RESTITUTION DES PIEDS DB DEVANT
caoéiforme, fig. 17, en dessous; fig. 18, en
dehors; fig. 19, en dedans; fig. 20^ en dessus. Il s'ajuste parfaitement sur l'unciforme ( Toy. fig. 22, e )• Il a beaucoup de rapports avec celui du cochon par sa facette radiale a, %• 18 et ao, qui est concave et qui descend obliquement en arrière et en dehors ^ ainsi que par toute sa forme générale.
Le troisième os, moins entier que les deux autres y est le semi-lunaire, fig. 21. Sa face antérieure y qui n'avait pas souffert, ressemblait beaucoup à celle du même os de l'article précédent.
Tous ces 08, rattachés ensemble, ont formé la portion de carpe représentée fig. 22. J'ai exprimé par des lignes ponctuées les pièces que je n'ai pas eues actuellement , et dont je conjecture simplement le contour.
«Ty ajoute aussi un trapézoïde et un index, parce que je ne connais point d'exemple d'existence de petit doigt sans index. Ce pied aurait donc été tétradactyle; mais sans doute il Tétait comme celui du cochon , auquel il res^ semble tant d'ailleurs, c'est-à-dire que les doigts latéraux ne touchaient pas à terre. Cela se juge par l'inégalité de l'os métacarpien de l'annulaire et de celui du petit doigt, dont on voit les empreintes et les fragmens
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ou à doigts pairs; enfin les uns et les autr6^ ont été placés ainsi parce que, dans la fve^ mière section^ les têtes à dents canines sail-^ lantes soqt décrites les premières, et que c'est à elles que nous croyons devoir rapporter les pieds à trois doigts, tandis que nous rappor* tons les pieds à doigts pairs aux têtes à série de dents continue; enfin dans chaque geAre nous avons tâché de faire suivre les espèces de pieds dans le même ordre où nous avons fait suivre des descriptions des espèces de tête, pour qu'il fût facile de les raccorder par un léger travail.
Il s'agit maintenant de faire connaître les motifs des diiférentes réunions que nous avons ainsi opérées; motifs pris, comme pour toutes nos autres pix>positions, en partie dans les lois générales de la zoologie, en partie dans les pièces où le hasard nous a encore offert les parties de ces animaux dans leurs connexions naturelles.
ARTICLE PREMIER
Les pieds de devant à trois doigts se i^pportent aux pieds
de derrière à trois doigts;
Tout le prouve : l'analogie des autres animaux , les rapports de composition de chacun
RAPRROCBEMENT D£6 PIEDS. 2^5
de ces pieds avec les mêmes genres, d'autres quadrupèdes , leurs rapports de proportion et de grandeur entre eux.
On peut dire en effet que les quadrupèdes qui n'ont pas le même nombre de doigts aux jMie^s de devant et à ceux de derrière ne 9ont que des exceptions , si on les compare à la quantité de ceux où ces doigts sont en Wême nombre.
Pour ne pas- sortir des quadrupèdes à sabots, nous trouvons le nombre des doigts dans les éléphans et les mastodontes de 5 et 5; dans les hippopotames et les cochons , de 4 et 4; dans les rhinocéros, de 5 et 3 ; dans les chevaux, de I et i; dans les ruminans, de 2 et 2. Le pécari, les tapirs et le daman font seuls exception , ayant 4 doigts devant et 3 derrière. Mais, dans ces exceptions même, il reste une trace de la règle : les pieds de devant à 4 doigts du tapir et du daman sont faits sur le modèle de ceux du rhinocéros, aussi bien que leurs pieds de derrière à trois; et. l'inverse a lieu dans les pécaris, où le pied de derrière à trois doigts est cependant fait sur le modèle de celui du cochon.
Dans nos fossiles nous trouvons des pieds de devant et de derrière à .trois doigts, faits les uns et les autres sur lè modèle du i^hinQ-
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éëfos^ raison de plnd pour ctbitt ({ti'ils 8èf Sont appartenus.
Leur grandeur respecâve, ((ni leÉ désdHit bien ensemble^ confirme ce que ràilaltf^é {{n« nonçait.
En effet, datïs les pàôhydërttfes qui iftf W ifervent point de leurs pid3ik dé dévahi ptittf Mdsir, ni de ceux de derrière pbùr nUfftTi ait ne voit point ces grandes difféflenVéeé^ pâitfiê volume dés eitrénilté£(, qtti ISToHâéirvétit ^ùèl- (Ipëfbîs parmi les i^adrùtrïàtïé^ , le^ ràb^Mf^ et les tïfàrsupiaul ; Ié$ pieds de devant et Aê ëénîète sont à jkfti prè^ êgiaii 6r tiôùâ ttôttvôiis pouf chaque pied dé dë'vânt à 3 âàî^, ati pied dé dérfîèfè correspondant..
i"" Lés pieds dé dévafit à 5 ûoi^tÉ de fërÙ^ tîclè il, section îîi, correspondent ftiàniftlsfê^ ment à ceui dé derrière de fârtîcîé II, secfion a (i).
liés riiétacarpiëùé et les métatarsiens S6ni' A peu près de même longueur ef dfè lûeirie pï^tiH portion; ils sont tous allongés et apl^s; M
Î proportion des doigts latéraux à céliii dû iiR^ iéu est la même, et il eh résulte une fàrlâdë
mT\ur • im'î I' ' t I ■ ■ , » : M
(i) Ce sont probalilenient , comme nous le Terrons ^ les pléos du palœotheriùhf rheéUum.