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RAPPORTS DU DÉVELOPPEMENT DES MYXOSPORIDIES AVEC LES SAISONS

Les Myxosporidies se montrent-elles plus fréquentes à certaines époques de l’année et leur cycle évolutif est-il en rapport avec les différentes saisons? Il m’est impossible de répondre à cette question d’une façon générale.

SUR LES MYXOSrORIDlES.

D’après Liebericüiin (l), la Gluyea mierospora serait beaucoup plus commune au printemps qu’à l'automne : il l’aurait observée au printemps chez 1/10 des Epinoches examinées, et chez 1/100 seulement à l’automne.

Gabriel signale dans la fréquence du Myxidium [Jchevkühni une certaine périodicité : ce parasite serait surtout répandu à la fin de l’été et en automne; rare en hiver, il devient de plus en plus abondant à mesure qu’on approche du printemps.

Mes observations ne me permettent pas de continuer celles de ces auteurs, et dans l’immense majorité des cas, il m’a été impossible de saisir un rapport quelconque entre les saisons et la fréquence plus ou moins grande de nos parasites ou une phase déterminée do leur évolution.

Je ne connais à cet égard que trois exceptions :

1° Pour le Myxobolus Pfeifjeri ; la maladie qu’il détermine chez les Barbeaux, ne sévit que pendant l’été, de mai à septembre ; mais il ne faut pas oublier que l’infection microbienne joue un rôle important dans la mortalité des animaux atteints et il pourrait fort bien se faire que ce fût elle qui fût soumise à l’influence de la température et de la saison, la présence de la Myxosporidie pouvant passer inaperçue pendant le reste de l’année.

2° Pour les Thelohama ; comme nous l’avons signalé avec M. Henneguy, en 1892, l'influence des saisons est ici manifeste et facile à constater, grâce aux conditions favorables h l’observation que l’on rencontre dans les ruisseaux des marais salants.

Le moment oii l’on trouve le plus de Palémons infestés par la Th. octospora et oii l’infection est portée a son maximum, est la fin de l’été : du 15 juillet à la fin d'août. Pendant le mois de septembre, leur nombre commence à diminuer ; cette diminution s’accentue en octobre et tous les individus contaminés finissent par succomber et disparaître : a partir du 15 novembre, on n'en rencontre plus un seul et cela jusque vers le 15 mars ou les premiers jours d’avril, époque à laquelle la maladie commence à réapparaître.

3° Enfin, pour la Gluyea bombyeis dont le développement suit totalement les phases de celui du Ver à soie.

Mais à part ces cas exceptionnels, je n’ai, je le répète, constaté aucun lien entre les saisons et l’évolution des Mvxosporidies.

P. THÉLOHAN.

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