‹ Recherches Sur Les Ossemens Fossiles (volume 3)Chapitre 21 sur 73 · VIII · texte numérisé non relu

VIII

ig4 OSTÉOLOGIti

lambdoïde forment l'une et TautriB un angle obtus y la première en arrière , Tautre en avant. Celle-ci est fort en avant de la crête. Il n\ a point d'inter-pariétaux.

Ce que cette tête a de plus extraordinaire! c*est que les palatins se rejoignent l-un à l'autre en dessous sur toute leur longueur , et que leur bord postérieur s'unit en arrière aux ^ppphyses ptérygoïdes internes, lesquelles s'unjçsei^t aussi l'une à l'autre en dessous et continuant ainsi le tube osseux des narines , presque jusque vis-à-vis du bord du trou occipital. La partie des apophyses ptérygoïdes qui est contigué à la caisse est irenflée, et contient une cellule arron4ie et fort grande qui communique avep la caisse par une grande ouverture. En avant de cette cellule en est de chaque côté une autre très-grande , commune à Taile ptérygoide et au palatin où elle s'étend ju$qu'à son rétrécissement, et qui communique avec le tube des narines par un trou percé au bord antérieur de l'aile.

Le sphénoïde postérieur, dans la tempe et l'orbite , s'articule avec le temporal et le pariétal ; l'antérieur avec le frontal , et le palatin s'y articule avec le lacrymal, le frontal et ks

t)B8 FOURMlLlKHd. tgS

deux sphénoïdes. La caisse est mf^dioci^ment bombée et se soude de bonne heure avec le reste dû temporal. Le sphénoïde antérieur se montre peu dans Forbite.

Dans le rétrécissement du palatin sont deq\ trous répondant au sphéno-palafin et au ptérygp-palatin. Le trou optique est assez grand. Le sphéno-prbitaire ^ qui contient aussi le rond, surpasse à peine l'optique ; l'ovale est distinct tout entier dans le sphénoïde. Il n*y a pas d'apophyse mastoîde. Â cet endroit, entre le temporal et l'occipital , est un grand trou déchiré postérieur. Le condyloïdien , 1^ stylomastoïdien, n'ont rien de particulier. A l'intérieur, la selle et ses appartenances sont fort plates. Le crible ethmoïdal est grand, couché presque horizontalement. Le milieu en est saillant , sans former d'apophyse crista-galli. Il n'y a aucune tente osseuse. Le creux au-dessus du rocher est très-profond (i).

(1) Fig. de têtes de tamandua, Wiedeinann, Arcli. de Zool, et Zoot. , t. m, deuxième cahier , pi. II et III, figure où l'occiput est mutilé et oii les os juçaux manquent. Spix , Cephalogenesis , pi. VU , fig. 16 et 17.

N. B.J/l. Wjedemanu , Axch. Zool. et Zoot. , t. III , p, 146» a In» coimu la fonoatioa siaguUère des «r*

ig6 osféoLOGiB

La différence la plus frappante entre le tamandua et le grand fourmilier ou tahanou (ifyrm. fubata, L.) (pL aïo, fig. 2^ 5, 4f ^)f c'est que celui-ci a le museau deux fois aussi long que le crâne , et que dans le premier il est moindre que le crâne. Cette prolongation est due aux os du nez a a et aux maxil* laires c c, qui forment ensemble un long tube presque cylindrique. Les inter-maxillaires / / sont fort petits ; les frontaux b b , qui s'unissent de bonne heure, donnent en avant une pointe entre les nasaux. Les maxillaires s'unissent ensuite à eux jusqu'aux lacrymaux. Le lacrymal V de chaque côté est grand, et du double plus long que haut , ce qui n'est pas dans le tamandua. Le maxillaire finit sous le devant de ce lacrymal, et est percé en cet endroit, près de son bord, d'un canal sous-orbitaire, menu et court. Un petit os j ugal b'' s'unit à cet endroit au maxillaire et au lacrymal. Les pariétaux d d s'unissent aussi de bonne heure ensemble et ne font qu'un os. La suture occipitale forme un angle en avant, et est bien en avant delà crête du même nom qui appartient

xiëre^narines; mais je ne sais comment il refuse au sphénoïde antérieur d'entourer le trou optique. A cet égard , le tamandua n'a rien d'extraordinaire.

DES FOURMILIBRS. 197

en entier à Toccipital h çt ne forme point de lame saill^^te jusqu'au tubercule> qu'on pour* rut appeler mastoide. Il se montre à peine en œt endroit quelque chose du rocher derrière la caisse. Le temporal e e est peu étendu et tnrtout peu haut. Son apophyse zygomatique n'eirt qu'un tubercule. La facette glénoide est tDat<-à-£ût plane. Le palatin n n occupe^ dans le palais environ le quart de la longueur du museau ; il se prolonge en arrière des lacrymaux en continuant le tube des narines^ qui est terminé, comme dans le tamandua, par dea apophyses ptérygoîdes //qui se rejoignent en dessous; elles contiennent aussi chacune une cellule globuleuse en communication tyec la caisse, mais elles n'ont pas celle qui est aof-deyant dans le tamandua. Les deux sphénoides ff g tt les divers trous présentent peu de différences , si ce n'est que le trou rond 6' est distinct du sphéno-orbitaire 6.

Le FOURMiuBR didactjrle {Mjrrm. didactjrla, h. ) diffère des deux autres par son crâne beaucoup plus large , et par son museau plus court et plus pointu que dans le tamandua. La largeur du crâne tient principalement aux pa-«

tg8 OBTEOLOGIB

Les connexions des os sont assez semUables} mais rétroitesse et la brièveté du museau rap* prochent les lacrymaux des nasaux. Le sphénoïde antérieur étend beaucoup plus ses ailes orbîtaires. Les palatins ne se referment en dessous que sur deux tiers de leur longueur^ et la finit le tube osseux des narines , les apo* physes ptérygoides ne se refermant pas non plus et ne se montrant même que comme deux longues arêtes parallèles et peu saillantes.

Il y a un petit jugal qui n'atteint pas à beaucoup prés l'apophyse zygomatique du temporal. Le trou optique est plus grand que le sphéno-orbitaire. Le trou rond est distinct i mais extrêmement petit.

AlITIGLB II.

De Feàùtfémitê ùntérieute.

L*omoplate de tous ces aniniaUx (pi. iog et 2 lô, fig. I, 6 et 7) est fort lai^e d'avant eit arrière j itiais dans les fourmiliers le bofd sjpt^ nal, au lieu de marcher parallèlement A Yér pitie cotnme datis les paresseux , redescèïid en demi-cercle , ce qui rapproche l'angle posté-* rieur du sternum.

DBS FOURMILIERS. t^

Dans le foiliinllier didactyle cela est inôinff sensible , et encore moins àsihs les pangolins^ où le côté poStérïenr reste assez longi et j^angle postérieur assez aigu.

bans le tamanoir et le tamanduà^ la foSse postérieure est plus grande â proportion que dans les paresseul^ et divisée en deux par une arête saillante qui semble presque ime seconde épine ^ et lunToit au bas de la fosse afitérieure le même trou que dans les paresseux formé par la réunion de Tangle supérieur du bfec corftcoïde au reste du bord antérieur; mais la pointe inférieure de ce bec ne descend pas comme dans les paresseux plus bas que la (été antérieure de l'os; dans le petit fourmilier et les pangolins, il n'y a qu'une échancrure.

Dans le tamanoir et \è tamandua , l'acromioh se prolonge en avant et vers le bas, comme s'il voulait aller jdhidre le bec coracmde, ainsi qu'il lé fiii àsLns les paresseux ; mais il n'arrive pas jusque-là.

Dans les paqgôlins^ l'acrotnion est t^on^ué comme dans la plupart des quadrupèdes , et n'avance guère plus que la base de l'épine. Le petit fourmilier tient une espèce de milieu à cet égard. De plus il a une f6<*tè clavico'Ie qui

aOO OSTEOLOGIE

va s'articuler au sternum^ tandis que je n'ai pu en découvrir de traces dans aucun des autres ^ même en les disséquant venus en chair dans la liqueur.

Ces animaux se distinguent de tous les autres par l'extrême largeur du bas de lenr humérus (id.ib., fig. 8^ 9 et lo), produite surtout par la saillie du condyle interne b, laquelle est déterminée elle-même par la né-* cessité de donner de fortes attaches aux fléchisseurs des énormes griffes qui font l'arme principale de tous ces animaux.

Cet humérus est d'ailleurs gros et assez court' Sa tête supérieure a est ovale , ses deux tubérosités mousses et médiocrement saillantes. Des crêtes distinctes pour le grand pectoral et pour le deltoïde d rendent sa partie supérieure comme prismatique. Dans le tamanoir et le tamandua, la crête deltoidienne se termine vers le bas par une apophyse saillante , qui dans le second forme un vrai crochet.

La crête qui descend au condyle interne commence très-haut , et dans le tamanoir elle y a aussi une apophyse saillante. Ce condyle lui-même a dans ces deux espèces son angle supérieur relevé et saillant. Qans tputes^ il est

DES FOURMIUBRS. ^01

percé d'un gros canal pour le passage des vais* seaux.

L'articulation inférieure présente au cubitus une partie en portion de cylindre , et dans les fourmiliers elle offre au radius un (egment de sphère c qui se prête parfaitement i sa rotation.

Aussi dans les fourmiliers la tête du radius (pL aïo, fig, i3) est-elle presque aussi ronde (joe dans l'homme et dans les singes. U doit pouvoir tourner très-complètement.

n n'en est pas de même dans les pangolins. Son articulation s'y fait en ginglyme, et il répond à la fois aux deux portions saillantes de la poulie qui termine l'humérus.

Le radins (pi. 20g et 210, fig. 11 et i5) est robuste > aplati et élargi dans le bas, et y porte dans les tamanoirs et tamanduas une forte arête longitudinale.

Le cubitus ( id. ib. , fig. 1 1 et la) est également robuste, concave en dehors, pourvu d'un • olécrâne assez fort, qui dans le tamanoir a son bord interne élargi par un angle saillant. -

On voit d'après ces détails que, malgré la ressemblance de l'omoplate , le bras et l'avant-

Ma ÔStéoLOtilB

I)ras de ces animaux sont construits dur d*ati'* très proportions et dans d'autres vues queoetix àés paresseux.

Pans ceux-ci^ ils se prolongent au point dé n'être guère propres qu'à les suspendre aàt arbres. ï)ans les Iburmiliers, ils ont toute la yigueur nécessaire pour déchirer, les nids des terfïiites doiit ces animaux se nourrissent.

Les mains des fourmiliers et des pangolins (îd. ib. , fig. i5) sont, après leur tête^ ce qu'ils ont de plus remarquable.

Les phalanges onguéales de leurs grands doigts sont 9 comme celles des paresseux, disposées de manière à ne pouvoir se recourber qu'cQ dessous, ety sonten effet retenues à l'état de repos par de forts ligameiis. Leur pointe est fourchue dans lès pangolins et seulement sillonnée dans les fourmiliers, et la base de celles de ces derniers garnie d'une forte galiie -osseuse dans laquelle s'enchi^se l'ongle.

- '' • ' ' Mais les phalanges et les doigts eux-mêmes

onf une singulière inégalité de longueur et de

grosseur.

La doigt médius /atous les os d*un6 grosseur énorme; son métacarpien dans le tamandua

DES trOÙRUlLIERS. ÏAS

n'a gfdére en longueur plus du double dé sa lai^ur. Dans le tamanoir^ il a en àttitei trtlë grosse arête irrégulière en dessus ((Ui le fiiit ressembler â un os malade. Il s'engrène sûf la première phalange par une poulie à trois arêtes fort saillantes, en sorte que le ginglyme est fort prononcé. La première phalange est,, comme dans les paresseux, beaucoup moins longue que large. Toutefois je ne vois pas qu'elle se soude à la seconde , même dans les vieux individus. La dernière est très-grande, très pointue, et sag^ine très-large est percée en dessous de deux trous fort apparens pour les vaisseaux et les nerfs : en dessus elle a sur son arête un sillon profond.

Les ôs de Fitidex k rentrent dans les propôivi âdbBérdinaireiâ et forment un doigt plus long y mais plus mince, que le médius. Le pouce i est grêle et court; cependant il est bien prononcé • sop onguéal bien formé. L'annulaire m i son mé^carpien plus lon^ et plus grêlé que ie médras, et ses pnalànses rèiltrent ddnsle^ formes ordinaires; mais son onguéat est tort j^tit: Le fnéMi^t*t>ieÀ du pè«H doigt ri est tfttssi gi^lé «t âfi peti rtOihs lifiig que té\\xi de l-tfn^ «iiikHM^ m^lis ce'dôigi ti'd qu'une {Ateàui^ sans ongle.

to4 OST£OLOGIB

Ainsi le tamanoir et le tamandua ont une main à cinq doigts ^ mais à quatre ongles sea* lement et dont le médius très-gros a d'ailleurs ses phalanges presque comme les paresseux.

Dans le petit fourmilier didactyle, il n'y a que deux ongles^ savoir, ceux du médius et de l'index. Le médius a ses os enèore plos gros à proportion que dans les deux autres espèces, et la première phalange s'y soude de bonne heure à la seconde. Le pouce et le petit doigt ne consistent chacun qu'en un seul os mince caché sous la peau, et qui représentes la fois le doigt, son métacarpien et l'os da carpe qui le porte : car il n'y a au second rang du carpe de cette espèce que deux os, tandis qu'au premier il y en a quatre comme d'ordinaire; l'os du pouce est le moins petit des deux; l'annulaire a deux os, un métatarsieo et une phalange.

Le carpe des tamanoirs et tamanduas est composé de huit os comme celui de l'homme, mais qui se rapprochent un peu plus par leurs formes de ceux des r'uminans.

Dans les pangolins , la composition de la main est la même que dans les tamanoirs et tamaadoas , ai ce n'est que le scaphoide et le

DEt POURHIUBRS; MS

semi-IimAire du carpe n'y font qu'un seul os eomme dans les carnassiers, et qu*il y a moins d'irrégularité dans les proportions des doigts : c'est le médius qui est à la fois le plus gros et le plus long; les latéraux sont moins grêles ijiie dans les fourmiliers , etc.

ARTICLE III

De' V extrémité postérieure.

Dans tous ces animaux, le bassin (pL ^209 etaio , fig. 16) offre cette singularité , que l'os ûchion Vient s'unir à la dernière vertèbre sacrée qui a des apophyses pour le recevoir, en scMie qu'au Ueu de Téchancrure ischiatique il 7 1 un trou a cerné de toute part , semblant au premier coup d'œil un deuxième trou ovalaire; ciroonstance que nous avons déjà observée dans les paresseux, et que nous retrouverons encore plus maai^uée dans les tatous.

Dans le tamanoir et le tamandua, cette union se fiut par une véritable engrenure; dans les antres, il parait qu'il n'y a qu'une synchon^ diose.

Dans les pangolipsi los 4es îles, qui est de forme prismatique, et terminé en avant [utr i^n renflement j s'articule aussi à la demièpe vertèbre lombaire; mais cela n'a pas lieu dans les fourmiliers j où cet os est en ouUre plus plat : dans tous^ il es( obipng et ^ou ^l^rai comme celui des paresseux.

Le petit bassin n'est pas non plus si large et si court que dans les paresseux; il est comprimé latéralement, et Tunion des pubis est assez lâche ; il paraît même que dans le petit fourmilier ils sont désu)iis comme dans la taupe.

Le grand trochanter est moins élevé que là tête du fémur (iV/. iï.,fig. 17, i8eti9);dans les tamanoirs et tamanduas il y a une crête tranchante tout le long du bord externe de Tos, et dans les pangolins l'os tout entier est large et plat d'avant en arrière , mais on ne voit point de troisième trochanter. La tête inférieure est aussi large que longue, et la poulie rotulienne y est large et peu profonde.

Le tibia et le péroné {id. ib. , fig. iio, 2 1 e| 2:1} ^ntbien distincts, le péroné bien complet vers le bas; le tibia est arrondi en avant. Sa tête

Des fourmiuers. ^07

inférieure est plus large que longue , et en poulie convexe dans son milieu^ iqais peu sfdllante.

L'astragale «(/V/. /i., fig. 25) y correspond pour la forme de sa tête supérieure; riqfériepre ne répond qu'au seul scaphoïde c; et , chose très-remarquable , elle est concave comme dans les paresseux; niais l'artipul^fiQp de l'astragale avec le tibia n'a rien de cette singulière obliquité que nous avons observée dans ce dernier genre. Le pied des fourmiliers et des pangolins est aussi solide que celui d'aucun animal.

Le calcanéum b a son apophyse postérieure comprimée, et s'unit à l'astragale comme dans la plupart des animaux.

Au tarse , il y a encore un scaphoïde convexe du côté antérieur de son articulation avec Tastragale, mais se recourbant derrière cet os; uncuboîde^plus long que large; trois cunéiformes ^ e e ( pL 309), dont l'interne est le double des autres; enfin un os surnuméraire id. f articulé sur ce cunéiforme interne, et qui, dans le tamanoir, le tamandua et les pangolins , est triangulaire et fort petit , mais qui , dans le petit fourmilier, s'allonge et s'élargit de

M8 OStéoLOÛIE

manière à former une sorte de talon; il est vrai que dans celte espèce le calcanéum est extraordinairement courte ne se portant point en arrière plus que l'astragale lui-même.

Cet 08 surnuméraire est ce qui donne à la plante du pied du petit fourmilier cette forme concave qui la rend si propre à embrasser les branches et à grimper aux arbres (i).

ARTICLE IV

Des os du tronc.

L'épine du tamanoir (pi. 1210^ (ig. i) est composée de sept vertèbres cervicales, seize dorsales , deux lombaires , cinq sacrées et trente caudales. J'en trouve au tamandua dixsept dorsales y trois lombaires, cinq sacrées, et il y en a trente à la queue bien qu'elle ne soit pasentière. Le petit fourmilier en a quinze dorsales , trois lombaires , cinq sacrées , et ao moins trente-six caudales.

(1) Voyez DaubeutoD , Histoire nat., t. X^ pi. XXXIII, fig. 4.

DES FOURMILIERS. !2ùg

Les vertèbres n'ont rien de bien remarqua* ble dans le tamanoir; leurs arêtes épineuses forment presque une crête continue; dans tous, celles du sacrum s'unissent en une véritable crête et assez élevée. Celles de la queue sont fortes, surtout dans le tamanoir, et elles Ont dans tous en dessous les os surnuméraires en forme de Y, qui appartiennent à toutes les longues queues.

Les pangolins se font surtout remarquer par la force de leurs vertèbres caudales et par ré tendue en largeur de leurs apophyses transverses. On en compte quarante-sept dans la queue du phatagin, et vingt^six seulement dans celle du pangolin proprement dit ou à queue courte , qui a de plus trois vertèbres sa-* crées, six lombaires, quinze dorsales et sept cervicales : dans le phatagin , je ne trouve que treize vertèbres dorsales et cinq lombaires. Les apophyses épineuses du dos et des lombes de ces deux animaux sont carrées et se touchent presque , comme dans le tamanoir.

Les côtes du tamanoir et du fourmilier sont

remarquables parleur largeur; celles du fourmilier surtout se recouvrent comme les pièces le certaines cuirasses.

vni. 14

2IO OSTÉOtOGIÎÎ

J'en compte seize clans le tamanoir, dont dix vraies; dix-sept dans le tamandua, dont onze vraies; et quinze dans le fourmilier, dont neuf vraies.

Ce sont aussi les nombres du pangolin , qui a en outre un petit vestige de seizième ; mais dans le phatagin je n'en trouve que treize.

Le sternum du tamanoir et du tamandua est fort remarquable par une espèce de double corps qu'a chacun de ses os ; savoir une partie cylindrique en dedans de la poitrine, et une partie comprimée vers le dehors. Les cartilages des côtes qui s'ossifient complètement ont à leur extrémité sternale deux têtes séparées par une échancrure, et qui s'articulent avec ces deux parties et toujours entre deux os sternaux. Enfin chacun de ces derniers laisse entre lui et ses voisins dans le squelette un espace vide, qui traverse le sternum de droite à gauche.

Le premier de ces os sternaux est tré»élargi et échancre en avant ; le dernier est à peu près rectangulaire. Dana le petit fourmilier, ce dernier est cylindrique.

Les pangolins n'ont point cette conforma-

DRS FOURniILÎERS. 211

tion singulière du sternum ; leurs ossontplals, au nombre de huit , dont les trois avant-derniers sont placés transversalement, et le dernier de tous, très-long, cylindrique et fourchu dans le pangolin, aplati dans le phatagin, ie termine en deux forts tendons qui , dans le tohatagin, vont jusqu'au bassin, et aident beaucoup ces animaux à se ployer en boule.

Nous avons cru devoir faire graver , pi. 209 et 210 , les squelettes du tamanoir et du pan-

J;olin qui n'ont point encore paru, et qui, oints aiix dimensions qui vont suivre, servi- * ront d'objets principaux de comparaison pour les édentés fossiles. Dans les. deux planches on ^ a mis les mêmes numéros et les mêmes lettres

aux mêmes parties.

OsTEOLOGIE

Dimensions des squelette» de cinq espèces de Fourmiliers.

itTt.

sSï'^-^-.^-.-

•fis

Dt b inrUc la plu uillantt d ni»

*|»l>b. ncmniliqac da Icmpoiil ■ rinlre

o.oii

o,o33 o,Mfi

•.wi

Llrgcvi ia crine an milieu in

U. da mu»» pnM pièi de) M '"«■*

0,033 O.OIJ a,o\\ C.OIO

HiDtcDT du tria* dipnii le bord Mil. d» condjrlu jbh|u'* li crîle Dccipiule

Id. da bon occipiul

RioUnr da rrâni priic du bord pd^in »« «.mn,ct d» lalur»

fronto-pariLUlei

o,o35 o.osG

R du mn^eaii à la niiuincc d»

o,oiG 0,010

DES F0nRHIU£R3#

ai5

à la tenninaison des os do

da bord iof. da troa oo Q bord post. de la voûte le

r de la mâch. infcr. deangle post. jusqu'au bord :ur

lis le condyle arlicolaire au bord antérieur. . . .

de la mâchoire inf. deangle post. jusqu*au con-

le milieu de sa kmcncor.

ent des condyles pris à ord externe • ,

r de U symphyse. . . .

ÉPINE

1 des certicales

. des dorsales

. des lombaires

. des sacrées

. des caudales

ir totale de Tépine et de e en ligne droite

0,33a o,38i o,o53 Oyiaa 0,765

o,oo5

o,oa3 0,010

0,007 o,ooa

o,oao 0,001

0,01 5 0,067 o,ai5

ai4

OSTËOLOGIE

Plus grasde brgeur de l'atlas. .

Id* de lÀ septième cervicale. . .

0,0 il

Id. de la dernière dorsale. . . .

Id. de la dernière lombaire. . .

/c/. de la première caudale. . .

Id. de la vertèbre du milieu de la Queue •

Page 1