‹ Recherches sur les ossemens fossiles (volume 4)Chapitre 35 sur 98 · DÉTERMINATION DES OISEAUX NOMMÉS IBIS PAR LES ANCIENS ÉGYPTIENS · texte numérisé non relu

DÉTERMINATION DES OISEAUX NOMMÉS IBIS PAR LES ANCIENS ÉGYPTIENS

Tout le monde a entendu parler de libis, de cet oiseau à qui les anciens Égyptiens rendaient ur culte religieux, qu'ils élevaient dans l'enceinte de leurs temples, qu'ils laissaient errer librement dans leurs villes, dont le meurtrier, même involontaire, était puni de mort (1), qu'ils embaumaient avec autant de soin que leurs propres parens; de cet oiseau auquel ils attribuaient une pureté virginale, un attachement inviolable à leur pays dont il était l'emblème, attachement tel qu'il se laissait mourir de faim quand on voulait le trans-

(1) Hérod., 1 , 2.

porter ailleurs; de cet oiseau qui avait assez d’instinct pour connaitre le cours et le décours de la lune, et pour régler en conséquence la quantité de sa nourriture journalière et le développement de ses petits; qui arrêtait aux frontières de l'Égypte les serpens qui auraient porté la destruction dans cette terre sacrée (1), et qui leur inspirait tant de frayeur, qu'ils en redoutaient jusqu'aux plumes (2); de cetoiseau enfin dont les dieux auraient pris la figure s'ils eussent été forcés d'en adopter une mortelle, et dans lequel Mercure s'était réellement transformé lorsqu'il voulut parcourir la terre et enseigner aux hommes les sciences et les arts.

Aucun autre animal n’aurait dû être aussi facile à reconnaître que celui-là; car il n’en est aucun autre dont les anciens nous aient laissé

à la fois, comme de l'ibis, d'excellentes descriptions, des figures exactes et même coloriées, et le corps lui-même soigneusement conservé avec ses plumes, sous la triple enveloppe d’un | bitume préservateur, de linges épais et bien | serrés, et de vases solides et bien mastiqués.

[ù (1) Ælian., bb. n, cap. 35 et 38.

| « (2) Idem, lib. 1, cap. 38.

Et cependant, de tous les auteurs modernes qui ont parlé de libis, il n’y a que le seul Bruce, ce voyageur plus célèbre par son courage que par la justesse de ses notions en histoire naturelle, qui ne se soit pas mépris sur la véritable espèce de cet oiseau , et ses idées à cet égard, quelque exactes qu’elles fussent, n’ont pas même été adoptées par les naturalistes (x).

Après plusieurs changemens d'opinion touchant l’ibis, on paraissait s’accorder, au moment où j'ai publié la première édition de cet ouvrage, à donner le nom d’ibis à un oiseau originaire d'Afrique, à peu près de la taille de la cigogne, au plumage blanc, avec les pennes des ailes noires, perché sur de longues jambes rouges, armé d’un bec long, arqué, tranchant par ses bords, arrondi à sa base, échancré près de sa pointe, d’un jaune pale, et dont la face est revêtue d’une peau rouge et sans plumes, qui ne s'étend pas au-delà des yeux. |

Tel est l’ibis de Perrault (2), l’ibis blanc de

(1) Bruce, traduction française, in-8°, tome xt, page 264; et atlas, planche xxxv, sous le nom d’abouhannèës.

(2) Description d’un ibis blanc et de deux cigognes. Académie des Scienees de Paris, tome 1, planche 11,

Brisson (1), l’ibis blanc d'Égypte de Buffon (2), et le tantalus ibis de Linné, dans sa douzième édition.

C'était encore à ce même oiseau que M. Blumenbach, touten avouantqu'il estaujourd’hui très-rare , au moins dans la Basse-Égypte, assurait que les Égyptiens avaient rendu les honneurs divins (5); et cependant M. Blumenbach avait eu occasion d'examiner des ossemens de véritable ibis dans une momie qu'il ouvrit à

Londres (4).

page 61 de l'édition in-4° de 1734, planche xt, figure 1. Le bec est représenté tronqué par lebout, mais c’est une faute du dessmateur.

(1) Numenius sordide albo rufescens , capite anteriore nudo rubro ; lateribus rubro purpureo et carneo colore maculatis, remigibus majoribus nigris, rectricibus sor-

| dide albo rufescentibus , rostro in exortu dilute luteo , in extremitate aurantio, pedibus griseis..……. Ibis candida , Brisson , Ornithologie, tome v, page 349.

(2) Planches enluminées, numéro 389, Histoire des

Oiseaux , tome vu , in-4°, page 14, planche 1. Cette nie figure est une copie de celle de Perrault, avec la mé ème faute.

|. (3) Handbuch der Naturgeschichte , page 203 de l’édition de 1799 ; mais dans l’édition de 1807, il a rendu le nom d'ibis à l’oiseau auquel il appartient.

(4) Transactions philosophiques pour 1794.

J'avais partage l'erreur des hommes célebres que je viens de nommer jusqu’au moment où je pus examiner par moi-même quelques momies d'ibis.

Ce plaisir me fut procuré pour la première fois en 1799, par feu M. de Foureroy, auquel M. Grobert, colonel d'artillerie, revenant d’Egypte, avait donné deux de ces momies, tirées l’une et l’autre des puits de Saccara. En les développant avec soin , nous aperçümes que les os de l’oiseau embaumé étaient bien plus petits que ceux du tantalusibis des naturalistes; qu'ils ne surpassaient pas beaucoup ceux du courlis ; que son bec ressemblait à celui de ce dernier, à la longueur près qui est un peu moindre, à proportion de la grosseur, et point du tout à celui du tantalus; enfin , que son plumage était blanc, avec les pennes des ailes marquées de noir, comme l'ont dit les anciens.

Nous nous convainquimes donc que l'oiseau que les anciens Égyptiens embaumaient n'était point du tout le tantalus ibis des naturalistes ; qu'il était plus petit, et qu’il fallait le chercher dans le genre des courlis.

Nous vimes, après quelques recherches, qué !

les momies d’ibis ouvertes avant nous par différens naturalistes, étaient semblables aux nôtres. Buffon dit expressémentqu’il en a examiné

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plusieurs; que les oiseaux qu'elles contenaient avaient le bec et la taille des courlis; et cependant il a suivi aveuglément Perrault, en prenant le tantalus d'Afrique pour l’ibis.

Une de ces momies, ouvertes par Buffon, existe encore au Muséum ; elle est semblable à celles que nous avoris vues.

Le docteur Shaw, dans le supplément de son Voyage (édition anglaise in -folio, Oxford, 1746, planche v et page 64 à 66 ) décrit et figure avec soin les os d’une pareille momie. Le bec, dit-i}, était long de six pouces anglais, semblable à celui du courlis, etc. En un mot, sa description s'accorde entièrement avec la nôtre.

Caylus (Recueil d’Antiquités, tome vi, planche x1, figure 1) représente une momie d’ibis dont la hauteur, avec ses bandelettes , n’est que d’un pied sept pouces quatre lignes, quoiqu'il dise expressément que l'oiseau y était posé sur ses pieds, la tête droite, et qu'il n’a eu dans son embaumement aucune partie repliée.

Hasselquist, qui à pris pour l'ibis un petit héron blanc et noir, donne comme sa principale raison que la taille de cet oiseau, qui est celle d’une corneille, correspond très-bien à la grandeur des momies d’ibis (1). Comment donc

(1) Hasselquist, Iter Palæstinum, p. 249. Magnituda

Linné put-il donner le nom d’ibis à un oiseau grand comme une cigogne ? Comment surtout put-il regarder cet oiseau comme le même que l’ardea this d'Hasselquist, qui, outre sa petitesse, avait le bec droit? Et comment cette dernière erreur de synonymie a-t-elle pu se conserver jusqu'à ce jour dans le Systema naturæ ?

Peu de temps après cet examen fait chezM. de Fourcroy, M. Olivier eut la complaisance de nous faire voir des os qu'il avait retirés de deux momies d’ibis, et d’en ouvrir avec nous deux autres; les os s’y trouvèrent semblables à ceux des momies du colonel Grobert ; une des quatre seulement était plus petite; mais il était facile de juger par les épiphyses qu’elle provenait d’un jeune individu.

La seule figure de bec d’ibis embaumé qui ne s’accordait pas entièrement avec les objets que nous avions sous les yeux, était ceile

d'Edwards (planche ev) : elle est d’un neuvième

plus grande, et cependant nous ne doutons pas de sa fidélité ; car M. Olivier nous montra aussi 2?

sallinæ, seu cornicis; et pag. 250 , vasa quæ in sepulcris inveniuntur , cum avibus conditis, hujus sunt masruitudinis.

un bec d’un huitième ou d’un neuvième plus long que les autres, comme 180 à 165, également retiré d’une momie. (Voyez planche 6, figure 2.) Ce bec montre seulement qu’il ÿ avait parmi les 1bis des individus plus grands que les autres; mais il ne prouve rien en faveur du tantalus, car il n’a point du tout la forme du bec de celui-ci ; il ressemble entièrement au bec d’un courlis; et d’ailleurs le bec du tantalus surpasse d’un tiers celui de nos plus grands ibis embaumés, et de deux cinquièmes celui des plus petits. . Nous nous sommes assurés de plus qu'il y a des variations semblables pour la grandeur du bec dans nos courlis d'Europe, selon l’âge et le sexe : elles sont encore plus fortes dans le courlis vert d'Italie et dans nos barges, et il parait que c’est une propriété commune à la plupart des espèces de la famille des bécasses, que de varier pour la longueur proportionnelle du bec. Enfin nos naturalistes revinrent de l’expédition d'Égypte avec une riche moisson d'objets tant anciens que récens. Mon savant ami, M. Geoffroy-Saint-Hilaire , s'était en particulier occupé avec le plus grand soin de recueillir les momies de toutes les espèces, et en avait rapporté un grand nombre de celles d’ibis, tant | de Saccara que de Thèbes.

Les premières étaient dans le même état que celles qu'avait rapportées M. Grobert, c’est-àdire que leurs os avaient éprouvé une sorte de der © -abustion , et manquaient de consistance; ils se brisaient au moindre contact, et il était très-difficile d’en obtenir d’entiers, encore plus de les rattacher pour en faire un squelette.

Les os de celles de Thèbes étaient beaucoup mieux conservés, soit à cause de la plus grande chaleur du climat, soit à cause des soins plus efficaces employés à leur préparation ; et M. Geoffroy en ayant sacrifié quelques-unes, M. Rousseau, mon aide, parvint, à force de patience, d'adresse, et de procédés ingénieux et délicats, à en refaire un squelette entier, en dépouillant tous les os, et en les rattachant avec du fil d’archal très-fin. Ce squelette est déposé dansles galeries anatomiques du Muséum, dont il fait l’un des plus beaux ornemens, et nous en donnons la figure planche 1v.

On voit que cette momie à dû venir d’un oiseau tenu en domesticité dans les temples, car son humérus gauche a été cassé et ressoudé. IL est probable qu’un oiseau sauvage dont l’aile se serait cassée eut péri avant de guérir, faute

de pouvoir poursuivre sa proie ou de pouvoir |

échapper à ses ennemis.

Ce squelette nous mit en état de déterminer, sans aucune équivoque, les caractères et les proportions de l’oiseau ; nous vimes clairement que c'était dans tous les points un véritable courlis, un peu plus grand que celui d'Europe, mais dont le bec était plus gros et plus court. Voici une table comparative des dimensions de ces deux oiseaux, prise, pour l'ibis, du squelette de la momie de Thébes, et pour le courlis, d’un squelette qui existait auparavant dans nos galeries anatomiques. Nous y avons joint celles des parties des ibis de Saccara que nous avons pu obtenir entières.

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On voit par cette table que l'animal de Thèbes était plus grand que notre courlis ; que l’un des ibis de Saccara tenait le milieu entre celui de Thèbes et notre courlis, et que l’autre était plus petit que ce dernier. On y voit aussi que les différentes parties du corps de libis n’observent point entre elles les mêmes proportions que celles du courlis. Le bec du premier, par exemple, est notablement plus court, quoique toutes les autres parties soient plus longues, etc.

Cependant ces différences de proportions ne vont point au-delà de ce qui peut distinguer des espèces d’un même genre : les formes et les caractères, que l’on peut considérer comme génériques, sont absolument les mêmes.

Il fallait donc chercher le véritableibis, non plus parmi ces tantalus à haute taille et à bec tranchant, mais parmi les courlis; et notez que par le nom de courlis nous entendons, non pas ce genre artificiel formé par Latham et Gmelin, de tous les échassiers à bec courbé en en bas et à tête nue, que leur bec soit arrondi ou tran-

chant, mais bien un genre naturel que nous appellerons zuménius, et qui comprendra tous les échassiers à becs courbés en en bas, mousses et arrondis, que leur tête soit nue ou re-

vêtue de plumes. C'est le genre courlis tel que l’a conçu Buffon (1).

Un coup d’æil sur la collection des oiseaux du Cabinet du roi nous fit reconnaitre une espèce qui n’était encore ni nommée ni décrite dans les auteurs systématiques, excepté peutêtre Latham, et qui, examinée avec soin, se trouva satisfaire à tout ce que les anciens, les monumens et les momies nous indiquent comme caractères de Pibis.

Nous en donnons ici la figure, planche 5 ; c'est un oiseau un peu plus #rand que le courlis; son bec est arqué comme celui du courlis, mais un peu plus court et sensiblement plus gros à proportion, un peu comprimé à sa base, et marqué de chaque côté d’un sillon qui, partant de la narine, règne jusqu’à l'extrémité, tandis que dans le courlis un sillon semblable s’efface avant d’être arrivé au milieu de la lonsueur ; la couleur de ce bec est plus où moins noire ; la tête et les deux tiers supérieurs du eou sont entièrement dénués de plumes, et la peau en est noire. Le plumage du corps, des

(1) Nous avons établi définitivement ce genre dans notre Règne animal, tomer, page 521, édit. de 1829 ; et il paraît avoir été adopté par les naturalistes.

ailes et de la queue est blanc, à l'exception des bouts des grandes pennes de l'aile, qui sont noires ; les quatre dernières pennes secondaires ont les barbes singulièrement longues, effilées, et retombent par-dessus les bouts des ailes lorsque celles-ci sont pliées; leur couleur est un beau noir avec des reflets violets. Les pieds sont noirs, les jambes sont plus grosses et les doigts notablement plus longs à proportion que ceux du courlis; les membranes.entre les bases des doigts sont aussi plus étendues; la jambe estentièrement couverte de petites écailles polygones, ou ce que l’on appelle réticulées , et la base des doigts même n’a que des écailles semblables , tandis que dans le courlis les deux tiers de la jambe et toute la longueur des doigts sont scutulés , c’est-à-dire garnis d’écailles transversales. Il y a une teinte roussâtre sous | l'aile, vers la racine de la cuisse, et aux gran- | des couvertures antérieures; mais cette teinte | parait être un caractère individuel ou le résultat d’un accident, car elle ne reparait point sur d’autres individus d’ailleurs entièrement semblables.

| Ce premier individu venait de la collection | du Stathouder, et on ignorait son pays natal. Feu M. Desmoulins, aide-naturaliste au Mu- Séum,quienavait vu deux autres, assurait qu'ils

venaient du Sénégal : l’un d’eux doit même avoir été rapporté par M. Geoffroy de Villeneuve; mais nous verrons plus bas que Bruce (1) a trouvé cette espèce en Éthiopie, où elle se nomme abou-hannes (père Jean), et que M. Savigny l’a vue en abondance dans la Basse- Égypte, où on l'appelle «bou-mengel (père de la faucille). Il est probable que les modernes ne prendront pas au pied de la lettre l’assertion des anciens , que l’ibis ne quittait jamais ce pays sans périr (2).

Cette assertion serait d’ailleurs aussi contraire au tantalus ibis qu’à notre courlis ; car les individus qu’on en a en Europe viennent du Sénégal. C’est de là que M. Geoffroy de Villeneuve a rapporté celui du Muséum d’histoire naturelle ; il est même beaucoup plus rare en Égypte que notre courlis, puisque depuis Per-

rault personne ne dit l’y avoir vu ou l'en |

avoir reçu.

Un individu sansteinte fauve, mais d’ailleurs entièrement pareil au premier, a été rapporté

par M. de Labillardière, de son voyage dans |

l’Australasie, fait avec M. d’'Entrecasteaux.

(1) Bruce, loc. cit. ; et Savigny, Mémoiresur l’'ibis, |

pag. 12.

(2) Ælian., lib. 11, cap. 38.

Nous avons appris ensuite que dans la jeunesse ces sortes de numenius ont la tête et le cou garnis de plumes dans la partie qui doit devenir nue avec l’âge, et que les scapulaires y sont moins eflilées et d'un noir plus pale et plus terne. C’est dans cet état qu’il nous en a été rapporté un de l’Australasie par feu Péron, qui ne diffère d’ailleurs du nôtre et de celui de M. de Labillardière que par quelques traits noirs aux plumes bâtardes et aux premières grandes couvertures, et où toute la tête et le haut du cou sont garnis de plumes noiratres. C’est aussi un individu d'âge peu avancé que M. Savigny a rapporté d'Égypte et représenté planche r de son mémoire sur l'ibis, et dans le grand ouvrage sur l'Égypte, oiseaux , planche vu. Les plumes de la tête et du derrière du “cou y sont plutôt grises que noires ; celles du devant du cou sont blanches. Enfin la figure de Bruce ( atlas, pl. xxxv ) est également faite sur un jeune individu observé en Abyssinie, et à peu près pareil à celui de M. Savigny.

Nous en avons reçu de Pondichéry, par M. Leschenault, un individu semblable à celui de Péron, mais où la tête seulement et un peu de la nuque sont garnies de plumes noirätres ; tout le reste est couvert de plumes blan-

le 28

ches : mais il n’en est pas moins certain que tous ces oiseaux ont la tête et le cou nus quand ils sont adultes.

Feu Macé a envoyé du Bengale au Muséum plusieurs individus d’une espèce très-voisine de celle-ci, qui a le bec un peu plus long et moins arqué , dont la première penne seulement à un peu dé noir aux deux bords de sa pointe, et dont les pennes secondaires sont aussi un peu effilées et légèrement teintes de noirâtre.

I parait, d’après M. Savigny, page 25, que M. Levaillant en a observé encore une qui ade même les pennes secondaires effilées, mais dont le cou garde toujours ses plumes, et dont la face est de couleur rouge.

Le même Macé nous a aussi adressé un tantalus très-semblable à celui que les naturalistes ont regardé comine l’ibis, mais dont les petites couvertures des ailes et une large bande au bas de la poitrine sont noires et maillées de blanc. Les dernières pennes secondaires sont alongées et teintes de rose. On sait que, dans le tantalus ibis des naturalistes , les petites couvertures des ailes sont maillées de lilas, et que le dessous du corps est tout blane.

Nous donnons ici une table des parties de

quelques-uns de ces oiseaux qu'on peut mesu- |

rer exactement dans des individus empaillés : qu’on les compare avec celles des squelettes d’ibis momifiés, et l’on jugera s’il était possible de croire un seul instant que ces momies vinssent des tantalus.

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