‹ Recherches sur les origines de l'ÉgypteChapitre 55 sur 87 · I. V. les fig · texte numérisé non relu

I. V. les fig

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a. Les autres listes donnent ici le nom \ ^tai-ceN^y ^ ^ BoudjaoUf qui correspond beaucoup mieux au nom grec BôrjOoç. Par leur position dans les listes, les deux cartouches correspondent, mais je serais tenté d'y voir deux rois différents, ayant régné successivement, car à cette époque-là, les rois n'avaient pas deux cartouches différents, usage qui ne remonte qu'à la V« dynastie.

3. Ce groupe très employé sous l'Ancien Empire, et déjà dans le tombeau d'Amtefiy n*a pas encore été lu et traduit d'une manière définitive.

II« dynastie, et par conséquent placer dans la I*^, tous les autres qui, comme je Tai dit plus haut, lui sont très certainement antérieurs.

A ce sujet, M. Amélineau va sans doute trop loin en voulant assimiler les rois trouvés par lui aux mânes (vixueç) de Manéthon, et les ranger dans la III* dynastie divine*, avant Menés. Gomme je Tai dit plus haut, nous pouvons considérer les trois dynasties divines comme formées après coup par les prêtres héliopolitains avec leurs trois ennéades ; nous ne pouvons y trouver que de vagues reflets de certaines légendes historiques, mais aucun roi ayant positivement régné. Par contre la I*^ dynastie humaine a un caractère d'authenticité tout différent : la légende y est bien encore pour beaucoup, les noms des rois paraissent avoir été inventés plus tard, pour remplacer ceux dont on avait perdu la mémoire, mais la grande chose, c'est le souvenir de toute une série de souverains semblables aux autres hommes, et celui de la première organisation du pays, personnifiée par Menés. Il y a donc lieu pour le moment, me seniblet-il, de ranger dans cette catégorie, c'est-à-dire dans la I'* dynastie et le commencement de la II», tous les rois de Négadah et d'Abydos ; quant à la classer d'une manière absolue, à en déterminer la suite exacte, peut-être de nouvelles fouilles viendront-elles nous donner plus tard les documents nécessaires pour cela.

En dehors de des monuments de l'origine de la domination égyptienne qui proviennent des fouilles de ces deux dernières années, il faut encore en citer un certain nombre d'autres, disséminés dans nos musées, qui remontent incontestablement à la même époque. J*ai déjà mentionné en passant la statue n* 1 de Guizeh, les panneaux d'IIosi, et pour une période un peu postérieure, les tables d'offrandes d'albâtre de Saqqarah, la pyramide de Djeser et la statue d'Amtem, à propos des comparaisons qu'on peut faire entre ces monu. ments et ceux de Négadah et d'Abydos ; il est donc inutile d*y revenir

Il ne reste à parler ici que d'un certain nombre de petits objets qui se trouvent dans plusieurs musées : les plaques de schiste gravées. Ces monuments ont été déjà étudiés longuement par

I. V. à ce sujet Chassinal, Les NIx'js; de Manéthon et la troisième ennéade héliopolitaine, dans Recueil de Travaux, vol. XIX.

M. Heuzey qui a publié celles du Louvre* et tout récemment par M. Steindorff (\\x\ en a fait une monographie*. Je ne reviendrai donc sur cette question que pour émettre quelques légères divergences d'opinion.

Un usage qui a passé des autochthones aux conquérants de l'Egypte, est celui des plaques de schiste déposées dans le tombeau. Ces plaques, qui, comme on Ta vu plus haut, représentent probablement des sortes de fétiches, sont le plus souvent de formes géométriques, mais fréquemment aussi nous donnent l'image de certains animaux. Quant à celles des musées de Guizeh' (pi. III) du Louvre* (pi. IV et fig. 864) et de Londres • qui vont nous occuper maintenant, et dont on ne connaît pas exactement Torigine, je crois qu'on peut sans hésiter les attribuer à la même époque que les monuments de Négadah et d'Abydos, c'est-à-dire dans les premiers temps qui suivirent la conquête de l'Egypte par les Egyptiens.

Tout d*abord, Torigine égyptienne de ces schistes est incontestable : nous en avons la preuve par la série des cartouches hiéroglyphiques qui se trouve sur un des côtés de celui de Guizeh, reproduit sur notre planche III. Ceux du Louvre nous donnent des représentations d'enseignes purement égyptiennes, spécialement celles qui représentent rOrient et l'Occident, sous lesquelles sont rangés ces guerriers à figure barbare dont l'armement est absolument celui des conquérants de la vallée du Nil, avec les flèches à tranchant, les massues, les boumerangs et les lances. Il en est de même des autres enseignes qui portent les emblèmes de différents dieux, comme Horus, Thoth, Min et Anubis.

D'un autre côté, les caractères asiatiques ne sont pas moins nombreux, la figure des personnages d'abord, et la facture des nombreux animaux sculptés sur ces monuments. Ceux-ci sont loin d'avoir l'élégance un peu grêle qu'ils ont dans les bas-reliefs égyptiens; ils sont

I. Revue archéologique, 1890, p. i45 et 334, pi. IV-V; Bulletin de Correspondance h3llénique, 1892, p. 307 et pi. I.

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