LXIII
Fig. 124. — Ivoire,
id.
id.
id.
fig. 59
Fig. 120. — Ivoire.
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id.
id.
fig. 5i
Fig. 126. — Ivoire.
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fig. 63
Fig. 127. — Ivoire.
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fig. 58
Fig. 128. — Ivoire.
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fig. 56
Fig. 129. — Ivoire.
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fig. 57
1/2 grandeur naturelle.
Il a été prétendu que, de nos jours encore, les fellahines en faisaient usage. Cette assertion est non seulement fausse, une enquête sérieuse me l'a prouvé, mais elle est même ridicule; car il serait impossible de trouver, aujourd'hui en Egypte, un seul individu capable de lever sur un nucléus la moindre lame de silex et, à plus forte rai-
son, de tailler un objet aussi compliqué que Test un anneau régulier. Les bracelets de silex marquent l'apogée dans Tart d'éclater la pierre, et c'est en Egypte seulement qu'on les rencontre ; nous ne devons donc pas être surpris de découvrir dans les sépultures indigènes ces couteaux et ces poignards merveilleux dont la fabrication n'est qu'un jeu d'enfant à côté des soins qu'exigeait la taille d'un bracelet.
Peignes, — Les peignes sont en os ou en ivoire ; il en existait probablement aussi en corne, en bois et en écaille de tortue, mais ces objets, très fragiles, ne sont pas parvenus jusqu'à nous.
Les peignes sont presque toujours hauts et étroits, munis de longues dents coniques et ornés de figures animales découpées à la scie (fig. 123 à 136). Ils semblent avoir servi d'objets de parure, bien que les
Fig. i3o à i36. — Peignes d'os et d'ivoire. i/3 grandeur naturelle. (Fig. i3o. Kjœkkenmœdding de Toukh. — Fig. i3c. Kjœkkenmœdding de Zawaïdah. — Fig. i32 à i36. Nécropole de Gébel-Tarif *.)
représentations grossières que nous avons des indigènes nous les montrent portant les cheveux courts. On ne conçoit guère l'usage du peigne piqué dans la chevelure dans ces conditions, et cependant dans les tombeaux on les rencontre souvent placés près du crâne ; des découvertes ultérieures pourront seules fixer ce détail.
Pendeloques. — Les sépultures indigènes renferment bon nombre de menus objets en os et en ivoire dont je n'ai pu jusqu'ici déterminer l'usage. Ce sont des sortes de pendeloques (fig. 137 à 147) formées par l'extrémité coupée d'une côte d'animal ou d'une défense, percées souvent d'un trou au sommet, et par conséquent devant être
I. C'est par erreur que ces objets ont été publiés dans mes Recherches de 1896, page i47, fig. 338 à 34a, comme ayant été découverts à Saghel-el-Baglièh ; ils proviennent de Gébel-Tarif.
ETimOGRAPHiE DES POPULATIONS INDIGENES DE L'EGYPTE 63
portées la pointe en bas, munies dans leur partie la plus large d'une forte échancrure et couvertes de lignes brisées ou de dessins géométriques rudimentaires.
Ces pendeloques sont généralement pleines et par conséquent n'ont pu renfermer des fards ou des parfums; plus rarement ce sont de petits vases.
Il y a lieu de ranger dans la même catégorie les longs bâtons creux d'ivoire (fig. 108-110) représentant grossièrement Timage de l'homme; la partie la plus large de l'objet était fermée par un bouchon d'une
— Ivoire.
Fig.
— Cuir.
Fig.
— Cuir.
Fig.
- Cuir.
Fig.
— Cuir.
— Cuir.
Fig.
— Albâtre.
Fig.
— Ivoire.
Fig.
— Ivoire.
Fig.
— Ivoire.
— Ivoire.
à 147. — Pendeloques. — i/3 grandeur naturelle.
Nécropole de Négadah (Toukh). FI. Pétrie, pi. LXII, fig. 32.
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tig. 29.
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fig. 39.
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fig. 45.
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pi. LXIV
fig. 97-
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pi. LXII,
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fig. 46.
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id.
fig. 19.
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pi. LXIV
, fig. 96.
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id.
fig. 95.
substance résineuse, et la cavité contenait des matières colorantes telles que du sulfure d'antimoine.
Une autre catégorie d'ornements (fig. 148 à 155), eux aussi en os et en ivoire, semble être entrée dans l'habillement ou la coiffure. Ce sont des lames d'os et d'ivoire, découpées suivant des formes très originales et couvertes de dessins géométriques très simples. Beau-
coup de ces plaquettes sont, comme les pendeloques dont il vient d'être question, percées d'un trou de suspension ou d'attache; leur usage précis est également inconnu.
Comme on le voit, les indigènes étaient grands amateurs de parure et ils employaient à cet efifet toutes les matières que leur fournissaient l'Egypte et les montagnes voisines. La mer Rouge et le Nil leur livraient les coquilles ; les montagnes, leurs cornalines et les pierres
Fig. i48 à i55. Ornements. — 1/2 grandeur naturelle. Fig. i48. — Schiste. Nécropole de Négadah (Toukb). FI. Pétrie, pi. LXII, fig. 4i.
Fig, 149. — Schiste.
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id.
id. fig. 42.
Fig. i5o. — Ivoire.
id.
pi. LXIV, Ûg. 90.
Fig. i5i. — Ivoire.
id.
id.
pi. LXII, fig. 37.
Fig. i52. — Ivoire.
id.
id.
id. fig. 38.
Fig. i53. — Schiste.
id.
id.
pi. LXIV, ûg. 89.
Fig. 154. — Ivoire.
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id.
pi. LXII, fig. 4o.
Fig. i55. — Schiste.
id.
id.
id. fig. 43.
aux couleurs vives; des animaux qu'ils tuaient à la chasse, ils tiraient les peaux pour leur habillement et l'ivoire.
Nous retrouvons en Egypte chez les indigènes bien des usages que nous connaissons déjà en Europe comme ayant été ceux des habitants néolithiques de nos contrées, et que nous constatons encore chez beaucoup de tribus sauvages parmi lesquelles le goût de se parer a devancé le besoin de se vêtir. En Egypte, la flore et la faune différaient entièrement de celles des autres pays du monde, elles offraient aux indigènes des ressources spéciales; mais, ces matières premières,
rhomme les utilisa dans la même pensée que ses congénères des autres pays du monde.
6* Danse, — Les grossières peintures qui couvrent certains vases et la figurine (fig. 101) d'où j'ai tiré les renseignements relatifs aux tatouages, nous montrent des femmes les bras levés au-dessus de la tète et dans une attitude qui ne peut être autre que celle de la danse.
Les danses existent chez tous les peuples sauvages et souvent même les conquérants ont adopté les danses particulières aux vaincus; l'Amérique du Sud nous en offre un grand nombre d'exemples. En Egypte, le même fait semble avoir eu lieu, car nous voyons dans les bas-reliefs de l'Ancien Empire* des scènes de danses dans lesquelles des femmes élèvent les bras au-dessus de la tête, tout comme nous le montrent les représentations peintes sur les vases indigènes.
Les danseuses d'époque pharaonique n'étaient pas tatouées, les peintures des mastabas en font foi : mais la pose est exactement la même et il est à supposer qu'aux débuts de l'empire égyptien les danses comprenaient, en même temps que celles spéciales au peuple conquérant si toutefois il avait cette coutume, celles des populations asservies.
Si nous examinons l'histoire de toutes les conquêtes, tant des invasions antiques que des occupations modernes des territoires sauvages, nous voyons toujours les vainqueurs, se livrant à des réjouissances, faire danser devant eux les peuples vaincus et peu à peu adopter les usages des indigènes. Ne voyons-nous pas la lezginka^ cette danse essentiellement caucasienne, dansée dans le Palais de Saint-Pétersbourg.
Les femmes qui, dans l'antiquité, se livraient à la danse étaient presque toujours des esclaves, c'est-à-dire qu'elles appartenaient à des races vaincues et captives : elles dansaient les danses de leur pays d'origine. Aujourd'hui encore ne faisons-nous pas venir dans nos capitales des individus de tous les pays sauvages pour assister à leurs danses.
Il est donc très rationnel d^admettre que les conquérants égyptiens ne dérogèrent pas à cette loi générale et que les danses indigènes continuèrent d'être pratiquées bien longtemps après la fusion des deux races.
7* Habitation, — L'examen rapide du kjœkkenmœdding de Toukh