LUPERCAL DE L’ACROPOLE D’ALATRIUM
Exécuté, comme le précédent, d’après les dessins de MM. Gallet et Le-
sueur; dessiné aussi par Mme Dionigi, MM. Dodwell , Rennenkampf
frères, etc.
et gelida nions trat sub rupe Lupercal,
Parrhasio dictum Patios de more Lycæi.
Et sous une grotte glacée, il lui montre la grotte de Pan, appelée Lupercal, suivant l’usage d Arcadie, qui nommait ce dieu Lycéen \
1 Virgile, Énéide, liv. VIII, v. 343.
In hujus radicibas templain Lycæo, quem Grceci Pana, Romani Lupercum appellant, constituit. « Au pied de cette «montagne (le mont Palatin), il (Saturne) bâtit un «temple à Lycæus, que les Grecs appellent Pan et les « Romains Lupercus 1. »
T o S Epptov Sè t o dyaXfjLct , ov oi rainp Ttspiaaws créêovcnv, opsôv êtmv aiSoïov ênt) t oîj fidOpou. « L’Hermès que ceux « de Cyllène vénèrent au-dessus de tout est un phallus « debout sur un piédestal 2. »
EXPLICATION DD STMBOLE DES MONUMENTS PELASGIQUES.
L’antiquaire Casaii3 racontait, en 1 6 A A , comment il avait été conduit sur le lieu même, par l’évêque d’Alatri,pour observer un phallus qu’on voit sur le linteau de notre lupercal. Conformément aux préjugés de son temps, comme du nôtre encore, Casaii ne voyait là rien autre chose que les symboles obscènes des priapées libertines de la latinité. Mais , quand on sait que Strabon révélait aux Grecs mêmes que Priape était une divinité nouvelle, qu’Hésiode, antérieur de neuf cents ans, n’avait pas même nommée; quand Hérodote assure que l’ithyphallus était le symbole primitif de la théogonie pélasgique; quand Pausanias nous atteste que les Cylléniens de la primitive Arcadie représentaient l’ancien Hermès sous la forme d’un phallus isolé de toute autre figure; lorsqu’enfin , sur les murs d’Alatrium, ville des
1 Justin, Hist. liv. XLIII, chap. Ier.
2 Pausanias, liv. VI, chap. 26.
:t De profanis Ægyptiorum ritibas, pag. 84.