‹ Recherches Sur Les Ossemens Fossiles (volume 2)Chapitre 21 sur 43 · RÉTABLISS. DES GRANDS OS DES EXT RE AI · texte numérisé non relu

RÉTABLISS. DES GRANDS OS DES EXT RE AI

^1 a cç^ j^tiç pîus large transversalement que gf^ arrière.

^.anten an'*

4* Tibia de P anoplotherium leporinum.

Un dernier pied j que j'ai trouvé encore arlic^Ié avec son tibia, est le petit tétradac* tyle que j'ai décrit dans la sect. II, art. IV,

§ 2, n** 3, et que j'ai attribué à Yanopiotfierium leporinum. On le voit pi. io4, fig. ii.

La longueur de ce tibia est de 0,09?; sa laideur en haut de 0,018; en bas, de o,ooS, et à l'endroit le plus mince, de 0,006.

Nous avons trouvé pour la longueur du pied, à cpntpter du bas de l'astragale, 0,1 p5 ou ehvirpnyce qiii le fait un peu plus long que le tibia. '

^JQsi cet animal avait la jambe un peu plus courte, à proportion du pied, que ne l'avait celui à pied didactyle grêle.

Np}ijf ypyops aussi que la totalité dje sop pi^d ^\, de sa jambe est à peu près dans la proportion que pouvait indiquer le seul astragipilg , c'est-à-dire qu'ils sont moitié des mçn)^^ parties ^^ns l'aninial que je viens de nOBURpr.

^So FOSSILES DE PARIS.

Les deux têtes de ce tibia étant mutilé je n'ai pu déterminer aucun de ses caractéi de forme; mais je ne doute point qu'ils i soient a peu près les mêmes que dans les deu précédens.

Un autre morceau , où ses formes n'étaient pas mieux conservées, pi. 126, fig. 7, me l'a offert long de o^ogS, et large dans le haût.i d'avant en arrière, de 0,022.

ARTICLE II

Des péronés.

On pouvait faire pour les péronés le même raisonnement que pour les tibia, et déterminer en quelque sorte d'avance leurs caractères d'après ceux des os auxquels ils s'articulent.

Ainsi puisque les anoplothériums ont à leur calcanéum une partie saillante et une facette pour l'articulation avec le péroné , cet os devait s'y terminer par une troncature qui offrait une facette articulaire à ce même calcanéum, en même temps qu'à leur face interne il devait se trouver une facette pour celle que

'ils il

RÉTABLISS. DES GRANDS OS DES EXTRE3I. 28 1

utiles kar offre latéraiement Tastragale y et au-des- ^^^ m une autipe pour celle qui est au bas de la &oe externe du tibia; mais la troncature ne devait pas exister dans les palœothériumSi dont le calcanéum n'a rien pour la recevoir : c'est ^erl €D effet ce qui s'est vérifié.

^/^I Tous ces animaux I en leur qualité de pa- ^1 chydermes^ ont des péronés complets^ et ces os n'y sont pas réduits, comme dans la plupart des ruminans et dans le chameau luimême, à un simple vestige.

Le chevrotain est le seul ruminant que l'on puisse leur comparer à cet égard.

§ I. Des péronés de palœothérium.

jo Du péroné du palœothérium médium.

•Tai reçu un péroné isolé, que je rapporte à cette espèce parce qu'il correspond à son tibia pour la longueur, et qu'il a les formes propres à ce genre.

Il est long de o,i8, bien que sa tête supérieure lui manque; l'inférieure est large de 0,02; le diamètre du corps de l'os, vers le milieu, est de o,o5.

28a FOSSILES DE PARIS.

a* Du péroné du paUeoLherium cnMSum*

On le voit avec toute l'extrémité postérieure dans la pi. 98^ fig. i.

De plus j'en ai eu un isolé que je rapport à cette espèce, parce qu'il est plus gros q^ue le précédept bien que dé même longueur à peu près.

3° Du péroné du palçeotheriun} V^affiiun.

J'en ai eu deux portions considérables dont chacune avait une des deux têtes; elles étaient isolées, mais je les crois bien positivement de cette espèce parce qu'elles en réunissent les proportions avec les caractères du genre.

La tête inférieure élargie en forme de mas-: sue, et aplatie latéralement, n'a pu çffist qu'une facette oblique au bas de $a face interpe pour l'astragalç, et un peu plus hq..ut une autre pour le tibia. Elle n'est point tropquée par le bas. Sa face e:^terne est un p^u cpnvexe et offre un sillop popr le tendpn di} péronier. La tête supérieur^ p3t élargie copip^js en trompette, et tronquée obliquement pour

RÉTÀBUSS. 0)^a GRANDS OS DES EXTREM. aS^

f^ lion articulation avec la tête supérieure du ^^ûbk; ^{^ çç$ ^i^u^ rapports fi rççsembljB au péroné du tapir.

Diamètre de la facette articulaire de la tête

tl rapërieure 0,022

e ■ togetNT dfi Yq9 vers le milieu 0,019

}iargei{r dfi rélargissement de la tète inféfifiure 0,03

Je ne puis donner la longueur de l'os que je n'ai pas eu entier; mais j'ai retrouvé un péroné dans le groupe d*os de cette espèce découvert récemment à Montmartre; sa longueur est de o^oSiy mais ses formes sont trop itérées pour qu'il soit utile de le décrire plus amplement.

4® Du péroné du paJasolherium minus*

La partie sppérieure se voit au 8quelet|te de la pl^die ii5y en zj la tête ipférieure est enopre adhérente au tibia de la planche j 09 ^ fig. 3 , en a.

§ II. Des péronés d anoploihérium^ V Du péroné de V anoploiherium commune^

Nous l'aurions reconnu quand même nous ne Taurions jamais eu qu'isolé, comme ilTest, pi. log, fîg. Zf /y et 5f échantillon en outre très-mutilé ; ou quand nous n'aurions trouvé que sa tête inférieure, comme pi. io8, fig. i5 et i6; sa troncature inférieure ne nous aurait laissé aucun doute ; mais nous l'avons trouvé aussi dans un morceau (pi. iio, fig. i ), qui contenait en outre une empreinte de calcanéum 9 un scaphoîde , et plusieurs autres os de cette espèce.

Le péroné de la pi. 109, fig. 3,4 ^^ ^^ V^ est presque complet, est long de o^aS; sa tête inférieure a o,o5 de largeur.

Celui de la pi. iio, fig. i, à qui il ne manque qu'un peu de sa tête supérieure, est long de o,254; ^ tête inférieure est large de o,o33; son plus petit diamètre est de 0,007»

R£T.iBLI3S. DES GRANDS OS DES EXTREM. a85

^* / 2^ Dupéi'oné de Panoplotherium secundarium.

Il se trouve à coté de son tibia , dans le beau morceau de la planche log, fig. g , où il était encore épiphysé par le bas^ et Ton en voit un resle^ même pi., fig. i.

Celui de la fig. 9 est long.de 0,167, sans compter Tépiphyse inférieure, ni la tête supérieure qui manque.

5* Du péroné de Panoplotherium gracile.

Uanoplotherium gracile avait aussi un péroné; quoique je ne l'aie pas, je le conclus de la forme des facettes qui le recevaient : pi. 108, fig. I, A est celle de l'astragale; /, celle du tibia; et c celle du calcanéum. La facette tibiale /, que Ion voit mieux encore en e, fig. a, 5, 4 et 5, n'ayant point de saillies et de creux , ne faisait qu'appuyer dessus , et n'y engrenait pas, comme son analogue dans les ruminans fait avec l'osselet péronien. J'en conclus que le péroné était complet et non réduit à un pareil osselet.

^86 IBssaëS in pikis;

i^ Du péroné de Parioplothenûfà jëp^Mhx

Je n'ai poibt vu dé ^rdiië & là jïlnBë A < rïoploiherium leporinuM qtië \ix teptréSSB' pi. iô4> fig. I li mais c'éâl {Âttë '(^^ellë ^^:^ sente le côté interne.

On le Yôit dahâ le groupe d'os dé Ik ^. i55| «g. 5. Il est partout diàtittét dii flBiâ> tt " grêle; sa longueur est de ô/oyi. ^ ^

ÀRtICLÈ tii.

Des fémurs.

Comme pour les tibia > combK ^lir lé^ . péronés^ j'ose pï^esque le dire, éoÀinrié poiflr tous lès autres os des liieidabres . rioVis àu^ HonS pu JBtûssi détèrthiner à priori llll}ùéllë iAâ fbrmes dé fémurs que l'on trôute dànâ léS carrières devait appartenir à chà'cMii 'èés d6tii Ifenr^ qifé nous aVôns déterftiîhg* p&r Ife dWitS.

Eft effet, dans l'ordre dés pachydfeîteès-,^fafe partie des genres a des fémurs d'aune fôt*iàë très-particulière, où la crête qui descend du

RETABLISS. ^ES GRÀHdS OS DÉS EXTREM. ^87

grand trochanter^ au lieu d'aller rejoindre obliqueqdieht le petite descend verticalement le long du bord de l'os, et produit elle-même une apophyse ou proéminence qui sert principat^ëht â l'insertion du muscle grand fes* sier et que j'ai appelée troisième trochanter. Or les pachydermes qui offrent cette particularité sont les rhinocéros, les tapirs, les chevaux, et jusqu'à un certain point les damans^ ç'esl-à-dire les genres que j'ai désignés comme formant une petite famille distincte, et à système dé doigts impairs au pied de derrière, et c'est précisément à cette famille qu'apparifeiitiënt les palseothériums par tous les autres

Jetait donc aux palœothériums qu'il convenait d'attribuer les fémurs à trois trochanters, et il ne restait que ceux à deux trochanters pour les anoplothériums.

En effet, la chose s'est vérifiée toutes }es fois que Ton a trouvé de ces fémurs bien conservés avec d'autres parties caractéristiques, et cela m'ési arrivé nommément jplusièiifs fols pour le pàlœotherîum magnum et poiii' Vahô^ plotherium commune, en sorte qu'il n'y a pas néiii dé douter que cette répartition ne soît vraie âusSi jpour les autres espèces.

§ I. Des fémurs de palceothériUm.

\^ /y un fémur qui paraît "venir du palasothe^

rium crassum.

Je ne puis en juger que par ses proportions, car je ne l'ai eu qu'une fois et isolé.

Le fémur dont nous parlons est représenté par sa face postérieure (pi. io6, fig. i), à moitié de sa grandeur naturelle.

La face antérieure de sa tête Test, fig. 2; la face externe un peu obliquement, fig. 4î la face supérieure , prise , l'œil étant dans l'axe de l'os, fig. 5; et ce qui reste de la tête inférieure, fig. 5. Sa longueur est de 0,34; ^ largeur en haut , entre sa tête et son grand trochanter, de 0,8.

C'est le fémur gauche : sa partie supérieure est singulièrement aplatie d^avant en arrière. La tête est petite, la plus grande partie de sa convexité regarde en haut. Son plus grand diamètre est de 0,057. ^ bord externe s'élargit subitement , et forme une côte saillante en arrière, qui se termine en haut au grand trochanter, et se perd en bas vis-à-visdelanaîssanco

BÉTABLIdS, DRS GRANDS Od DBS RXTRÉM. ^8g

du troisième: Cette côte laisse à la face postérieure un enfoncement aplati qui occupe toute cette face.

Le grand trochanter est une grosse tubéroûté qui fait en avant une saillie plate et triangulaire.

Le petit n'est pas bien entier dans ce morceau.

Le troisième e^t comprimé : son bord est arrondi^ mousse ^ et il fait un peu le crochet en; avant. Il est situé au bord externe, un peiî plus bas que le petit ne Test au bord interne ; il y a entre lui et l'extrémité supérieure rdeFos, 0,1 1.

Au-dessous du troisième tro.chanter, le corps de Tos redevient un peu rond, mais bieiftôt i^rès il reprend quatre angles, et s'élargit pour former les condyles.

Ce morceau ne montre que le condyle externe , qui est très-saillant en arrière.

La distance entre la partie la plus saillante en avant du bord externe de la poulie rotulienne du fémur et la partie la plus saillante en arrière du condyle du même côté , est de 0,06.

Le bord interne de cf tte poulie est bien plus

ago FOSSILES ps paris.

nillant en avant et plus obtus que Taut^p. JUeur distance par devant est de o,o5.

Un autre fémur, de même espèce et de même grandeur, a le grand trochanter plus parfait et s'élevant en pointe plus haut q!|(^ la tête, comme on peut le voir, pi. iSy^

Sa tête inférieure y est aussi mieux conser^ vée, et nous la donnons, ihid.y fig. 5.

D'après les caractères que nous avons indiqués plus haut, et d'après sa grandeur, ce fémur ne peut être comparé qu'à ceu:s: de \^^ç et du tapir.

U a plus de ressemblance avec le 'jseooiid pour la forme : i® le troisième trochanter du tapir est situé au même endroit, c*està-dire à 0,10 de distance de l'extrémité supérieure de l'os pour une longueur de 0,28; celui de l'âne est placé plus haut à proportion, aussi à 0|io, mais sur une longueur de 0,29.

1^ Cette éminenee fait un peu le tu^oghet vers la base dao$ \4me. jËlle a ses bords ^iv roadis dans le lapir^ comme dans notre ï&wa^x fossile.

S"" Le corps de l'os fossile est beaucoup pins

gros à proportion de m longueur qiM «elui

RETABUSS. DX3 GRÀKDS OS DS8 EXTREM. agi

J lia fenmr de Yânej il l'est même plus qae eehà du tapir.

Le fossile a,, dans Sft partie la plus minée > 0;035 de diamètre; le tapir, 0^28; Yâne, qui a le fémur plus long^ o^So.

Néanmoins ce fémur fossile se rapproche nu peu plus de celui de Y âne en deux points :

1^ En ce que le bprd interne de sa poulie tibiale est bien plus gros et plus saillant que l'antre^ comme cela a lieu dans Y âne : le tcipir a ces deux bords presque égaux ;

;)'' Gn ce que la face postérieure de la partie supérieure est très-aplatie, et que la côte MÎUante qui part du grand trochanter y descend jusque {Mrè^i du troisième, comme dans Yâne^ tandis que dans le tapir cette cote .finit au tiers de l'intervalle de ces deux éminences.

Il résulte de cette coinparaison , que ce piNâ? mier fémur fossile n'est ni un fémur d'âne, ni un fémur de tapir, quoiqu'il tienne de tous les deux, et qu'au total il ressemble davantage à celui du dernier.

fôittes les autres analogies que nous ftVons déjà trouvées entre nos pieds fossiles 3: trQis doigts et ceux du tapir, ne nous permettent pas de douter que ce fémur ne doive être

mpfotté à ces pi«is; et ^'tt U'apj^ctttiêRlie

FOSSILES DB PAKIS.

à notre genre pakeothenani* ^^ crmuoeur nous en indique en même temf^ wT^iMM i peu de chose près.

t' [hêjëmur du palasotlierium magnum.

C^\ùr<\ ne nous laisse aucun doute sur VeSr <:mm« et confirme ce que le raisonnement -HMi» avait indiqué sur le genre , car nous ':\¥uu» trouvé trois fois avec d'autres parties lU >^ueIette•

L'un des trois trouvé avec une grande par— *K des autres os de l'animal est représenté ^ 4- i3o, fig. 2; on y voit que le troisième *Avchdnter y ressemble pour la forme et Id j^^uou^ et Fos entier pour l'épaisseur pro^ jviuouuelle, au fémur d'espèce plus petite ^ jiM^kt att n* précédent.

Ltfs dimensions de cet os sont :

vK'^i^iiw'ui • : Oy33

V^miiiiMi ^k la tète supérieure 0,132

Vu|^<^& AU uoisième trocbanter 0,086

W ^HN^Mfti» trouvé avec la grande tête de lar

RETABLISS. D£S ÇRANOS OS DES ÈXTREM. JqS

pl. i5i f fig. If est représente sur cette même pl.,fig. a.

Il confirme ce que le précédent avait appris , et montre la tête inférieure et le corps plus entiers.

•Se^ dimensions sont :

liongueur • . • 0^35

ILargeur au troisième trochauter 0,07

lidrgeur de la tète inférieure 0,105

Le troisième a été découvert récemment avec le groupe d'os de la pL i4i; on l'y voit ea A fig. 1 .

Le troisième trochanter surtout y est singu* lièrement marqué.

5^ Du fémur du palœoiherium minus.

Mous n'avons qu'une partie de cet os dans le squelette de Pantin ^ pi. 1 15 ^ fig. F, et il y est HEiutilé de manière à ne pas nous laisser savoir ft'il avait un troisième trochanter. Nous apprenons du moins par-là que sa longueur était de 0,1:2 à o,i3^ et que sa tête inférieure avait de diamètre antéro-postérieur^ o,o53.

pi^ F08SILK9 DE PARIS.

' OrooM trouvons un«têteiiifërieufé» pL logi ÛQ. lo, qui a précisément^ à son côté externe^ 0;oSS| et qui ressemble parfaitamaut pour la forme à celle du fémur du ti^ i> eu sorte que nous ne doutons point qu'elle ne vienoa do notre palœotherium minus.

Elle a d'avant eu arrière^ àBoo côté interne^ 0,037 î sa largeur en avant est de 0,01 5, et en arrière de o,oS.

Le bbndyle externe est phiS gros que Tînterhé ; ï'éôhancrure qui lés sépare est profonde de o,oi5, et large de 0,008.

jTê ûtsh conveftî^ cependant que cette tête est tin peu petite pour les tibia décrits à Vtt^ '

ticle I ci-dessus, § I, n® 4*

§ II. Des fémurs d^anoplothérium.

Non-seulement ils sont privés du troisième troehauter^ mais touis leurs caractères les rAp-^ proohent dés fémurs de ruminans et da 00^ ohous ^ i>omDM ou de?ait s'y attendre d^^rèa toutes les affinités de ce genre.

RÉTABLÎSS, DE8 GHAlfDS Oft DES EXTREM. ^gS

I Zte fémur de Fanoplotherium commune.

Le fémur le plus commun dans nos car^ ricres est celui que représente par devant, et à moitié grandeur^ 1^ %• 7 ^^ 1^ pl- io6. C'est le morceau le plus complet que j'aie eu d'abord de cette, espèce , et , quoique presque toute la paroi antérieure de l'os soit enlevée, on eli Toit encore fort bien la plupart des caractères.

Il a o,56 de longueur entre la tête et le condyle interne b. Sa largeur entre la tête et le grand trochanter, de c en d^ est de 0,12; et d'un condyle à l'autre, de e en^J de 0,10 : le grand diamètre de sa tête est 0,047 ^ ^^ ^^^ tance de la tête au petit trochanter, d'à en g^ dé 6, 1 1 5 : le corps de l'os , à sa partie la plus mince, vers / â:, a o,o55 de diamètre.

Il y a quelques variétés pour la grandeur. Ainsi j ^ai une tête inférieure qui a, d'un condyle à Tatitre , o, 1 1 5 ; une tête supérieure, dont le diamètre est de o,o55; une portion supérieure qui n'ft cpie 0,8 de largeur entre la tête et le graml trochanter; mais toutes ces variétés n'^xeèdetit pas celles qui peuvent naturellement se trouver dans une même espèce.

La partie supérieure est fort plane en avant ;

ag6 FOSSILES de paris,

le cou est peu prononcé ; le grand trochanter ne s'élève point au-dessus de la tête; le petit est assez considérable^ comprimé et placé toutà-fait au bord interne de l'os^ sous la tête, à peu près au tiers de la longueur totale. U n'y a point de troisième trochanter«

Tous les caractères donnés par ce premier morceau sont confirmés par d'autres que je possède également. L'un d'eux me donne de plus ceux de la face postérieure, de la même partie. Cette face est aussi très-plane et même un peu concave. U naît du grand trochanter une côte saillante comme en fig. g, h, qui reste au bord externe de l'os, et se termine, en s'élargissant^ à peu près à la même hauteur que l'origine du petit trochanter^ mais à une dis^ tance en travers qui équivaut à presque toute la largeur de l'os. Ainsi ce n'est point sur la fin de cette côte que naît le petit trochanter, comme dans tant d'autres animaux.

Si nous comparons maintenant cette portion supérieure de fémur à celle des autres ani-« maux, il faudra exclure d'abord ceux qui ont un troisième trochanter, ensuite tous ceux où le petit trochanter est à la face postérieure , et tous ceux où la côte saillante qui naît du grand trochanter, se prolonge j usqu'au petit.

BETABUSS. DES GRANDS OS DES EXTREM. :X^

Il ne reste alors absolument que le chameauj car, même dans les autres ruminans, on observe la dernière circonstance.

La ressemblance de la partie antérieure est même extrêmement frappante, surtout par l'aplatissement général qu'on y observe.

Mais on voit une différence bien sensible à la partie postérieure : la côte h est bien plus Goarte dans le chameau que dans l'animal fossile; elle ne descend pas à moitié de la hauteur da petit trochanter; et le creux m, formé derrière elle, est plus court et beaucoup plus profond.

D'ailleurs la proportion générale de l'os est très-différente. Dans notre animal, la largeur en haut est de 0,12, la longueur de o,36: comme i à 5. Dans le chameau , ces deux dimensions sont de 0,1 4 ^t de o,56, ou comme ià4.

La tête inférieure ou tibiale de ce grand fémur présente aussi des caractères bien marqués, mais très-difficiles à exprimer : tant la langae a peu de termes pour tous ces détails de formes, et tant il est difficile de rendre , par ua^simple dessin, toutes ces variétés de courbures.

Oq voit, fig. 10, la tête même de l'os de la

FOSSILES DE PAMS.

fig. 7; et fif». 8, une autre que j'ai eue séparément, et qui appartenait à un plus grand OS.

Les faces articulaires des deux condyles ont chacune une double courbure.

La courbure antéro-postérleure du condjle interne o est moins bombée que celle de I*eXteme p.

La courbure transverse d'o est plus uniforme; celle de ;> a un méplat très-sensible vers p.

Ces deux faces se réunissent en avant pour fornîer la demi-poulie rotulienne q, qui est assez concave , et dont la direction se porte un peu en dehors.

Je n'ai pas eu ses bords complets, de manière que j'ignore s'ils sont %a«x ou inégaux.

Le canal profond r, qui sépare les deux éaànences condyliennes, se porte un peu en dedans et en avant, et est coupé presque carrément.

Si nous comparons maintenant cette têteiaférîeure de fémur à celle des autres aaimaïUii, < nous trouvons que le plus tranché de ses «jr, ractères est que le condyle interne o se contif. nue avec la poulie <j, sans qu'il y ait ters s une échancrure qui en distingue les bords.

XmBUSS. DBS GRANDS OS DES EXTREM. 3ot

loBfaear du fëmuri de sa tête à son con-

aecrf djffcintérae 0,375

Laideur entre la tête et le {^rand troclianter. 0, 1 3

' largeur d'un condyle à l'autre 0,09

Fliu grande longueur du calcanénm. . . . 0,105

Lngenr de la tête du radius 0,053

Longueur de la portion du péroné 0,25

Largeur de sa tète inférieure 0,034

La seconde pierre nous a été donnée par H. de la Métherie. Elle contient une tête infiSrieure complète ^ détachée comme épiphyse , d'an jeune fémur évidemment de la même espèce que tous les précédens, jointe à un semilunaire ^u carpe que nous avons attribué à Xanoplotherium.

Cette tête étant plus entière que les précédentes^ nous la représentons (pi. io8,fig. i4) 4 moitié grandeur. Le condyle interne ou le plus saillant est seulement un peu mutilé et raccourci.

Plus grande largeur 0,085

Plus grande longueur entre le condyle in* terne et le bord correspondant de la pou-

Ue rotulienne 0,093

Même distance du côté externe 0,079

Fins grande distance entre les bords extérieurs des deux condyles. •••,••. 0.073

3o4 FÔSâILES DR PÀRJS;

Longueur d'avant en arrière du bord interne de la tête inférieure 0,038

Longueur de l'externe 0,035

Largeur de cette tête en avant 0,02

■ ■■ *■ en arrière 0,03

4^ Fémur de Vanophiherium leporinUm.

Nous avons vu son tibia attaché à son pied^ pi. io4, fig- 2. Un tibia exactement pareil^ mais privé d'une de ses faces, s'est trouvé avec son fémur^ presque rédui): à une empreinte^ mais nous offrant avec précision sa longueur et sa grosseur, pi. 126, fig. 7; sa forme est grêle et légèrement arquée en arrière vers U bas.

Longueur depuis le grand trocbanter jusqu'au condyle externe 0,08/

Diamètre d'avant en arrière de la tête in*

férieure 0^02

Diamètre du corps de l'os vers son milieu. 0,01 Le tibia appartenant à ce fémur est long de. 0,092

lÉTABLISS. DBS GRANDS OS DBS RXTREM. 5o5

ARTICLE IV

Des radias.

Nous avons été plus favorisés par la nature des choses et par les circonstances, relativement à Textrémité antérieure, qu'à la postérieure : les trois os longs de cette extrémité ont entre eux des rapports plus intimes et des formes correspondantes plus prononcées, et il nous est aussi arrivé plus souvent de les trou- Ter réunis soit entre eux , soit avec des os de pieds ou d'autres parties dont les espèces étaient déjà déterminées.

Ainsi le pied de devant àe palœotheriuin médium^ pi. loo, fig. I, adhère encore à un fragment de radius, et l'on en a une partie, pi. iSg, fig- 5, avec un avant -bras presque entier; celui de palœotherium crassum, pi. loi, fig. I, est réuni à des portions considérables des trois os du bras et de l'avant-bras ; le squelette de petit palœotherium y pi., 1 15, offre aussi de grandes portions de ces trois os. Le cubitus et le radius de palœotlierium magnum sont avec son pied de devant, pi. i3o, fig. 5 et 4. Pour le genre anoplotherium , son radius , de V. 20

3o6 FOSSILBS DB PAIHS.

l'espèce commune , s'est trouvé avec un cal — canéum, un cuboïde et un fémur^ pi. n fig. I . Une autre fois il était accompagné d'à semi-lunaire du carpe et d'une partie de l'h mérus; nous voyons aussi, pi. io5, fig. m: , une empreinte de cubitus avec un semi-liB— naire, oeux doigts et une tête inférieure d'hir»-mérus , et ces sortes de combinaisons se son^-t répétées dans d'autres morceaux, en sorte qu jointes aux analogies, elles nous ont permms de reconnaître dans tous les cas les os ou poir^tions d'os isolés. Le bras et l'avant - brs"^ entiers de Y anoplotherium gracile nous soir^^t donnés par le demi - squelette de la pi. i4^^ enfin nous avons, pi. 104, fig. 9 et 10, Tavaix*' bras complet de V anoplotherium leporinum.

Mais en comparant ces divers morceau^^^ nous avons trouvé une distinction très- net *^ dans le système de l'artic^ation du coud^ ^ d'après laquelle les trois os qui y concoure j:^^ se sont trouvés répartis comme ceux de toi^^ le reste du corps en deux genres bien traxx-^ chés.

Une partie de ces radius ont leurs têtes stx^ pérîeures creusées de trois enfoncemens q^^^^ séparent deux arêtes -mousses.

Les autres n'ont qu'une saillie au miliet* ^ et par conséquent deux enfoncemens.

RETABUSS. DB9 GRANDS OS DES EXTRËM. 5aj

Il fiiUait nécessairement qu'il y eût deux sofféd de têtes inférieures d^ humérus : les une^ à trois saillies^ pour correspondre aux premiers radius , qui ont trois enfoncemens ; les autres à deux saillies , pour correspondre aux radius qui n'ont que deux enfoncemens.

U s'est en effet trouvé des humérus de ces deux façons, et quand ils ont été avec leurs radius , ces derniers étaient comme on devait le conjecturer.

J'ai vu ensuite que les radius joints à des fiùàsà^aiioplotherium, et que je viens de mên-^ tioRnèr, étaient à trois enfoncemens.

Fen ai conclu que ceux à deux devaient àp-^ potrtenîr au genre pakeotkerium , et en effet leg morceaux contenant plusieurs os, et l'analogie Att c&ehon et du tapir y ont confirnlé ces deux résultats.

Examinant alors les cubitus d'après leur dispôsifCion à s'articuler aux radius et aux huifiéruB^ ainsi déterminés , il ne m'a pas été DOft plu6 difficile de les répartir.

Ainsi j-^ai' trouvé moyen d'assiguier le geAre âè tous- les humérus, les cubitus et les radius considérés chacun à part, en sorte que leur graiwfeur et leurs proportions m'auraieht aisément donné lieu de les rapporter chacun à

3o8 FOSSILES DR PARIS.

son espèce, quand même je ne les aurais pas trouvés réunis avec d'autres os déjà détermi^ nés.

C'est d'après ces données que je vais leB décrire.

§ I. Radius de palœothérium.

I* Radius de palœotherium médium.

Je n'ai eu d'abord qu'une moitié de sa tête inférieure, savoir : la portion à laquelle s'attachait le scaphoïde du carpe, et qui se trouvait avec le carpe même , dans le morceau de M. de Drée, pi. loo, fig. i.

Déjà ce fragment se faisait remarquer par quelque ressemblance avec la partie correspondante du tapir.

Mais j'ai obtenu depuis peu le radius entier avec son cubitus et une partie de son carpe et de son métacarpe en situation, pi. iSg, fig. 3.

Comparé à celui du tapir, cet os est beaucoup plus grêle, car il le surpasse d'un cinquième pour la longueur, et est moindre que hii, de près d'un tiers, pour la grosseur aux extrémités; néanmoins ses articulations rap-

RETABUSS. DES GRANDS OS DES EXTREM. SoQ

peUent les formes de celles du tapir; la face articulaire supérieure est un peu moins large d'avant en arrière, et moins profondément échancrée en arrière vers l'angle externe; à Fii^férieure, les deux facettes pour les deux premiers os du carpe sont plus creuses et plus distinctes.

En avant, la tête inférieure est creusée d'un sillon plus profond pour le tendon de l'extenseur, et ce sillon est bordé de deux arêtes aigués, etc.

Longueur totale de Tos. 0,21

Largeur transverse de la tête supérieure. . 0,03

Sa largeur d'avant en arrière au milieu. . 0,02

Largeur de Tos dans son milieu • 0,02

Diamètre transverse de la partie renflée ,

au -dessus de la facette cubitale 0,032

Diamètre transverse de la face articulaire

carpienne 0,026

Diamètre antéro- postérieur de la même. 0,015 A cet os appartenait un métatarsien externe ,

long de 0,101

2^ Radius de palœoiherium crassum.

Nous trouvions l'indication de sa longueur et de sa grosseur dans les morceaux de la

^Ip FOSSILES DB PARIS.

pi. iQi^ fig. f (et a; diverses combinaisons noiis y avaient fait rapporter l'os incomplet représenté à demi-grandeur, pi. 112, fig. iG^ en sorte que nous avioqs sa tête supérieure ))îen entière, ibîd., fîg. i5. Mais nous ayons été plus heureux encore depuis notre première édition; le morceau de la pL iSg, fig« i^ nous l'a offert entier avec tout son pied de devant, et nous avons pu le reconnaître avec certitude quand nous l'avons trouvé isolé, comme pi. 1 39, fig. 2, ou même par fragmens^i çommç

pi. l32, fig. I.

Cet os ressemble beaucoup plus que le précédent à celui du tapir. Les formes de sa tête inférieure sont presque les mêmes que dau9. oe quadrupède; elle n'a que des $ailÛes mousses et peu élevées aux cotés du sillon de l'extenseur; et toutefois ces saillies sont un peu plus marquées que dans le tapir. Les fossettes, pour les os du carpe, sont aussi un peu plus creuses et plus séparées.

Le corps de l'os est d'un cinquième plus long que dans notre jeune tapir d'Amérique, sans le surpasser en grosseur. ^

La tête supérieure, à peu près semblable à oelte du tapir, est ];aoi.n$ large d'avant ^u ar- (îxxç;, çt l'angle ^lan( de sou bord pwté^tf

RÉTABUSS. DES GRANDS OS DBS EXTREM. 3l l

Tmr, par lequel elle engrène dans le cubitus, est moins aigu et moins proéminent.

Longueur totale 0,21

Largeur transverse de la téta supérieure. . 0,0S Diamètre autéro-postérieur de la même au

milieu 0,02

Largeur de Tos au milieu 0,022

Largeiur au renflement inférieur 0,044

Largeur transverse de la face articulaire

infërieure 0,04

Plus grande largeur antéro- postérieure* • 0,02

Le même os dans le morceau de la fig. i^ pi. iZg, n'a que o,i8; mais il est d'un jeune individu dont les épiphyses sont encore distinctes; c'est aussi la longueur de l'empreinte^ pi. ICI, fig. I et 2.

Celui de la pi. ii2j fig. i6, avait de diamètre transverse à sa tête supérieure j o^o4^ et l'witéro-postérieur, o,oa.

3^ Radius de palœotherium latum.

Nous Favoris entier, avec son cubitus , son grand qs et son cunéiforme du carpe^ et son métacarpien du médius i dans le morceau dç

3râ FOSSILES DE PARIS.

la planche 140^ fig. i. Ainsi il ne donne lieu à aucun doute. Sa forme courte et grosse oon* vient d'ailleurs très-bien à celle des pieds soit de devant 9 soit de derrière, sur lesquelles nous avons établi cette espèce.

Cet os ressemble encore beaucoup plus à celui du tapir que le radius du palœotkerium crassum , en ce qui concerne ses proportions générales, mais il n'en conserve pas moins les caractères distinctifs des radius de palaeothérium; ainsi sa tête supérieure a sa face arti« culaire moins échancrée, moins rétrécie au côté externe, et n'a ni un angle si saillant, ni une échancrure si prononcée que dans le tapir ; il appuyait par conséquent sur le cubitus par une surface plus plane, etc.

Longueur totale . 0,177

Largeur trans verse de la tête supérieure. . 0,05

Son diamètre antéro- postérieur 0,022

Largeur de l'os vers le milieu 0,025

Largeur 'transverse de Tépiphyse inférieure 0,042

4*^ Radius de palœotliermm magnum.

Je l'ai eu plusieurs fois, en liaison avec d'autres os caractérisés. Ainsi la pi. 1 3o, fig. 4^

lETABUSS. DES GRANDS OS DES KXTREM. Si 3

OU il était avec la tête et toute l'extrémité antérieure, me donne ses principales dimensions.

Sa longueur est de o^SS^.

Dans le beau morceau de la pi. 141 ^ fig* 2 , il est encore avec Thumérus, le cubitus et tout le pied de devant.

Bien qu'un peu mutilé dans le haut, il y est long au moins de 0,54 ; sa tête inférieure est épaisse de o^o5 , mais d'ailleurs de même forme que dans le palœotherium crassum.

Dans un autre morceau où sa tête supérieure est entière, elle montre tous les caractères des palaeothériums. Elle a 0,077 ^^ largeur transverse, sur o,o38 de diamètre antéro-postérieur dans son milieu.

5^ Radius de palœotherium minus.

Le squelette de la pi. ii5 nous en montre un mutilé par le bas, et qui a encore 0,1 15 de long ; il est arqué sur toute sa longueur, la convexité en avant.

3l4 FOSSILES DE PARIS.

§ U. Radius d'anoplothérÙ4m.

' 1® Radius (T anoplotherium commune.

Le triple enfoncement de la tête supérieure du radius fournit le caractère dominant de cette extrémité , dans le genre anoplotherium*

Cette tête est représentée de grandeur naturelle, pi. 112, %• ï4î ^^ ^^ radius mutilé par le bas à demi-grandeur, fig. 7.

Je l'ai eu, comme je viens de le dire, avec son cubitus^ la tête inférieure de son humérus et son semi-lunaire j une autre fois av^c divers os du pied , et plusieurs fois isolé, mais pre^ que toujours mutilé.

Sa tête supérieure est un ovale transverse. La concavité du milieu est un autre ovale qui a son grand axe dirigé obliquement. Les deux enfoncemens latéraux ne sont presque que des plans inclinés.

€ette division en trois fossettes, qui rend le ginglyme du radius avee l'huménis. pour ainsi dire encore plus serré que ne pourrait faire la division en deux, ne se trouve que dans le cochon et les ruminans et un peu dans

BÉTABLTSS. pES GRANDS OS DES EXTREM. 3l5

^hippopotame* Les autres pachydermes n'ont que deux enfoncemens à leur radius. I/ana.- Jcgie est donc bien conservée ici^ puisquç nous 4vons toujours vu V anoplothérium se rap-* proçher du cochon et des ruminans plus que ne fait le palceothérium. Mais dans ces animaux^ c'est l'enfoncement du milieu qui est le plus petit ; et dans Y anoplothérium , c'est le plus grand : par conséquent il a encore ici un caractère distinctif qu'il ne partage avec aucun autre genre , et qui se retrouvera né^ cessairement dans son humérus.

La largeur d'une des plus grandes de ces têtes est de o,o55 ; sa hauteur^ de o,o35.

J'ai été long-temps sans avoir ces radius complets par le bas.

Je trouvai une fois sa tête inférieure telle qu'elle est représentée de grandeur naturelle^ pi. iiï, fig. 8 : a est son bord antérieur; b, le postérieur ; ç, l'externe; d, l'interne. L'arête oblique a e sépare la facette a e d^ destinée à recevoir le scapkoïde, de celle (éi e èc) qui porte le semi-'lunaire. Cette arête se prolonge sur cette portion de la face carpîenne du radius y qui se recourbe sur le bord postérieur^ d^rriçr^ le scaphoîde ^ en ej et c-eii»t ce qui £^t un d€3 caractère3 de oe gçnre, qui lui

3l6 FOSSILES DB PARI9.

est commun avec le cochon y et plus marqué encore dans les ruminans^ mais qui manque au tapir et au rhinocéros y dans lesquels cette partie recourbée est simple et sans arête.

Le diamètre transverse de cette face articulaire carpienne est de o^o55 ; l'antéro-postérieur, de 0^026.

Ce fut la facilité avec laquelle le scaphoîde et le semi-lunaire du pied de devant d'anoplothérium s'adaptaient à cette tête inférieure qui me le fit d'abord reconnaître pour appartenir à cette espèce; mais j'ai été assez heureux depuis pour obtenir un radius entier avec ses deux têtes ^ représenté à demi -grandeur, pi. i32y fig. 16, 17 et 18, qui a entièrement confirmé ma conjecture.

La longueur de cet os est de 0|3

La largeur transverse de sa tête supérieure

de 0,055

La largeur de son corps au milieu de. • . . 0,033

La largeur de son renflement inférieur de. 0,06 La largeur ti*ansverse de sa face carpienne

de 0,05

C'est du cochon que cette tête inférieure se rapproche le plus; elle n'en diffère même

RETABLISS. DES GRANDS OS DES EXTREM. Siy

que parce que sa facette scaphoidienne est un peu moins concave.

Dans les ruminans, même dans ceux où le cabitus reste long -temps distinct^ il y a toujours une troisième facette portant une partie da cunéiforme du carpe.

!)!* ^ Radius d* anoplotherium gracile.

Le bras et l'avant-bras tout entiers de cette' espèce nous sont donnés par le squelette de la pi. i33; mais quand nous ne les aurions pas eus dans cet état y les têtes articulaires de leurs os portent des caractères qui auraient dû nous les faire reconnaître isolément.

La tête supérieure du radius ^ pi. 1 1:2 , fig. 5 et 4» 1^6 montre pas à la vérité ses trois divisions d'une manière aussi sensible que dans V anoplotherium commune j ce qui m'avait même fait illusion Jprs de ma première édition; mais en observant avec attention^ et en regardant en même temps l'humérus^ on voit vers le bord externe une légère arête saillante qui fait le caractère du genre.

Dans les têtes inférieures, l'arête très-prononcée sur la portion recourbée de la face

3âO FOSSILES DE PARIS.

geur de la petite est de 0,0 1, et celle de la grande y o,o55.

Le petit radius a 0,07, et le grand o^So. Celui-ci est donc plus épais à proportion de sa longueur; en quoi il suit la r^e générale déterminée par les lois de la résistance.

Le bord postérieur de cette petite téte^ pi. 112^ fig. 10, montre deux facettes laides et presque contiguës pour l'articulation avec le cubitus j mais la portion de cet os, pi. 104^ fig. 10, ne m'a donné aucune de ses faces articulaires 9 et je n'en ai pas eu d'autre.

ARTICLE V

Des cubitus.

Nous avions pour reconnaître les cubitus la forme même des têtes des radius/ plus égale dans les anoplothériums en général , et surtout plus ronde dans les anoplothériums proprement dits, tandis que dans les palaecvthériums elles ont des creux et des saillies qui devaient nécessairement se reproduire en sens contraire sur la partie du cubitus avec laquelle ces têtes s'articulaie.nt.

RETABLISS. DES GRANDS 08 DES EXTRSM. 5^1

Mais le principal secours nous fut donné par des morceaux où ces deux os se trouvaient ensemble avec leurs caractères.

Gela nous est arrivé pour le palœotherium médium, et pour le latum, et en partie pour le rnagnum, le minus et le crassum : nous avons eu aussi en connexion ceux de Vano^ jdoiherium gracile, et en partie ceux du le^ poriaumj mais nous n'avons trouvé que des fragmens pour Vanoplotherium commune et le secundarium , en sorte que nous n'avons pu rétablir suffisamment le cubitus des deux ano^ plothériums proprement dits.

§ L Cubitus de paUeothérium.

1^ Cubitus de palœotherium médium.

J'ai été assez heureux pour obtenir celui-ci deux fois, dont une, pi. iSg, fig. 5, avec une partie du carpe et du métacarpe, en sorte que son espèce n'est pas douteuse; et l'autre, pi. 112, fig. i5, avec son articulation supérieure entière , bid., fig. 17, et l'inférieure, fig. 19, en sorte que ses caractères sont aisés à fixer.

Page 1