I. Lettre du 4 mars
vre à cet endroit dans les collines, débouche un sentier fréquenté, encore de nos jours, parles caravanes du désert oriental. A la sortie de ce chemin, il y avait autrefois un petit établissement de cabanes en pierre qui servaient, probablement, à loger les chameliers et d'autres habitants du désert qui arrivaient avec les caravanes de l'intérieur et de la mer Rouge. Les murs carrés de ces constructions se sont conservés sur le flanc de la colline et dans le défilé même. De pareilles stations anciennes se trouvent encore à plusieurs endroits aux environs d'Assouan, où les routes de Test débouchent dans la vallée du Nil. Devant celle située en face du fort Haroun, on aperçoit dans la plaine, à quelques mètres seulement du pied des collines, un certain nombre de cercles de pierres qui se distinguent du gravier du sol. Ce sont les tombeaux des anciens habitants du désert qui fréquentaient ces chemins. Les squelettes se trouvent étendus, sans accessoires, à peu de profondeur, au milieu de ces cercles qui abondent dans les environs. L'époque à laquelle remontent ces tombeaux et les ruines des maisonnettes paraît assez reculée. Les fragments de pots que Ton trouve dispersés autour des anciennes habitations appartiennent tous à la môme époque et indiquent le temps de Tempire romain.
« Les habitants du désert, entre le Nil et la mer Rouge, n'ont pas changé. Ils appartiennent exclusivement à la grande race Kouchite (Khamitique) Bedja ou Bedaidye, représentée de nos jours par les tribus des Ababde et Bicharln. »
J'ai groupé, dans les tableaux suivants, les mesures prises sur ces crânes, et ai, dans ce cas, comme dans mes précédents travaux, suivi la méthode indiquée dans le Manuel de Broca et résumées dans l'article Cr\niométrie du D' Manouvricr.
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