‹ Recherches sur les MyxosporidiesChapitre 25 sur 87 · SUR · texte numérisé non relu

SUR

LKS MYXOSPORIDIKS.

Pour ce (jui est du développement des spores chez les Thelohcmia , je ne puis <iue rappeler ici les observations que nous avons laites sur ce sujet avec M. Hknnkuuy et que nous avons signalées dans notre mémoire sur ces organismes.

C’est chez la Th. Giardi que nous avons pu étudier la sporulation. On a vu que dans la phase la plus jeune, que nous ayons pu rencontrer, le parasite était représenté par une petite sphère formée d’un protoplasma transparent, à peine granuleux, et assez réfringent. Ce plasma était entouré d’une membrane et renfermait un noyau souvent visible à l’état frais, mais devenant beaucoup plus net après l’action des réactifs. 11 présente d’abord la structure typique d’un noyau au repos.

A un stade ultérieur, on voit la chromatine se disposer en filaments, puis la membrane disparaît et le noyau revêt la disposition connue sous le nom de peloton chromatique. La karyokinèse suit son cours normal: mais nous n'avons pu observer nettement les filaments achromatiques, ce qui tient sans doute d’une part à la petite taille des éléments et, d’autre part aussi, à la nature et aux propriétés optiques particulières du protoplasma.

La division du protoplasma suit de près celle du noyau et, dans l’enveloppe de la sphère primitive, on observe alors deux petites masses nucléécs distinctes. Chacune de celles-ci devenant le siège des mêmes phénomènes de division, on arrive à un stade iv auquel une nouvelle bipartition fait bientôt succéder un stade vin.

La manière dont sont disposées ces huit cellules à l’intérieur de l’enveloppe, n’a rien de régulier: leur forme moine n’est pas constante et varie avec leur arrangement. En général, elle se rapproche d’un tronc de pyramide.

Chacune d’elles va donner naissance a une spore, et à une phase ultérieure, nous trouvons dans l’enveloppe huit de ces éléments (PL IX x fîg. 124).

L’enveloppe a conservé scs dimensions primitives (14 p. environ); elle est tout à fait transparente, très mince, bien qu’on lui reconnaisse facilement un double contour. Quand on la regarde de manière à la voir en coupe optique, en constate qu’elle présente en certains endroits des épaississements bien marqués, au nombre de deux le plus souvent, (fîg. 124 a)

A l'intérieur, se trouvent huit spores qui n'affectent pas de disposition régulière et qui, d’ailleurs, sontloin d’occuper toute la cavité.

La formation de ces spores aux dépens des petites masses plasmiques, est malheureusement impossible à suivre en détail, à cause des dimensions trop exiguës de ces éléments. Cependant, j’ai pu constater souvent, au cours du développement, l’existence, dans le proloplasma, de formations particulières rappelant tout à fait l’apparence du petit bourgeon capsulogène des autres formes. Toutefois, il s’agit ici d’éléments si petits qu’il est difficile de se prononcer.

Quoi qu’il en soit, la vésicule renfermant huit spores représente le dernier stade du parasite au sein des tissus de son hôte.

C’est seulement sous cette forme que nous avons pu observer la Th. octospora et la Th. ContejeanL

Quant au Pleistophora , il se présente, comme on l’a vu, à l’état de maturité avec des caractères rappelant tout à fait ceux des Thelohania . Seulement, ici, les dimensions de l’enveloppe sont plus considérables (30 u) et le nombre des spores est beaucoup plus grand et sujet à de grandes variations ; je n’ai pu suivre en détail les phénomènes de leur développement, mais j’ai observé quelques phases jeunes qui semblent bien prouver qu’il se fait comme chez les Glugea et les Thelohania (PI. ix, fig. 137).

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