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CHAPITRE III

Ethnographie des populations indigènes de rÉgypte.

Je me suis trouvé fort embarrassé pour assigner auxpopulations qui habitèrent la vallée du Nil, antérieurement aux Égyptiens^ un nom correspondant exactement à ma pensée. Cette race ne fut probablement pas celle qui, la première, foula le sol égyptien ; elle eut des prédécesseurs. Je ne pouvais donc pas la qualifier d'aborigène, ou d'autochtone; elle n'est pas née dans le pays, elle vint probablement d'autres contrées et bien certainement chassa ou asservit des hommes qui occupaient le pays avant elle.

Je ne pouvais non plus la dénommer nouvelle race, New race^ comme le fait M. W. M. Flinders Pétrie, car nous savons par les études de M. le D*" Fouquet qu'elle était apparentée aux hommes de Gro-Magnon, c'est-à-dire au peuple le plus ancien dont les débris soient parvenus jusqu^à nous, il ne m'était pas possible non plus d'employer le terme de LibyenSy qui impliquerait une origine spéciale, alors que nous n'avons encore aucune raison pour placer le foyer de cette race humaine dans un pays plutôt que dans un autre.

Je me servirai de l'expression indigènes^ bien que ce qualificatif soii inexact; je l'entendrai dans un sens relatif, par rapport aux Égyptiens pharaoniques, mais non pas dans son acception absolue, car nous ne possédons aucun renseignement sur l'origine de ce peuple et sur les populations qui le précédèrent dans la vallée du NiL

Pour les Égyptiens pharaoniques, que j*ai bien des raisons de croire

d'origine asiatique, j'emploierai le nom d'Égyptiens, d'étrangers, d'envahisseurs ou de conquérants.

Fig. 96. — Ivoire à double face. — FI. Pétrie, pi. LIX, fig. i. Nécropole de Toukh

(Négadah).

Fig. 97. — Schiste. — FI. Pétrie, pi. LIX, fig. 2. Nécropole de Toukh (Négadah). Fig. 98. — Ivoire. — id. id. fig. 3. id.

^^ë' 99* ~" Schiste. — id. id. fig. 4« î<ï*

Fig. 100. — Os. — id. id. fig. 5. id.

Fig. 10 1. — Terre cuite À double face. — FI. Pétrie, pi. LIX, fig. 6. Nécropole de

Toukh (Négadah).

Fig. 102. — Ivoire. — FI. Pétrie, pi. LIX, fig. 7. Nécropole de Toukh (Négadah). Fig. io3. — Os. — id. id. fig. 8 A. id.

Fig. 104. — Pâle organique. — FI. Pétrie, pi. LIX, fig. 11, id.

Fig. io5. — Os. — FI. Pétrie, pi. LIX, ûg. 10. id.

Fig. 106. — Os. — id. id. ûg. 8. id.

Fig. 107. — Os. — id. pi. LX, fig. 21. Localité inconnue, id.

1/3 grandeur naturelle.

Égyptien signifie pour moi homme venu d'Asie, dont la civilisation est spéciale etdont la nature ethnique est encore inconnue. L'Egyptien, tel que je l'entends, est celui des premiers âges, le compagnon du Mènes légendaire, dont l'existence ne nous est révélée d'une manière absolue que depuis les découvertes d'Abydos, de Négadah, deToukh et de toutes les nécropoles où pour la première fois se rencontrent les métaux.

Au point de vue ethnique, l'Égyptien des premiers âges ne ressemble que fort peu à l'Égyptien du Moyen et du Nouvel Empire; il en est le précurseur, ses caractères ethniques sont plus purs, ses aptitudes lui sont spéciales, comme ses arts et son écriture.

Si je suis entré dans ces explications, c'est afin d'éviter toute confusion quand, dans ce volume, j'emploierai les termes A' indigènes et A' Égyptiens ; c'est pour rendre plus clair mon exposé.

1® Caractères physiques. — Les indigènes étaient dolichocéphales, et les Égyptiens mésaticéphales. Cette seule distinction entre les deux races permet de penser que l'aspect physique, les mœurs, les aptitudes chez les deux peuples

Fig. io8. — Ivoire. — FI. Pétrie, pi. LXII,

fig. 35. Nécropole de Toukh (Négadah).

Fig. 109. — Ivoire. — FI. Pétrie, pi. LXII,

fig. 34. Nécropole de Toukh (Négadah).

Fig. iio. — Ivoire. —FI. Pétrie, pi. LXIV,

fig. 81. Nécropole de Toukh (Négadah).

1/3 grandeur naturelle.

étaient absolument différents.

Je n'entrerai pas dans des considérations anthropologiques de détail. M. Le D' Fouquet, ayant bien voulu se charger de cette étude, la traitera avec toute la compétence que peuvent désirer les spécialistes. Je me bornerai à signaler le fait que ce peuple avait les cheveux lisses et souventbionds et que, par suite, il appartenait à la race blanche.

Afin de retrouver les caractères physiques des indigènes, je me contenterai d'étudier les représentations humaines que nous fournissent les nécropoles de cette époque et d'en tirer des déductions.

La figure 111 représente une figurine humaine de terre cuite, dé-

couverte dans la nécropole de Gebel-Tarif. Le personnage, dont le sexe n'est pas indiqué d'une manière précise, est agenouillé dans l'attitude de la prière ou de la soumission : les bras pendent le long du corps; la tête est forte, rejetée en arrière; le nez est retroussé, le menton très long; les lèvres ne marquent aucune proéminence et les oreilles sont larges et détachées.

La forme donnée à la partie supérieure de la tête semble indiquer la présence d'un bonnet. Il ne peut être observé si ce personnage portait ou non la barbe.

Cette statuette grossière nous I fournit bien peu de renseigne-

( ments; elle nous apprend ce-

pendant que les indigènes n'appartenaient pas à la race noire , fait déjà constaté par les études anthropologiques.

Les figures 96-107 représentent un assez grand nombre de ^^ figurines humaines en ivoire ou

^^^ en os. Ces images sont assez

Fig. III. — 1/3 grandeur naturelle. nombreuses dans les sépultures

indigènes.

Dans les figures 97, 99 et 103, la représentation est très rudimentaire ; la bouche et le nez ne sont pas indiqués, mais la forme pointue de la base du visage indique que les indigènes portaient la barbe longue et taillée en pointe.

La figure 96 présente les mêmes caractères généraux, le nez et la bouche manquent, mais les sourcils sont indiqués. Sur la poitrine tombe un collier de quatre rangs de perles.

Les figures 100, 105, 106 et 107 représentent des hommes barbus, et dans toutes les images nous voyons la chevelure coupée court.

Les statuettes que je viens de citer appartiennent toutes au sexe masculin, tandis que les figures 102 et 104 représentent des femmes. Pour la figure 104 le fait est certain, la forme de la poitrine ne laissant aucun doute à ce sujet : la face régulière et ovale semble à demi couverte d'un voile, les yeux sont grands et en amande, les sourcils

épais et arqués, les épaules tombantes, la taille fine, les hanches très larges. Au-dessous des hanches, une large bande transversale semble appartenir au costume.

Dans la figure 102 la forme générale du corps permet de reconnaître une femme, bien que la poitrine ne soit pas accusée. Un large collier d'un seul rang de perles est passé autour du cou et sur la tête est un vase placé en équilibre, tout comme aujourd'hui les femmes arabes ont coutume de porter les cruches lorsqu'elles vont, au Nil, puiser Teau nécessaire aux besoins du ménage.

Les figurines que je viens de citer sont les plus complètes, mais il en existe une autre catégorie (tig. 108, 109et 110), formée d'une extrémité de dent d'éléphant dont la pointe est ornée d'une figure grossièrement tracée. Quelquefois même ces images se réduisent aux deux yeux (fig. 109) ou seulement à quelques traits. Quoi qu'il en soit, lorsque l'image est complète, nous retrouvons les mêmes caractères que sur les statuettes plus parfaites (fig. 110). La barbe est taillée en pointe et les lèvres semblent être fort peu proéminentes.

En résumé, voici les caractères que ces grossières images nous permettent de reconnaître:

Pour les hommes : figure ovale, lèvres peu proéminentes, cheveux courts, barbe longue taillée en pointe.

Pour les femmes : visage ovale, taille fine, hanches très larges, yeux en amande, très grands, sourcils arqués et épais, cheveux courts.

Ajoutons à ces caractères les données fournies par l'anthropologie, c'est-à-dire que la race était blanche, aux cheveux clairs, et nous aurons, d'après les documents dont nous pouvons disposer^ le portrait de ces populations primitives.

Après la conquête, les indigènes adoptèrent peu à peu les usages de leurs maîtres, mais la fusion des deux races ne se fit que très lentement; peut-être doit-on voir dans les personnages barbus qui figurent dans beaucoup de monuments de l'Ancien et du Moyen Empire des représentations d'individus appartenant à la race la plus ancienne.

Les bateliers des barques de Meïr, entre autres, offrent un type spécial très différent de celui des personnages pharaoniques figurés sur les stèles et les bas-reliefs : peut-être devons-nous voir dans ces représentations des individus de la race indigène qui, comme aujourd'hui les Barbarins, s'étaient confinés dans la navigation.

2® Déformations. — D'après les documents que nous possédons jusqu'à ce jour, il ne semble pas que les indigènes de TÉgypte aient eu la coutume de se déformer en aucune manière; les squelettes présentent tous les proportions normales de la race, les dents ne portent aucune trace de taille, les mâchoires sont complètes et généralement très régulières; le crâne n^est déprimé dans aucun sens et les formes particulières, qui se présententparfois, sont dues uniquement aux maladies.

3« Tatouages. — Nous ne possédons qu'un seul document relatif aux tatouages ou aux peintures corporelles (fig. 101 a et b) : c'est une statuette de terre cuite découverte par M Flinders Pétrie dans la nécropole de Toukh. Malheureusement cette figurine est incomplète, la tête et les pieds manquent.

Les bras et les jambes sont couverts de larges dessins composés de lignes brisées et analogues à ceux qui ornent les vases indigènes gravés à la pointe; Tune des faces du corps porte des représentations de chèvres semblables à celles que nous voyons sur les vases de terre jaune ornés de peintures rouges.

Il est, comme de juste, impossible de dire si ces ornements étaient de simples peintures, qu'un lavage pouvait enlever, ou s'ils constituaient de véritables tatouages hypodermiques, comme cela se voit chez la plupart des tribus sauvages et, encore aujourd'hui, chez les fellahs de TÉgypte.

Il serait facile de trouver un grand nombre de comparaisons chez les tribus de l'Afrique centrale, de l'Amérique ou de l'Océanie. Je me contenterai de citer seulement les Negritos de la presqu'île Malaise^ où j'ai moi-même constaté la coutume générale du tatouage et de la peinture corporelle.

La figure 112 représente des Sakayesdu Soufti-Raya (Kinta, royaume de Perak). On distingue les tatouages proprementdits, qui sont figurés en noir, des peintures indiquées par des hachures. Les peintures se font, à Malacca, en appliquant sur la peau de l'ocre rouge mélangée d'huile (de kapayang). Ce procédé était peut-être le même qu'employaient les indigènes de l'Egypte, car nous rencontrons fréquemment dans les tombeaux des matières minérales colorantes telles que l'ocre rouge et jaune, la malachite, le sulfure d'antimoine.

4* Costume. — Au sujet de Thabillement des indigènes nous sommes

fort mal renseignés, toutes les figurines humaines que nous possédons, sauf une (fig. 104) dont il est impossible de tirer des conclusions, nous montrant Thomme dans Tétat de nudité le plus complet.

Dans les sépultures indigènes, je n'ai jusqu'ici rencontré aucune trace de tissus; mais, au contrairej'ai fréquemment trouvé des restes de peaux d'animaux ; il semblerait donc que le costume, rudimentaire et probablement composé d'un pagne, que portaientles indigènes, fût composé de pelleteries.

Sur les vases, les hommes sont toujours représentés avec les jambes détachées^ preuve qu'ils ne portaient pas de longs vêtements et étaient

Fig. 112. -— Tatouages des Négritos du Souôi-Raya (Kiota, royaume de Perak, péninsule Malaise). {Dessin de Vauteur diaprés nature,)

probablement presque nus; un trait figure le nœud qui retenait le pagne autour du corps.

Dans les représentations de femmes, qu'on reconnaît aisément à la largeur des hanches et à la finesse de la taille, les jambes sont prises dans une sorte de jupe descendant jusqu'aux chevilles environ ; le buste semble être resté nu, si nous en jugeons par les figurines représentées par les figures 101 a et 6, 102 et 104.

La douceur extrême du climat d'Egypte autorise à penser que le

vêtement chez les indigènes était peu important; sous les dynasties historiques les Égyptiens eux-mêmes sont représentés,le plus souvent, comme vêtus d'un simple pagne ou d'une jupe ; quelques-uns sont entièrement nus, et de nos jours les fellahs travaillant aux champs ou se livrant à la pénible besogne de Tarrosage, ne portent de vêtements que juste ce qui est nécessaire au point de vue de la pudeur.

L'art de tisser les étoflfes semble avoir été ignoré des indigènes. Je n'ai en effet rencontré de tissus que dans les sépultures renfermant des métaux et appartenant à la période qui suivit l'arrivée des Egyptiens.

Quant aux fusaïoles qu'on trouve dans le kjœkkenmœdding de Toukh et qui, bien certainement, furent employées à la fabrication du fil, elles ne sauraient être d'une manière certaine attribuées aux indigènes, ce kjœkkenmœdding renfermant, en même temps, des restes antérieurs et postérieurs à la conquête égyptienne.

La fabrication du fil et de la corde n'implique pas forcément Tart de tisser les étoffes; mais à ce sujet je dois faire de grandes réserves, car les recherches ne sont pas encore assez complètes pour qu'il soit possible de tirer des conclusions d'arguments négatifs.

5* Parure, — La parure chez les indigènes ne nous est connue que

Fig. f i3 à 117. — Perles de terre cuite et de calcaire. 1/2 grandeur naturelle (kjœkkenmœdding de Toukh).

par les restes des bijoux plus ou moins grossiers que nous rencontrons dans les sépultures. Mais ces restes sont fort nombreux et les figurines humaines que nous possédons nous permettent d'indiquer pour beaucoup la manière dont ils étaient portés.

Les colliers se composaient d'un ou de plusieurs rangs de perles tombant assez bas sur la poitrine (fig. 96, 102, 103).

Les perles sont faites de cornaline ou de toute autre substance minérale colorée ; quelques-unes sont en calcaire et atteignent de fortes dimensions (fig. 113 à 117).

Les perles de pierre dure, telles que le silex, la cornaline, l'agate, sont très grossièrement et irrégulièrement travaillées ; on les rencontre parfois en fort grand nombre.

Les coquilles marines et nilotiques étaient aussi employées pour former des colliers. J'ai rencontré fréquemment les espèces suivantes, qui toutes appartiennent soit à la faune de la mer Rouge, soit à celle du Nil :

Purpura tuberculata (Blainv.);

Conus pusillus (Chemn.);

Nerita polita (Linné);

Listrum anaxares (Duel.);

Cleopatra bulimoïdes (Oliv.).

Le test de la coquille avait été usé sur un côté jusqu'à ce qu'un trou se fût produit pour le passage du fil ou du nerf d'animal qui maintenait les éléments du collier.

A Toukh, j'ai également rencontré bon nombre de petits oursins fossiles silicifiés (fig. 118) et percés, ainsi que des imitations grossières de la Nerita polita (fig. 119) faite d'une roche cristalline très dure du genre porphyre.

Fig, ii8. — Collier formé d'oursins fossiles en silex brun, i/a grandeur naturelle

(nécropole de Toukh).

Fig. 119, — Collier formé de perles de porphyre présentant la forme de la Nerita

polita^ jJ9. grandeur naturelle (nécropole de Toukh).

Les bracelets sont assez fréquents dans les sépultures indigènes ; ils sont faits d'ivoire d'éléphant, de nacre ou de silex (fig. 120-122).

Les bracelets d'ivoire ont été obtenus en sciant la base d'une défense d'éléphant dans la partie où elle est encore creuse et en polissant l'anneau ainsi obtenu.

Le8 bracelets de nacre, qui dominent, étaient faits en sciant, perpendiculairement à la columelle, un gastéropode de forte taille appartenant à la famille des trochidés, et en enlevant la partie de la columelle détachée par la scie ; Tanneau était ensuite entièrement poli, mais il conserve toujours les indications de la forme générale de la coquille.

Les bracelets de silex sont de beaucoup les plus curieux, leur régularité est parfaite et dénote une habileté de main merveilleuse. Il en existe bon nombre dans les collections, à Gizeh, au Musée Britannique, au Musée de Calais, etc., tous présentent la même perfection de travail.

Il est difficile de concevoir comment, dans une pierre aussi dure qu'est le silex et aussi fragile, les indigènes de TÉgypte sont parvenus à tailler par éclats des anneaux, dont la forme est un tore régu-

Fig. I20 à 122. — Bracelets {ûg, 120 : albâtre, nécropole d'El-'Amrah ; ûg, i2i : silex jaune, nécropole d'Abydos; ûg. 122 : nacre, nécropole d'El-*Amrah). 1/2 grandeur naturelle.

lier, en conservant partout la même section et en donnant aux circonférences intérieure et extérieure une régularité absolue.

Bien des explications ont été tentées au sujet de la taille de ces anneaux; on a supposé que l'ouvrier employait une géode de silex dans laquelle il taillait un anneau de deux coups seulement et qu'ensuite il n'avait plus qu'à régulariser l'objet.

Je crois plutôt que la lame était détachée dans un nodule sphérique et d'une matière très compacte, que cette lame naturellement discoïdale était régularisée jusqu'à former un disque parfait ; qu'ensuite, l'ouvrier la perçait au centre d'un trou conique au moyen d'un morceau de bois pointu et de sable quartzeux.

Ce trou conique était le point de départ des éclats à l'aide desquels

ETHNOGRAPHIE DES POPULATIONS INDIGÈNEStDE L'EGYPTE 61

Tanneau était évidé, et ces éclats étaient obtenus, non par percussion, ce qui eût inévitablement brisé l'objet, mais par pression, en alternant sur Tune et l'autre face de l'éclat.

Cette explication, bien que satisfaisante, n'est peut-être pas la bonne; elle montre, cependant, de combien de précautions l'ouvrier devait s'entourer pour obtenir un bracelet de silex. Ces bijoux étaient sans contredit extrêmement précieux pour les indigènes. Ils apparaissent avec les sépultures les moins anciennes de l'âge néolithique, et disparaissent avec la venue des Egyptiens, pour ne plus jamais être en usage.

\MAAJJJJkAAAfJJJJJJJMli

lt7

Fîg. 123. — Ivoire.

Nécropole

de Négadah (Toukh). FI.

Pétrie,

pi.

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