VÉGÉTAUX
trécie à la base en un court pétiole; nervure moyenne, étroite, peu marquée; nervures secondaires, simples, obliques, rapprochées, saillantes.
Dans le calcaire grossier à Mont«*Rouge3 ( Voyez tome i v , page 69. )
PHYLLITES f^ERlàlDES. (Tome it, pi. P, fig. 1, B^.)
Feuille oblongue-lancéolée ou lancéolée sou^ tenue par un pétiole court ; nervure moyenne étroite; nervures secondaires, simples, obliques, rapprochées, très saillantes.
Dans le calcaire grossier de la plaine de Mont-Rouge. ( Vqjrez tome iv, page 69. )
Elle varie à feuilles plus ou moins allongées à extrémité obtuse ou aiguë.
Cette feuille a quelque analogie, par la disposition de ses nervures, avec les feuilles. du laurier-rose, Nerium oleander. L. Ce dernier en diffère pourtant par ses feuilles plus larges et plus pointues.
Sa forme la rapproche de plusieurs espèces de saules; mais elle en diffère par ses nervures presque transversales*
fSè FOSSBLBf JDBiVÀEIS.
Ufir^^m ^Jf^9^4T4^ (TWf^ i^ rii ». te i- AO
* ^emllé obloibfi;ûe 9 obtuse ^ pëtiôléê. t^er- Yure moyenne, lai^é et ptàtè, formant à rextrémité de la feuille une petite pointe sail-
que transversales.
Dans le calcaire grossier de la plaine de
PHYLLITES iUi^MMlBM». (ToibeW; {A. R, %. 4.)
Feuille oblonsue^i obtuse, un peu spatulée, presque sessile. à base tronquée terminée jpar deux pointes àiguês; nervure moyenne étroite, é^ftlée à la base ; tes niBrvures secondaîres ne Milf pas cfistihetes.
D^s le escarre grossier de Mont - Roùge. ( Vo/ez tome iv, page 69. )
V£OPTAUX« 65§
PHYLLITBS JŒTUSJ. ( TMa ly^ pi. R , fig. 5. )
Feuille obovale , obtusie ; nervure mof aune saillante. Nervures secondaires invisibles.
Dans le calcaire grossier de Mont-Rouge. ( Vôjnèz tdnie iv, page 6g. )
La forme de cette feuille a quelque analogie avec celle du salix retusaj mais cette platitè diffère de Tespéce fossile par dé' ^tites dents vers la base des Feuilles.
fMriLiTMS SPATVLATA, (TomèiT, t»l*R. %. 1)
FeuiUe obovale, spatulée, ^g^ê^r se rëtré*eiteant à la base en un pétiole adsez îdh^. Nervure moyenne dilatée à la base j fièiN^tthA fleoondairesy éloignées, obliijoes.
Dans le calcaire grossier du parc dé Verî sailles à Saint-Nom. i^Voy. tomeiv, page 69.)
66o FOSStLBS DB t»AlUS.
Feuilles à bord denté.
^UYLLITBS LANCE A. (Tome ir, pi. P, 6g. t. D.)
Feuille lancéolée portée sur un court pétiolcy dentée y dents simples; nervures secondaires/éloi^^nées, rameuses.
^ Dans, le calcaire grossier de Moiit^Rouge. ( Voyez tome iv, page 69. )
Observ. Nous ne prétendons donner aucune importance aux analogies que nous avons indiquées entre ces divers fossiles et les feuilles de quelques plantes vivantes. Toutes, excepté celle que nous avons annoncée pour la première espèce ^ nous paraissent très-douteuses: aussi avons-nous toujours fait voir les différences qui existent entre les fossiles et les plantes auxquelles nous les avons comparés.
VEGETAUX. 65l
PALMACITES.
PJLMACITES fJRISlENSIS. ( Tome vi\ pL P,
fig. 1. F.)
Pétiole sans épine , étroit (lalrge de i cent. \ légèrement dilaté à son extrémité. Feuille fta-belliforme à ^5 ou 3o divisions peu divergentes^ linéaires, filiformes.
, Cette plante, que nous croyons pouyoir rapporter sans aucun doute à la famille des .palmiers, parait différer beaucoup de toiles les espèces connues par les divisions filijfoi?mes de ses feuilles ; mais elle offre un des caractères particuliers au^ plantes de cette famille, c'est que les lobes très-fins qui la composent se féuùissent ' souvent plusieurs ensemble vers leur base avàiît de s'insérer au pétiole. ? / *-
La largeur de son pétiole prouve qu'elle
ne peut pas avoir appartenu à la même plante
, quç VEndogenites whinaUf^y que nous avons
déjà décrit et dont les )>9fies des pétioles ont
êSfk , FossiLBS nn Paris.
plus de quatre fois la largeur de ceux du Palmacites parisiensis.
Nous ne connaissons qu'un échantillon de cette feuille; if a été trouvé dans le calcaire gçpssier à Saiat-îSQn^, dî^RS le jjjarp clfi y^rsailleà. ( Voyez tc^pe iv , page 69. )
, . , . P^U^dOfT^ 1,4M^J!ÏWS p}.
Pétiole lisse sjta^ épine, larg^ d^; ^ wsL^itmètres environ , long de plus de 3 décimèti^s, \ivt6î^A\ â sdn éxtréiîïité éupenêure; feuille 'flatelïi forme à lobés très-divérs;ens, i^èunîs et "pftôs^s Verè la base ^ libres et ^e bifùrqùartt "î îeur eitrémité. Ces divisions ont alors en- ^Itdti un centïnfiètre de large et ne présentent
II" ' ■ 9 . ■ tl ,'
isLticune nervure saillante.
', ■ ^^#W Jongu^wj: tqt^h f d^puisï ieur in$^r«i9ii ^ p«tipl|?iu^i^'à leur. e3^<f#ni<é libre, ê^ ^e plus de six décimètres.
' (I) Tlf&mé aTOOB 6guVé cette espèce dàieSs les Mémoiwes du Mu^um^ tome vin>'pl. XflV ; %. :p. î
Cette espèce a été trouvée dans les plâtrières d'Âix en Provence.
ËUé dinère beaucoup du Chamœrops humilis, auquel on l'a souvent comparée par la grosseur du pétiole, Tabsencc; d^^^iines, le nbmbre et la loùgueur 4^9 d^visigi^ (|¥ la feuille ; elle ne parait même pas pouvoir ikppdHet ft aôctiné deà éipim (k f^iU
kvë bien coDdfaUttf.
CAttP^L'ftJikd.
Ç4MfiQWVHES TBaâLieT«OiD4Èfi<.
^w. 4. ^4^SIEifSm. ( T^Mii* tt.it, mfig^^,)
Carpelle presque cylindrique, légèrement recoarbé eu Sj strié long^udinalement y à base renflée et arrondie, à sommet pointu.
664 POSSILBft OB ^AIIIS.
Var. B. frSBSTERl. (Tome iv, pi. S» fig. 5.)
Carpelle un peu comprimé, base à peine
renfliée, sommet obtusi.
-f La première de ces variétés a été trouvée
dans la meulière à Long^umeau et à Vil-
liers près de Pontehartrain ( Ployez tome iv ,
page X x5 ); la seconde vient de Tile de Wight,
sur la côte méridionale d'Angleterre , où elle
a été découverte par M. Webster.
Ce fossile nous parait présenter une grande analogie 'avec les carpelles qui* comipbsent le fruit des thalictrum dont plusieurs sont striés longitudinalement, et ont une forme presque semblable à celle de ces graines fossiles, ce qu'on peut observer surtout sur les fruits du ThaUctrum majus (i).
» ) « 1 y I I ■ I I ■ I ■ ^1 ■ » 1 I i I > ■ ■■■■Il » ■ I ■ I I « I M
(1) Nous renverrons pour plus de détail, tant sur ce fossile remarquable que sur la plupart âes autres espèces importantes , au mémoire que nous avons déjà cité. ( Mém, du Muséum , tome vin , pi. XI, fig. 6. )
V£GBTAUX« 665
CJMPOUTMES OrULUM. (Tome u, pi. S. Bg. 6. )
Graine lisse, ovoïde, creusée d'une fba- 3ette assez profonde à sa base.
Commune dans la meulière deLongjumeau.
( f^oj-ez tome iv, page ii5. )
Nous ne saurions assurer si ce fossile est une graine ou un fruit monosperme; on ne trouve jamais dans la meulière que sa. cavité renfermant dans son eentre un noyau ovale. Il est par conséquent difficile d'établir si la partie détruite entre ce noyau et la cavité extérieure était le péricarpe ou le tégument de la graine, et si le noyau lui-même est la graine entière, ou simplement l'embryon et le périsperme qui l'entourent.
Cependant, en adoptant la dernière de ces opinions, on trouve une assez grande analogie entre ces gf aines et celles des nymphéa, dont le tégument est également très-épais, c^i ont une forme ovale et sont créilsée^ d'un petit trou à leur base.
La forme de ce fossile ne présentant que
666 V05%tïM^ Dfi t»ÀIUS.
peu de caractères propres à le faire rea||(^. naître , nous n'avançons cette analogie qu%s* véc cbtfte^ qtforquè la fesseiftbl^nèé t(tt) êkis^ entre un autre fossile de ce même terrain et les tiges de nymphéa lui donne quelque pttMhRiié.
a des genres connus^
EQiU-ISfiTDM.
Gaines peu dilatées au soaimel;,,à 4, P.u ^ dents, courtes, triangulaires.
Troi^ vé dans le calcaire ff rossîer dé la AÎaine dé ])iont-Rouge. ( ployez tç)me iv, plage 69. )
Jq n'qi vu qAie deux peUts échasitiUon&.ç)^ ce fossile; inai& ils> sont si bien ca^^actérisés, qu'il n'y a pas de 4oiUte^ à ce q*i6 je^pense^ sur le rapprochement que j'ai établi entre #tet et les ëqUisefiirh. ,
VÉGÉTAUX. Mj
lAf genre casuarifi* est le dMl qui ptéiènte^u^ qudque aWlôgie avec eette plaifité^ mÊà^^W eh diftère par ks gàtkié^/qiÀ né sOÛi pits d« tqift dilatées et dôtil le^ dent» sdtlt eica^tetnqDt appliquées totitre la tl^. -
Ep admettant que le fossile que nous déciTh vond àipparl(iénne en effet au g;enre equis^tum^ it est facile dfi s'assurer qu'il né peut se ï'àpp^^rier a aucune des' espèces vivantes cTii'ûh' connaît: toutes en eâe£ ont les gaines termifieës jiar des dents beaucoup plus longues et plus aiguës. Quelques-unes, telles que Yfi^iffetj4ni h^ipafe,^ tf^ p^a^tnlftles avoir courtes et arrondies, ne doivent cette apparence qu'à ce que Textrémité des dents dé ^tompt trés'-^ciletnetit, et qu'il tit reste plus que leur partie idfSrieure ; t^ndi^ qt/rl «rtj cçrlMI^ quQ la^brièvfié dàtk dute* de Tes-
qu'elles sont dans un .4tat fm(^% à^mift-
Cm^A
Capsule unildculaire à 5 valves tournées en si^rèlèii'dE fôMttànt un' plus du liidihè grand liombfe êé tdûrk dé ^irë.
Les gyrogonites, d'abord décrites sous ce nom par M. de Lamarck , reconnues ensuite ]|htr M. Léman pour des capsules de Chara, ont été peu examinées depuis ; après nous être assuré, sur des échantillons plus parfaits que ceux qu'on avait étudiés jusqu'alors , de l'exactitude du rapprochement établi par M. Léman , nous avons remarqué que les fossiles de ce genre trouvés aux environs de Paris formaient trois espèces bien distinctes, dont nous allons rapporter les caractères.
CKARA BEUCTERES. (Tome ir» pi. S, fig. S. )
Capsule ovoide présentant 8 tours de spire de la base au sommet.
A Fleurs, département de l'Aisne, dans le terrain d'eau douce supérieur. ( Kojez tome IV, Jmge ii5. )
Cette espèce est la plus grosse et en même temps la mieux conservée des trois; c'est sur elle qu'on peut le mieux s'assurer de la parfaite ressemblance de ces capsules avec celles des Chara.
Chaque capsule est composée de cinq val* ves étroites, linéaires, contournées en spi-
taies f rétrécies , et ensuite dilatées à ' leur partie supérieure, de manière à paraître formées de deux portions distinctes; à la base elles se réunissent sans changer de grosseur , et laissent un petit trou au milieu.
Chacune de ces valves peut se séparer entièrement des autres 9 comme nous l'avons représenté fig. C. On voit alors qu'elles sont presque aussi épaisses que larges, et un peu concaves à leur face interne.
^intérieur même de la capsule ne présente ni cloison ni aucune espèce de diaphragme ou de columelle; elle est entièrement vide.
Cette structure est absolument celle des capsules des Chara , si ce n'est que dans les espèces vivantes que nous connaissons les capsules sont en général plus petites, plus allongées, et présentent par conséquent un nombre de spires plus considérable d'une extrémité à l'autre , quoique toujours composées du même nombre de valves.
CBARA LFsMANI. ( Tome ly, pi. S, fig. t. )
Capsule oblongue cylindrique à 6 tours de spire, chaque spire convexe libse.
67^ l^OSSaiS DB PARIS,
lindrique; recourbé à sa partie moyenne; écailles étroites, terminées par des disques larges environ de la millimètres, et dont 5 à 6 font le tour du cône.
Chacun de ces disques est terminé supérieurement par un bord libre en forme de demi-cercle , et est limité inférieurement par les extrémités libres des deux écailles placées au-dessoqs. Ils sont ibi;tement recourbés en dehors à leur extrémité , et devaient donner au cône ui> aspect hérissé.
Ce fossile a été trouvé par M. Defrance à Ârcueil , dans le calcaire grossier. ( f^ojrez tome IV , page 69. )
La forme très-allongée de son cône, et surtout celle de ses écailles ^ nous parait distinguer ce fruit de toutes les espèces de pins connus. Il ne peut du moins se rapporter à aucune des espèces dont nous avons vu des fruits en bon état ou de bonnes figures.
Elle est également bien distincte par la forme de ses écailles d'une espèce fossile que nous avons trouvée en Italie, et que nous avons désignée sous le nom de Pinus Covtesiï^
VEGBTAOX. 67$
NYMPHEA.
NYMPEJEA ARSTUSJË. ( Tome iv, pi. S, % 10. >
Tige oflBrant des impressions arrondies pro* duites par la base des pétioles , disposées atoe^' régulièrement en quinconce , et creusées de six.' dépressions vers leur centre. Au-dessous de chacune des bases des pétioles on voit 5 à 7 impressions arrondies de grandeurs variables, produites par l'insertion des radicules.
Trouvé dans la meulière à Longjumeau.
\ Voyez tome iv, page ii5. ) ^
Ce fossile a une telle analogie avec la tige rampante et submergée du Nymphœa alla , figuré pL R, fig. 11^ que nous avons cru pouvoir le rapporter au même genre en le distinguant seulement comme espèce ; il ne diffère en effet du Nymphœa alha que par sa taille plus considérable , et peut-être par des caractères tirés des organes que nous ne connaissons pas; les légères différences qu'on peut apercevoir dans la forme de la tige doi-*
^4 FOSSILES DE PffUS. yEGETAUX.
vent être attribuées à la compression considérable qu'elle paraît avoir éprouvée.
Si la graine que nous avons décrite sous le nom de CarpoUthes ovulum appartenait à la même plante , elle différerait encore du Njmpkcea a^ba {)ar la grosseur beaucoup plus considérable de ses graines et par leur forme plus arrondie^ caractère qui les rapproche davantage des graines du Nympha^a h^lea, doDt la tigç est très - cU^r^ûte 4e 49^1Ie de l/espéce fossile:
Fnf pu TOMl f^NQUIKME.
''"'■'■'■■ ■ 1 ■ ■ ■<'■ \i\iit I * ùiii
DU CINQUIÈME VOLUMB.
Page»
SUITE DE LA SECONDE PARTIE* Sur tes ossemens- fossiles de quadrupèdes pachjrdtrmeê dévr couverts dans les carrières de pierre à plâtve di9s environs de Paris, et sur les autrea animaux dont ils y sont accompagnés; ainsi que sur lias ossemens de pachydermes des mêmes gearass, découverts en d'autres lieux 1
Chapitre II. Examen anatomique , et rétablissement des deux genres de pachydermes les plus communs dans nos plâtrières , ainsi que ^ts espèces qui les composent ibid»
Premt£££ section. ResUlutiou des têtes il^id»
AfiTiCLE PREMIER. Indication des deux genres, d'après les dei^ séries de dents les plus com^munes dans les'carrièrés , ibid,
A&TiGLE II. Rétablissement de la série des dents
à canines saillantes ^. 4
§ I. Dents inférieures. • « ibid.
§ II. Dents supérieures. ••••»••... 12
ARTICLE III. Rétablissfement de la séri^ des dei|ts sans çajuinfis saiUaptea. • • • 22
Pages
Aeticlb ly. Rétablissement des mâchoires inférieures des deux genres « . 38
Article Y. Rétablissement des parties supérieures
de la tête 41
§ I. Tète du palaeothorinm 43
1* Le palœothérium de grandeur moyenne y
dont les os du nez sont courts ibïd.
2* Le palieothérium de grandeur moyenne y
dont les os du nez sont allongés 55
§ II. Tête de Tanoplothérium 67
Article YI. Des dents et des portions de têtes éparseS' dans nos carrières à plâtre , qui annoncent diverses espèces dans chacun des deux
genres. 79
§ 1/ Des espèces qui appartiennent au genre
palœoihérium 81
1* De la grande espèce ibid.
2* D'une espèce inférieure à celle de grandeur moyenne 90
3* D'une espèce plus petite 91
4* D'une espèce encore plus petite , et un peu
différente quant aux dents 100
§ II. Des espèces qui appartiennent au genre
anoplothérium ou qui en sont voisines. . 103 1* D'une espèce un peu plus petite que la
commt;ne idid.
Addition à ce paragraphe. 104
2* D'une espèce sensiblement plus petite, à mâchoires allongées, à molaires antérieures tranchantes 105
3' D'une espèce plus petite que la précédente. 110 4* D'une espèce très-petite, dont les mo*
TABLE DES IfÀTlàaES» 677
PagM
laires inférieures ont de doubles paires de pointes aiguës , et qui semble conduire aux
ruminans. . ^ 113
5' D'une autre espèce également très-pedte , semblable à la précédente par ses molaires , mais dont la branche montante est trèsdifférente 116
Article YII. Résumé des deux articles précédons ; imposition de noms aux espèces ainsi déterminées d'après leurs têtes. 117