TROISIÈME SECTION
sua UM£ PHALANGE ONGUÉALE FOSSILE QUI ANNONCE 4 ELLB SEULE UN ÉOBNTE INCONNU , PROBABLEMENT DU Q^RE bfS PANGOLINS, EX DE TAILLE GIGAN- TESQUE.
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Rien ne prouve mieux Timportance des lois de l'ostéologie comparée, que toutes les conséquences qui peuvent légitimement se tirer de ce seul fragment, et cependant aucune des personnes qui ont lu mes chapitres précédens ne doutera de la justesse de ces conséquences. A lui seul ce morceau prouverait qu'il a existé autrefois des animaux aujourd'hui inconnus, qu'une catastrophe quelconque a fait disparaître des paya qu ils habitaient , et a probablement anéantis sur toute la surfi^ce du globe.
Je n^en ai en connaissance que depuis pea de temps, et je la dois à M. SchleyermacheTi bibliothécaire et secrétaire intime de S. A. R. le grand-duc de Hesse , qui a bien yonln me communiquer un modèle en plâtre de cet os.
Il a été trouvé avec beaucoup d'osaemem de rhinocéros, de mastodonte, d'hippopotame et de tapir, près d'Eppelsheim , canton d'Aïzey , dans la partie de l'ancien Palatinat qui appartient maintenant au grand-duc de Hesse, dans une fosse où Ton prenait du sable et do gravier, que l'on suppose y avoir été accumulés par les alluvions du Rhin.
On est frappé , dès le premier aspect (planche 217, fig. 26 et 27), de deux caractères de classe des plus distinctifs.
i"* Sa face postérieure pour Tarticulation avec l'avant-dernière phalange est en double poulie , creuse de chaque côté , avec une arête saillante au milieu , ce qui constitue un ginglyme serré comme dans les édentés.
a** L'arc concave formé par cette poulie se porte plus en arrière de sa partie supérieure, ce qui empêche la phalange de se redresser comme dans les chats, mais l'oblige de se ployer en dessous comme dans les édentés.
GIGANTESQUE. SyS
Ainsi^ c'est nécessairement un onguéal d'ér denté.
A ces deux caractères s'en joignent aussitôt deux autres ^ qui déterminent tout aussi nécessairement le genre.
1* Les fourmiliers ont a leurs phalanges onguéales un sillon qui indique une disposition à la bifurcation ; mais les seuls pangolins ont cette bifurcation prononcée , et s'enfonl^nt verticalement dans toute la hauteur de Tos et jusqu'au milieu de sa longueur.
M. Duméril a fait connaître , il y ft plusieurs années, ce caractère de leurs onguéaux, et en a donné une figure (Bulletin philomatique de floréal an VII )(i). Nous avons rappelé ce même caractère ci-dessus y page :202 , dans notre description des pangolins.
Notre os fossile a cette bifurcation encore plus marquée ; bien que l'une des branches de sa fourche soit rompue près de sa racine ^
(1) Je ne sais par quelle erreur cette figure (Bullet. phil. , n. 26, t. II , pi. II) porte le nom Xunau, C'est une phalange de pangoliu ; l'unan i Pou plus que l'aï , n'ii poii^t ses ongu^ux fouychu^.