites sur les Pélasges. Les dynasties des anciens rois de ce peuple, que l’histoire a ensuite appelé grec, y

SUR M. PET1T-RADEL

sont tracées pendant la durée de huit siècles, avec leurs alliances et leurs filiations, les fondations de leurs villes, de leurs colonies, leurs combats et leurs traités. Rien, dans ce travail, n’est hasardé , systématique, ni arbitraire , mais tout y est fondé sur le témoignage des plus anciens historiens de la Grèce et de l’Italie.

M. Saint-Martin, de l’Institut, consacra dix pages du Journal des Savants (année 1828, p. 338-348) à faire fana lyse et à rendre compte de cet ouvrage. Voici quelques lignes tirées de cet article de critique :

«Un coup d’œil jeté rapidement sur le tableau dont je « viens de m’efforcer de donner une juste idée fera com- « prendre sans peine l’étendue et la difficulté d’une telle « entreprise ; elle ne fait pas moins d’honneur à la persévé- « rance qu’à la science de son auteur. Ce n’est qu’après des « recherches sans nombre , un dépouillement complet des « monuments de l’antiquité, beaucoup de tâtonnements et « des combinaisons souvent multipliées et souvent infruc- « tueuses, qu’il a pu arriver à une rédaction ou plutôt à une « disposition définitive.

Le Journal des Débats du 6 juin 1828, parlant du même travail , s’exprime eu ces termes :

« Cet ouvrage est un des plus remarquables que l’érudition « française ait produits dans ces derniers temps. Ceux qui n’y " verraient qu’une discussion savante appliquée à quelques « points obscurs de l’histoire ancienne de la Grèce, n’en au- « raient saisi que le côté le moins important. Il s’agit au fond, dans cet intéressant travail, de déterminer le degré « de crédibilité des sources où puisèrent les historiens tels « que Denys d’Halicarnasse , les mythologues tels qu’Apollodore. Le tableau des synchronismes, qui forme en réalité la partie fondamentale de l’ouvrage (et qui, pour le dire

XXX YI

NOTICE

« en passant, est un chef-d’œuvre d’exécution Lypographi- « que), offre un moyen commode, sûr, et pour ainsi dire « géométrique , de vérifier la certitude des dates , des événe- « ments et la descendance généalogique de la plupart des « personnages dont il est fait mention, dans les souvenirs « de l’histoire héroïque. Un tel ouvrage n’est pas seulement « utile aux savants qui s’occupent de recherches de haute « critique; c’est le manuel indispensable de tous les pro- « fesseurs qui sont appelés à expliquer à la jeunesse les « antiques traditions de cette terre classique. »

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