RESTITUTION DES PIEDS DE DERRIÈRE. I
serve; il n'est que d'un cinquième plus petit que celui de notre jeune tapir^ auquel il ressemble d'ailleurs singulièrement par les proportions et les courbures.
L'astragale B y fig. i, :2, 5^ de notre pi. 97, outre ses facettes calcaniennes, en a une scaphoîdienne gj fig. 3, grande, rhomboïdale^ peu convexe d'avant en arrière , peu concave de droite à gauche, et une cuboïdienne h, étroite^ un peu convexe en avant ^ avec un petit creux en arrière /. Ces choses sont toutà-fait pareilles dans le tapir et le rhinocéros. La facette cuboïdienne du cheval est beaucoup plus petite; celle du cochon et des ruminans est beaucoup plus grande, et vraiment en portion de poulie. Cet os était aussi un peu mutilé d'un côté dans ce morceau, mais je l'ai eu. ensuite bien entier, pi. 121, fig. 4 à 8, et tous les rapports que j'y avais aperçus ont été confirmés. Son col est plus oblique sur sa partie tibiale; il a au bas de sa face interne, un tubercule plus saillant; il est plus étroit à proportion que celui du tapir; sa facette calcanienne supérieure est plus concave; celle du bord interne plus longue et plus étroite, etc.
Sa longueur est à celle de l'astragale du tapir, comme 6 à 7 , sa largeur comme 5 à 7.
Le cuboïde C, fig. i et 8, appuie sur l'as-
l3o FOSSlLEâ DE PARIS.
tnitgàlé pat une facette^ sur le calcaûéuih par line alitrè j il en a â sa face interne deiii pour le ftottënlèlnt latérial contre le scaphoïde, et un peu plus bas, deux pour celui qu'il exerce atussi latéralement, sur le grand cunéiforme. Enfin litie facette métatarsienne.
le scâtphoïde, D , fig. i, :i et 7 , s'applique exactcitientà la facette de Tastrâgale qui le coh- (îeihne. Il â à Sa face opposée trois facettés , une grinde eri croîôsànt, à, fig. j; une moyenne B, et une petite c, l'une et l'autre ovales.
La grande et la moyenne portent chacune un cunéiforme, B et F, fig. i et 2, et ceux-ci portent dés os métatarsiens.
La petite porte un ôs surnuméraire G, fig. 2 , plus long que les cunéiformes, mais qui n'a point de facette â son extrémité, et qui par conséquent rie portait aiiciin os du métatarse : il représentatît le pouce. Le tapir a des facettée en même nombre et pour porter des o^ de même nature, mais celle qui porte le grand cunéiforme n'est pas échancrée en croissant.
Le cuboïde devait aus^î porter un os du métatarse; il a une facette pour cela, d, fig. i et 8 , et le grand bs du métatarse en a une e , fig. I , pour frotter contre celui quececuboïde portait. Mais cet os ne s'est pas trouvé dans la pierre d'où j'ai tiré ce pied.
RESTITUTIOlf DES PIEDS DE DERRIERE. fSl
Je rie douté cependant nullement qtt'îl il'ait existé, parce que dans la séhiè dfeS pieds des animaux connus, on ne voit jamais le cuboïde perdre tous ses métatarsiens , tant qdé le scaphoîde en garde deux, et à plus forié raisbh lorsqu'il en pointe deux entierâ et uii im[)ài*- &it, comme cela à lieu ici.
Il suffit dé vdîr, fi{j. 8, les trois facettes que IJB tarse présente au métatarse, pour ju^ëî- que les deux os latéraux devaient être beaucoup plus petits que l'intermédiaitSe , et conclure qu'il devait y avoir la même différence dans leâ doigts.
L'os moyen du métatarse était dans ce morceau de toute sa longueur, mais un peu usé d&ns lë bas; c'est pourquoi je ne l'ai pas dessiné eti ëntiët', mais je l'ai eu parfaitement entier dStiis deux autres pièces, et on le voit ainsi, pi. ^7, %. 4 ^t 5.
Sa tête sut)érieure , fig. 4 > répond par sa figuré ail cunéiforme auquel elle s'attatîhe; l'ihférietti'e est en poulie, lisse en avant, divisée en dessous en deux gorges par une arête saillante* Lë corps , un peu en prisme triangulaire dans le haut, est un peu aplati dans le bas, d'avant en arrière.
Cet os , autant et plus long que son analogue dans le tapir^ èM d'un tiers plub étroit^
l32 FOSSILES DE PARIS.
et la difierence de proportion est encore plus sensible pour les os latéraux.
Je n'avais dans ce morceau que la partie supérieure du métatarsien interne. Il était un peu moins large et beaucoup plus mince que celui du milieu. Dans un autre morceau^ je Tai eu descendant jusqu'au quart inférieur de l'os mitoyen f et cassé à cet endroit; en sorte que je ne doute pas qu'il ne fut presque aussi long que lui.
Il n'est pas difficile ^ même en ne considérant que ce pied isolé ^ de prouver que l'animal auquel il a appartenu n'est pas connu des naturalistes. Les quadrupèdes décrits jusqu'à ce jour comme n'ayant que trois doigts aux pieds de derrière sont : les rhinocéros^ les tapirs, le cabiai, l'agouti, l'acouchi, le cochon d'Inde^ l'unau et l'aï, dont les squelettes sont bien connus, et deux dont je n'ai pas le squelette; savoir, le tapeti, et le quouiya de d'Âzzara; mais comme ces deu;^ derniers appartiennent l'un et l'autre au genre cai^îa, on doit présumer qu'ils ont une structure semblable à celle des autres espèces tridactyles de ce genre; d'ailleurs le tapeti, ainsi que le cochon d'Inde, Ta* gouti et l'acouchi, ne peut être comparé pour la grandeur à l'animal dont venait ce pied->ci : et ce9 trois dernieri? animaux ; ainsi que le
RESTITUTION DES PIEDS DE DERRIERE. l35
cabiai^ ont au côté interne du pied deux os surnuméraires, dont l'un est sous le bord interne inférieur de Tastragale , et l'autre sous celui du scaphoïde et du petit cunéiforme, et sous l'origine du métatarsien interne.
Les deux paresseux, l'unau et l'aï, outre la différence de taille, ont leurs trois os du métatarse soudés ensemble à leur base; deux petits os surnuméraires grêles, un de chaque côté; leur astragale a de plus une forme toute particulière que je décrirai ailleurs. Les rhinocéros sont infiniment plus grands que notre animal.
II ne reste donc que les tapirs qui offrent de vrais rapports de famille avec notre animal ; mais outre les différences très -sensibles que nous avons indiquées pour chacun de leurs os, il reste celles de la grandeur et de la proportion, qui suffiraient à elles seules pour donner des caractères spécifiques.
Le calcanéum a de longueur 0,057
Le scaphoïde , de hauteur 0,01
Le grand cunéiforme , 0,01
L'os moyen du métatarse, de longueur. . . 0,105
C'est pour le pied sans les phalanges. ... 0,182
C'est à peu près la longueur de la même par-
l34 FOSSILES PB PARIS.
tje dans un cochon 4ie t^\\e ordinaire; i^^ ff^ c|ion de Siam l'a p)u3 petite de 2 cei^^xpè^i^s^.
Il y a cependant îl^^ ipcjiyidus un peu pli^ grands :
Ainsi j'ai des os moyens ^e métaltarse dç P,ii5;
Un cajcapéum de o^p65; etc.
On peut (|onc présumer que cette pia|:tî.e f|.e pied mesurée à 0^182^ allait à 0,2 et quelque chose comité dans notre jeune tapir; mais elle était beaucoup plus grêle.
Le métatarse de notre animal n'avaitpas plus de 0^025 de largeur^ et dans le tapir il en â au moins o^o45.
Nous n'avons eu malheureusement aucune de^ phalanges de ce pied; mais nous y suppléerons amplement dans la suite par l'analogie de celles des espèces voisines.
ARTICLE iii.
Restitution d'un pied de derrière à deax doigts (1).
Ce pied^ qui appartient à l'espèce la plus commune de toutes dans nos carrières ^ car
(1) Nous verrons par la suite que ce pied appartient à
RESTITUTION DES PlÇqS DE DERRIÈRE. l35
c'est celui dont les os y sontsan^ comparatôon le plus II) uîti plies, me fut apii9f>cé d'abord par ses calcanéums et par ses astragales que l'on m'apporta plusieurs fois isolémept. II me fut aisé de voir, après quelques essajs, que ces deux os se correspondaient par les facettes articulaires non pripins que psLr la grandeur. Ayant cherché ensuite des scaphpjidës et des cul^ides qui s'accomipodassent avec eux, et continuant ainsi pour les cunéiformes, j'ai eu promptement reflet tout le tarse.
JTai vu alpp coipbien il présentait de facettes pour les os 4^ métatarse; et, cpmm^ j'avais aussi beaucoup de ces djerp|ers os^ ainsi que des phalanges, je les ai ajustés c)^acun d'apf es ses fî^cettes articulaires , e^ j 'ai eu tout le pied.
Ce n'est qu'après l'avoir obtenu ainsi, 4 force de recherches et de travail , que le hasard n^'a procuré des morceaux qui en cpnjtenaient des parties assez nombreuses , encore placées dans leur arrangement naturel, et qui ont confirpié tous mes résultats.
Ces résultats soi>t assurément bien singu-
la grande tête à série de dents continues , ou à l'anO' phlherittnt commune.
liers, car cette composition de pied de derlîère est unique dans la nature. Aucun autre quadrupède n'a le pied réduit à deux doigts , si ce n'est les ruminans; mais les métatarsiens des ruminans ne sont pas séparés; ils se soudent promptement^ comme les métacarpiens^ en un seul os appelé canon par les
anatomistes vétérinaires.
Mais cette composition n'en est pas moins certaine; et^ quand elle ne le serait point, chacun des os de ce pied n'en serait pas moins à lui seul différent de ceux de tous les autres animaux, et propre à donner pour cet animalci des caractères spécifiques et même génériques.
Le premier de ces os qui se présente à l'examen est le calcanéum. Il est représenté aux deux tiers de sa grandeur, pi. g^, fig. i. On y voit d'abord une facette transversalement ovale, a, qui le coupe presque verticalement aux deux tiers de sa longueur sur plus de moitié de sa largeur, et qui est destinée à servir d'appui principal à l'astragale; à cet effet, elle est partagée en deux par une arête mousse qui se bifurque vers le bas et qui entre dans une rainure de la face correspondante de l'astragale.
Le reste de l'os qui va se terminer au eu-
RESTITUTION DES PIEDS DE DERRIERE. l5j
boide en e, est comprimé verticalement et porte sur sa crête supérieure une proéminence en forme de poulie saillante. La face supérieure de cette proéminence est destinée à s'articuler avec le péroné. La face de toute celte partie de Tos qui regarde vers le dedans du pied offre deux facettes, Tune et l'autre pour fournir à l'astragale une articulation latérale. La première, d , est k la proéminence péronéenne dont je viens de parler; l'autre, qui est longue et étroite, c, règne le long du bout de l'os, et au bord de la troncature e, par laquelle il porte le cuboïde. Cette facette cuboidienne est du double plus longue que large , un peu concave, et placée obliquement par rapport à l'axe ,4 du calcanéum. Ces caractères ne se rencontrent réunis que dans les pachydermes à doigts pairs, et dans les ruminans.
Dans les autres mammifères le calcanéum
offre deux ou trois , quelquefois même quatre
facettes à l'astragale , qui ne sont pas dans des
plans très - diflFérens et qui s'articulent toutes
à la face postérieure ou inférieure de cet os;
mais il n'en offre aucune au péroné.
Ce n'est que dans les ruminans , les cochons elles hippopotames, qu'il donne ainsi de son coté externe une espèce de muraille verticale, fournissant en dessus une facette pour le pé-
fpné pu pour Tosselet pérppien , et p^r L^ £^ interne deux facettes pour la face ^(ér^le p^r terne de l'astragale.
Mais , dans ces animaux même ^ la gf^-n^^ facette astraga}ienne est moins large ff &p$yersalement; la facette latérale inférieure e^t ji\u» (Courte et plus haute; la latérale supérieure es); plus étroite, plus convexe, et quelquefois divisée en deux plans.
Le cochon surtout a la grande beaucoup plus étroite ; c'est dans le chameau et dans l'hippor potame que les ressemblances sont le plu$ sçur jsibles.
JjC chameau a encore sa grande fape^e plu^ étroite, et la latérale inférieure pli^s pourj^q ^|; concave.
L'hippopotame a seulement celle-pi uJm courte, et sa proéminence péronieni]ie beau-; coup moins grosse.
Il y a de ces calcanéums depuis Q,ii ; J!43- ' qu'à o, 1 25 , de longueur .
Dans un de grandeur moyenne, bien cqp-r serve :
La longueur, au bord supérieur, est de. . . 0,108
au bord inférieur, de 0,085
La distance depuis l'extrémité jusqu'à la'
grande facette astragalieaue , de 0,068
La largeur de cette facette , de 0,03
R£8TITUTI0If DBS PIEDS DE DERRIERE. iSq
Sa |^atel^•, de '. . Q,023
^ hrgeur transvei^se de la grosse tubérosité. 0,035
Sa hauteur , de 0,033
La hauteur de Tos à l'endroit de la grande
facette, de 0,037
Sa hauteur à reudroit de la proéminence
péronienne, de 0,05
La hauteur de la facette cubo'idieane , de. 0,035
Sa largeur, de 0,018
C'est au calcanéum d'un hippopotame à peu prés comme 3 à ^; à celui d'un chameau^ comme :2 à 5.
Celui d'un cochon est aussi long , mais beaucoup moins gros et moins large.
On devait s'attendre à des analogies correspondantes pour l'astragale.
En effet cet os, pi. 94, fig. 2, a en arrière, pour son articulation avec le calcanéum, une grande facette creusée légèrement d'une sorte de vallon longitudinal , et en dessous il se termine non par une surface plane ou en portion de sphère , mais par une poulie divisée en deux gorges par une arête saillante , l'une plus petite du côté calcanien et qui sert à l'articulation avec le cuboïde; l'autre plus large, en partie concave, et qui porte le scaphoïde.
La face externe de l'os , celle qui répond en partie à la proéminence péronienne du calca-
l44 FOSSILBS DB PARIS.
porter un petit eunéiforme ou un os surnuméraire que je ne retrouvai cependajit pas d'abord dans les morceaux qui me passèrent sous les yeux.
On voyait seulement qu'il devait s'articuler à deux facettes de la face interne du cunéiforme et de la tête du grand métatarsien de ce côté.
Ainsi le tarse de notre animal ofirait à son métatarse trois facettes articulaires , deux grandes et une petite.
Le nombre des facettes n'indique pas absolument le nombre des os du métatarse. Les ruminanSy par exemple, ont trois facettes et ne portent qu'un seul os. Nous pouvons cependant déjà juger qu'il n'y a pas plus de deux os ni de deux doigts parfaits , parce que dans tous les pachydermes et autres quadrupèdes à sabots, il y a au moins une facette de plus qu'il n'y a de doigts parfaits, et cette facette porte un os surnuméraire, vestige de l'un des doigts qui manquent.
Ainsi le rhinocéros et le tapir, qui ont chacun trois doigts, ont quatre facettes; l'hippopotame, les cochons, qui ont quatre doigts , ont cinq facettes , etc.
Mais ce qu'on ne pouvait prévoir, c'est que notre animal, avec ses deux doigts parfaits, a
KESTITirriON DES PIEDS DE DURRlàRE. l/^i
derrière la facette péronienne , et qui contritf bue ainsi à affermir cette partie de l'articulation du pied.
Le mieux conservé de ces astragales a les dimensions suivantes :
Longueur du côté calcanien , ou péronien :
du côté externe du pied 0,055
Longueur du côté interne 0,05
Largeur derrière la poulie supérieure > y
eompris les crochets 0,048
Largeur de cette poulie dans le haut. . • • 0,035
Longueur de sa corde 0,039
Plus grande largeur de la poulie inférieure. 0,04
Sa largeur, à son origine antérieure. . . . 0,039
Largeur de sa gorge externe 0,012
Largeur de sa gorge interne 0,028
J'en ai trouvé dans lé nombre, qui avaient depuis 0,048 jusqu'à o,o65 de longueur du o6te péronien.
CevLTL de grandeur moyenne sontà l'astragale de l'hippopotan^e comme 2 k 5, pour la lon-t' gneur, et à ciet égard ils $ont aussi dans la . même proportion avec celui du chameau; mais pour ]a largeur, ils sont à celui de l'hip-^ popotame- presque comme i à 2, et à celui h chameau CPmme 4 ^ ^ ; à peine égaux
l46 r*ÔISlL«^ flE MRIB.
lé cunéifbrtne^ p\. 94^ fig. 7, et «elui qui tient au cuboïde, ib., ftjg;. g; et les facettes », Pj v/^rp&r lesquelles ils se dorrespondént. Ces éeux os > n'ëtatit pas d'un même pied , m sont pas de même grandeur : leurs figures^ leinsi que loMés Mlles des os du tarse de ude espèce y sMt plûè petites d'on tiers que la m»^ turé'.
Dfim les fliokV;eaui on ces os se tronvMtit réunis Mhfirment ee que leur striKtare ansnonçait.
On tû rtAt tiln , pi. .95 : il est ooihposi de detiSL piècies qui Se réMUTraient. L'une*! ^^^ la pàb^ daMS ili dotteètion de M. LedBiftatft) Tautre, fig. 2, dans celle de M. AletfaiiAi^ Brongftittlt; nMis un tie peut en mécdMisuhre ht oorréi^èndaf^idè.
Elles me^ti^nft le pied Minposé eénoMè je l'avais dev^ d'après la forme denses os. Il WTf a atiMt! t^Ê^gè de troisième doigt; les 'ée«!k 6b dn tuétatifti^se '^ s<Mt.
J'ai u¥i '«iltlis môrèeâfti qui coiKtient tift '6ld<^ canéum-^ *âft '6s ^ iÉtétatarse> et les pha1av%«& de deUK dkÂg^.
J'en'ai ui^ ttxyisième c^ les deux os dii^âlé^ tsltarse sonft dans leur situation naturelle.
Quant à l'os surnuméraire que devait porter la troisième ifacette du scaphoïde; il nous au-
RESTITUTION I)£S jpjEDS ^B J^ERRIÈRE. I^J
mif. été ^ffficïle d'a$3igner sa JBgure , 3i nous ne l'a^âons trouvé entier et à s^ place ayjçic les P^t^eis Ypi^lfxe^ du pie4 ^ conji^e nous les repf*qywiti^^«icj^ de^^^isur iiatureUe^ pi. 128,
Af ^f 4^t le ftcap^iQ^de .4»Ji f^^} l^, b, le ç|rî^idx5uii|é,^rme; c, }p ^v^i/kt^q^^^en du doigt i^rjQi^^ /j^^ la jpreip^re jpbalange dû même d^gf^l^, fc^e du dojgt px,tef ne^ dont le reste des os est perdu ; f, un os sésamoîde hors de 9h^i£9 ^^ Wtre os sésf^noxde en place; h, ^ ^^ (est ^ petit Qssfiifif. irrégulièrement IJ^MWiw(<^?^ 9¥^ j;epré^epte à lui seul tput le proiijiènifi .dc^* Qn l'a en^eyé de la figure 5 , ^fffr ^f^^ ypir la £icette du scaphoïde / |}t ^ç^^ ^ XP^tajr3ien ic , çqAti;e lesquelles il j^'a^^cu]Le. Il faut sçivoir que qes deux os SÇSf^ ^i ffjx jpefx écprXés l'im de l'autre, et cp^ ,4^^ rét9.t ^at^I;el il^ géraient plus rap-
^'os^^t ^V^i-mêoie esit montré, fig. 4,psLv ^ffEi,SLUfJCfdfyice^ on y distingi^e les deqx.faoettes peur desquelles son articulation s'opèi;^j^ / jéj)Opd ^ i, et m k k.
jj'aî ^u.ejicore un oiprceau où l'on ,yqit ftrtici^és c^Q^mble un sc{^phc)i4de,,ua graq^ cunéiforme et Qet Q^^elet ^urnuqiéraire. ou plutôt 4^ y^tig^ :dç ,dQigt i^temGj .pçpy^pçis d'un
l48 FOSSILES DE PARIS.
individu plus vieux , mais offrant les mêmes formes et les mêmes articulations.
Enfin j'ai fini par trouver deux pieds du , même individu, ayant chacun le cuboide/le scaphoïde, le cunéiforme, Tos surnuméraire , les deux métatarsiens et toutes les phalanges.
Ainsi la composition représentée, pi. 94» fig. 12, est suffisamment justifiée, quoiqu'elle n'ait été d'abord qu'un résultat de combiDai*sons de l'esprit.
Or, tous les naturalistes savent que cette composition de pied est absolument inconnue parmi les animaux vivans; les ruminans seuls ont deux doigts aux pieds de derrière, car le paresseux didactyle et le fourmilier didactyle, les seuls quadrupèdes onguiculés qui n'aient que deux doigts aux pieds de devant, en ont, le premier trois, le second cinq, à ceux de derrière; et tous les ruminans, même le chameau, qui d'ailleurs ressemble à notre animal par la séparation du scaphoïde et du cuboïde, ont leurs os du métatarse soudés dans toute leur longueur, en une seule pièce que les anatomistes nomment Vos du canon, et qui ne décèle son origine double que parce qu'il se bifurque vers le bas pour fournir une poulie articulaire à chacun des deux doigts.
Ainsi ce premier pied de derrière que je
F RESTITUTION DBS PIEDS DE DEKRIERK. 149
viens de refaire indiquerait à lui seul, et quand même nous ne saurions encore rien sur les têtes ^ qu'il a existé parmi les animaux qui ont fourni les ossemens de nos carrières , une espèce absolument inconnue aujourd'hui.
U n'est pas difficile de voir encore , par la seule inspection de ce pied de derrière, que cette espèce tenait, par rapport à cette partie^ d'une part aux pachydermes, de l'autre aux ruminans, auxquels elle se liait par l'intermédiaire du chameau.
Son vestige de pouce ressemble exactement à celui du cochon et du pécari j et comme ce dernier n'a pas non plus de petit doigt, l'on peut dire que le pied de derrière des anoplirihériums n'est autre chose qu'un pied de pé-^ cari dont on aurait supprimé le doigt interne. Il y a cependant toujours cette différence que^ dans le pécari ^ les os du métatarse et du métacarpe se soudent avec le temps, tandis qu'ils restent toujours séparés dans Vanoplothérium.
G^est ici le lieu de remarquer que le chameau n'appartient pas aussi complètement à la classe des ruminans , ou pieds - fourchus , que les autres genres que l'on a coutume d'y rapgcr.
l5o FOSSILES DE PARIS.
D'abord son pied n'est point entiéreineht fourchu; les deux doigts sont réunis en Aés^ sous pat* une semelle t^trtmune ; il h'st {tdiUt des sabots complets y thàis âeuleihèht d^ ë^ pêces d'ongles àttabhés^ cdtttine cetii de Têlë*^ phant^ devant le bout de chaque doigt ^ sd derhîère phalànjg;b n'a rien de la fornife ^bdpre àiix ruminans^ (|ui consiste à être pluié hfttitê que lafge, plane au côté interne, bbthbéé â l'externe, etc. Elle est très -petite et de M forme de celle des pachydermes. Enfitt \ t^^Ui-^ que ses molaires soient toùt-à-fait dé !Hl1Éit« nàns, il se distingue émitiemmehi; de toute cette classe par les deux dents pôiiltùés qii'il a implantées daiis Tes incisif.
Ces observations ne sont pas hors de nlàtï^ sujet; nous aurons encore d'autres occà$ibtiè de remarquer des t'apporb entre nos anihiaux dès carrières et le chameau.
Ils en '6ht u'ù très-pronôiicé , jJar èxfempfe, danè la formîè des phàtàttgés. Les dérfefêtfeè Sont àiîsèi ïrès-pétites lét sytùétrî(5[ùes j !és pVè'mières s'articulent avec les os du tti'étàfeti'sfe pat* unB espètee d'àHhrodie , et non, éothme dans lé feïeViï, ^à'r ttn ^nglytAie côiVipïîqttè qui tife ^jjtetnfët *à!icûh ëdaYtienient aux ftùSèt^. Voyez ^\.%j fig. 7, A , ^ , c
Il y a assez communément des os SftJà-*
RESTITUTION DKS PIEDS OU OERRlÈUE. l5l
mnà^ épm*6 duos 1^ divers mar^mu;i^ où se tnmtenA daa doigts , mais ii ser^t ^s^ez diffîoie de juger de leur position autr^W-ent que piT Analogie.
lt& dtfttft grands métatarsiens ^nt ^sez fa^ dles à distinguer l'un de l'autre.
Cidui qui 6$t au bord eii^teroe df^ pied et attaché au cuboîda n'^ point de facette arti-r çukûre au côté «interne de sa tête; mais au c^ iuterae il en a deux pour l'autre métar tarsien , Tantérieure oblongue et convexe , J^ pMtéi^iettre rpude et plate. Celui du lK>rd interna dii pied^ atliiché au cunéifi>rme et par lui au scaphoîde , a les mêmes deux âicettes ; nm i'aolérieure est concave ; et de plus il a du eôcé opposé de sa tât» deux autres £M:ettes pMur l'os auranoiéraire.
jUa grande &ce articulaire supédeure de sa tête est plus longue d'avant en arriêne à pror portion de sa largeur transverse , «ta.
- £4es sci^héMes de cette espèce ont environ i^fi& d'avant en arrière 4sur o,o5 de largeur eu «raAt, et 0,03 de liauteur; les cuboïdes ont à peu près la même longueur sur une largeur de 0,055. Leur faauteur est de o,o3 du côté ■Btome, et de 0^02 de l'externe; le cunéiforme a o^o3 de diamètre antéro-^stérieur, 0,026 de largeur en avant, et 0,01 5 de hauteur.
l52 . FOSSILES DS PARIS.
Quant aux métatarsiens, j'en ai trouvé depuis 0,09 jusqu'à 0,1 1, sur une largeur d'en«viron o,o35 à o^o38 par le bas; mais nous aurons lieu d'examiner par la suite si cette variation ne tiendrait pas à une différence d'espèce.
Les métatarsiens moyens de l'hippopotame n'ont que 0^128 sur o,o5; ceux du cochon , o, 1 o5 sur 0|023. Quant au canon du chaineaii, long de 0,54, il ne laisse plus lieu à comparaison.
Je suis en état de conduire cette description d^ pied jusqu'au bout, car j'en ai eu toutes les phalanges et jusqu'aux os sésamoïdes.
Les phalanges des deux premiers rangs sont extrêmement semblables à celles de l'hippopotame; seulement les secondes sont moins courtes à proportion. Quant aux dernières, c'est à celles du chameau qu'elles ressemblent le plus sans aucun doute.
Elles sont représentées, savoir : les premières, pi. io5, fig. I, 2 et 5; les secondes, fig. 4> 5 et 6} les troisièmes, fig. 7, a et b, et fig. 8.
, Pour avoir la longueur totale de ce pied, on peut additionner les longueurs des os du côté calcanien ou externe 2