‹ Recherches sur les monuments cyclopéens et description de la collection des modèles en relief, composant la galerie pélasgique de la Bibliothèque MazarineChapitre 80 sur 214 · TOMBEAU D’ELPÉNOR, AU MONT CIRCÉ · texte numérisé non relu

TOMBEAU D’ELPÉNOR, AU MONT CIRCÉ

Exécuté d’après les dessins de MM. Dodwell et Grongnet.

T{j[xSov %evctvTss, xal èitï GTij'kviv èpvtmvrss ïbji;cifxev dxpo-râTCf) t (ipëw eiifjpes èpeTpôv.

Ayant élevé un tertre surmonté d’un cippe, nous plaçâmes au sommet une rame travaillée artistement1

Homère, Odyss. liv. XII, v.

At miser Elpenor, tecto delapsus ab alto,

Occurrit régi debilis umbra suo.

Et le malheureux Elpénor, tombé d’un toit élevé, se présente à son roi comme une ombre sans force b

Neve gradus adeas Elpenore cuutius altos,

Vimque feras vini quo lu ht ille modo.

Plus prudent qu’Elpénor, ne montez pas au haut de la maison , de crainte que , dans votre ivresse, vous n’éprouviez le même sort que lui 1 2.

Sorte sumus lecti : sors me .Jidamque Polyten, Eurylochumque simal, nimiique Elpenora vini.

Bisque novem socios Circæa ad mænia misit.

Quœ simul attigimus, stetimusque in limine tecti,

Mille lupi, mixtœque lupis ursæque leæque,

Occursu fecere metum; sed nulla timenda, etc.

On laisse au sort le choix de ceux qui devaient être envoyés, et nous partîmes ainsi pour aller vers les murs circéens, moi, le lidèle Polytès , de même qu’Euryloque , et Elpénor trop ami du vin , et dix-huit autres compagnons. A peine avions-nous atteint les murailles et franchi le seuil du palais, que les hurlements des loups , mêlés à ceux des ours et des lions, nous glacèrent d’effroi ; mais nous n’avions rien à redouter, etc. 3.

To Sè K ipxoiïov 3toi\ov[A£vov, eivou fièv axpav zhf ni'Xrfv , Saaelav Sè a(p6Spa , xa) ’éyeiv Spvv xai Sdtyvriv itoKhriv, xoù fj.vppîvriv "héyeiv Se tous èyywplovs , ws èvravOa rj K tpxrj xcnwxei , nai Ssixvvvoti t hv t ou rSknrfvopos rctipov. « On sait « que le mont Circé est un promontoire élevé , couvert « d’épaisses forêts, composées principalement de chênes,

1 Ovide,- les Tristes, hv. III, élég. 4, v. 19.

1 Id. Ibis, v. 487.

3 Id. Métam. hv. XIV, v. 2 53.

Page 1