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«(AiBBE DES VERTEBRES
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ARTICLE VI
Dto stenmm et de IMpaale.
hb sternum des lénclrds veat être décrit ai^ec leur épaule^ qui forme avec lui une «spèee dé cuirasse pour le cœur et les gros vaisseaux.
H elt plus complique que dass les crdcot^ dileSy et ibnnë sûr un plan assez différent à^ À de% tortues.
- Il consiste essentiellement dans un os long, étroit y déprimé, a, pi. ^4^^ fig. SSà 37:yqui antérieurement donne demi brailohies. diri|^ea de chaque côté> plus ou moins récurrentoa selon les espèces , et entre leaqu^les sa poiniBL passe quelquefois pour se porter plus en avant èOûà le cou. Cet ofe pénètre de sa pallie p<istérieuiis dans une lame cartilàgirljeuse , i^V d'un contour rhomboïdkl, qui a deux côté» en avant et deux en arrière, et qui SâmviJift înotitre des traces A'tme dlvîsioti leitigfttidi*^ nale en dent moitiés.
Ses câtés antérieurs st oMitinuânt avec les.
8o OSTEOLOGIB
bords de la partie antérieure de Tos, mais eu s'écartant à droite et à gauche. Ils s'ossifient quelquefois y particulièrement leur bord , qui a une rainure^ pour donner appui comme* une mortaise au bord sternal de l'os claviculaire.
Les côtes postérieurs du cartilage rhomboîdâl servent à l'insertion des fausses côtes*
Jusque-là il n'y a de bien différent du crocodile que les branches antérieures de l'os allongé, qui lui donnent la figure d'un T, d'une flèche ou d'une croix ^ suivant les espèces*
Une différence plus considérable consiste dans le développement que prend l'os coraooidien , et dans la présence constante d'une clavicule plus ou moins grande.
L'os coracoidien, c^ comme dans les crocodiles , les tortues et tous les animaux qui ont un vrai bras , concourt à la formation de la fosse glénoide, et ici il en donne à peu près la moitié. S'élargissant plus que la partie osseuse de l'omoplate, il vient s'articuler au bord du rhomboïde sternal par un large bord qui prend' la forme d'un fer de hache; mais
D£S LÉZA.RDS. 8l
ce qui lui est tout particulier, c'est de Qonner une ou deux apophyses , c et c\ au moyen desquelles il porte un grand arc cartilagineux , dy qui passe sur l'os grêle et avancé du sternum , et s'y croise avec celui de l'os coracoîdien de l'autre côté. Il faut remarquer que dans ce croisement singulier que nous verrons se reproduire jusqu'aux derniers ba*traciens , c'est généralement le cartilage du côté droit qui passe sur celui du côté gauche.
Il y a toujours un» petit trou pour les vaisseaux 9 percé au col de l'os entre ses apophyses et sa facette glénoïde.
De plus 9 les apophyses qui vont se joindre au demi-cercle ou disque cartilagineux laissent entre elles une ou deux ouvertures ovales, qui entament même le demi-cercle, et qui ne sont fermées que par une membrane.
Ce demi-cercle cartilagineux prend avec l'âge de la consistance et de la dureté , mais non pas celle des autres os. Il se durcit par l'accumulation de petits grains calcaires , comme font les os des poissons chondroptérygiens.
C'est lui que l'on a comparé à la pièce os-
Sa 0STÉ0L06IB
sensé qni adhère à Tos coracoïdien de Fornithorhynque et de réchidnë; et, en effet, cette pièce, que nous avons marquée m sur les planches ^i^j ^^S- ^^ ' ^^ 2i5, fig. 5\ est phicée comme ce cartilage , et se croise de même avec son opposée sur le premier os du stemnm, lequel est aussi en forme de T; tuais il manque à cet appareil les grands \idûs membraneux qui Téchancrent dans les lézards.
L'omoplate , e , donne* Tautre partie de la facette glénoïde ; elle se porte comme à Fordinaire en s'élargissant sur le côté du thorax et vers le dos; et dans le tiers ou le milieu de 9a longueur à peu près, sa partie osseuse se termine tout d'un coup , et elle se continue en une portion, f, cartilagineuse, ou qui, lorsqu'elle s'ossifie, comme il lui arrive souvent, le fait d'une autre manière et présente un autre grain , comme le cartilage adhérent à Tos coracoïdien. Dans ce cas d'ossification, l'otnôplate est constamment divisée en deilA
La clavicule, g y s'appuie d'une part contre Tos grêle du sternum ou contre sa branche latérale, et souvent aussi elle touche à la cla-
DES LEZARDS. 8S
▼icule opposée; de Vautre partielle va ap« puyer contre le bord antérieur de l'omoplate, sôit de sa portion osseuse , soit de celle qui demeure plus long-temps cartilagineuse, et qui souvent donne un tubercule ou une petite crête pour la recevoir.
(Quelquefois Tomoplate osseii^ dônrieàusât une apophyse qui va Soutenir lé cofps de la clavicule ; mais c'est tout ce qu'elle a qui ressemble un peii à un acromiop. Le tubercule de la partie cartilagineuse y ressemble bien davantage. * *
La structure que je viens de décrire est gé* liérale et commune à tous les lézards. On voit qu'elle ne diffère guère de celle des, crocodiles que par la présence d-uae clavicule et de cet appendice cartilagineux qiiir élargit l'iM^q^r racoïdien.
Voi en tottiié deT ou dé fllch^e [leut àd^i; à ia rigueur, âti^é comparé i l'oi ilnjfifftii^ dtl plastron des tortues, qui prend quelquefois 46tte forme/et il ne. manquera pas d^^^rsonnes qui penseront que les deux premières pièces paires de ce même plastron sont lès représentant des clafiëhléS^ teâr^Ëoridis^ Oes
84 OSTKOLOGIR
appendices cartilagineux des coracoîdiens ; les troisièmes^ de la pièce rhomboîdale, qui , dans les lézards même, offre souvent un sillon longi* tudinal, indice d'une division; en6n, les quatrièmes, des appendices qui portent .quelquefois les deux derniers cartilages des côtes. Ces rapprochemens n'ont jamais rien de bien difficile , quand on néglige tous les rapports avec les parties molles.
Les différences qu'offrent à cet égard les divers sous-genres sont de peu d'importance.
Dans les mohitorsy fig. 35 , l'os impair a un peu la forme 'd'une arbalète ; ses branches sont longues; la clavicule est grêle et ne vient point toucher son opposée; il y a deux ouvertures ovales entre l'os coracoïdien et son cartilage; le cartilage rhomboîdal est sensiblement divisé par une suture longitudinale.
Les cartilages des deux troisièmes côtes partent de sa pointe postérieure; ceux des premières et des secondes, de chacun de ses côtés (i). •
Dans les sauwgardes , Tos grêle ressemble à
(Ij M Geofihiy a bien repréaentë l'appareil sterno-
DES LEZARDS. 85
une flèche ; ses branches sont courtes ; les clavicules sont larges et fortes ; elles se touchent Tune l'autre par leur bord interne , où elles ont un espace ovale simplement membraneux; de leur autre extrémité elles s'appuient sur un angle saillant de l'omoplate, qui porte aussi sur elles , de la partie de son bord plus voisine du col que cet angle, une apophyse particu*- Hère, et comme l'os coracoïdien donne luimême trois apophyses pour porter son apophyse cartilagineuse, il y a dans cette partie de la cuirasse pectorale trois espaces membraneux.
. Le cartilage rhomboïdal porte deux cartilages de côtes à chacun de%es bords, et son angle postérieur porte les quStre suivans , qui marchent d'abord en arrière, collés les uns contre les autres.
Dans les lézards proprement dits , fig. 35 et 36 (d'après le lézard vert de Fontainebleau) ,
humerai du monitor , dans sa Philosophie anatomique , pi. II , fig. 20, si ce n'est qu'il établit, à la naissance de la troisième paire de cartilages des cAtes , une brisure qui n'y existe pas naturellement , ce qui lut fait compteideux pièces , P, P, de plus qu'il ne sVn trouve.
96 MTBMOGi*
l'os coracoidien n'a qae deux apophyses 9% m forme qu'un espace membraneux avee 99A cartilage ; le^ clavicules sont larges, et tantdc percées en avant d'un espace membraneux , tantôt simplement écbancrées; elles se toui* ehent l'une l'autre au-devant de Vos impaift qui a la forme d'une croix , et dont )es brao^^ chas vont toucher de leur extrémité un angle saillant du bord postérieur de ces clavicules. Le disque rhomboidal est percé dans son mi^ lieu y porte de chaque côté trois cartilages de côtes et à sa pointe deux que Ton pourrait appeler ses a ppendicesy car chacun d'eux, apréi s'être bifurqué , porte un quatrième et un cinquième cartilage de côtes (i).
Dans les iguahes, fig. 34 ^ Tos impair est comme dans 1q sauvegarde; la clavicule n'est point percée, et il y a jusqu'à quatre espaces vides dans la cuirasse scapulairé , attendu que Tapophyse de l'omoplate est assez longue pour en laisser encore un entre elle et l'endroit où la
(1) M. Geoffroy, Philos, anat. , pi. II, fig. 23, r^ présente l'appareil sterno - humerai du graaçl Utan} ocellé f mais n*y donne point Tappendice cartilagineux de I'qs coracoidien, ni le cinquième cartilage qui s'u^» ttfche à la b^apcl^ înter|i« àfi Tiqppiuidice.
DES X.£^AaD$. 97
clavicule touche à son bord. Le cartilage de Tomoplate est dentelé du côté de l'épine; le disque rhomboîdal porte quatre cartilages dq côtes de chaque côté, et son angle postérieur se bifurque; et chaque branche se divise encore en deux cartilages de côtes.
Les stellîons s'éloignent peu des iguanes. Leur os impair est en forme de flèche; ses branches s'écartent un peu en arrière des clavicules, qui ne touchent que sa pointe; le disque rhomboîdal est percé dans son milieu de deux grands espaces membraneux ovales; sa pointe postérieure est tronquée, et chacun de ses côtés porte quatre cartilages de côtes.
Il en est à peu près de même dans les agame^. Les espaces membraneux y sont seulement plus petits^ et les branches de la flèche plus courtes. La pointe postérieure du disque rhomboîdal se prolonge en deux longues tige^ grêles, qui portent chacune deux cartilages de côtes. Les bords du disque lui-même en portent deux autres.
Dans les anolis , ces tiges en portent chacune trois; en suite de quoi les cartilages des côtes d'un côté s'unissent à ceux de l'autre, et entourent ainsi l'abdomen de cercles c^tinus.
Les geckos se rapprochent des sauvegardes. Leur clavicule est large et n'a qu'un petit trou au lieu d'espace membraneux. Il y a deux de ces espaces à leur os coracoïdien, et leur os impair , au lieu d^être . grêle et d'avoir ses branches comme celles d'une flèche ou d'une croix, est lui-même de figure rhomboïdale.
Le disque rhomboïdal n'est point percé ; il porte de chaque côté trois cartilages de cotes; de sa pointe postérieure naissent deux tiges qui en portent chacune un, et s'unissent ensuite en une seule qui en porte trois.
Les scinqueSf fig. 37, ont, comme les lézards, l'os impair en forme de croix, les clavicules larges et percées; il n'y a qu'un espace membraneux à leur os coracoidien; leur disque rhomboïdal est sans ouverture; il porte trois cartilages de chaque côté ; les tiges qui tiennent à sa pointe postérieure portent chacune un cartilage de côte, et s'unissent ensuite en un point auquel viennent se joindre de chaque côté deux autres cartilages.
Cet appareil sterno-huméral diminue de volume et de consistance dans les seps , les binuines , etc. ; mais il en reste des parties jusque dans \e^%phisanres et les orvets qui n'ont plus
DBS LEZARDS. 8g
de bras. On leur trouve encore sous la peau une clavicule grêle, une omoplate et un os coracoïdien avec deux espaces membraneux , enfin un reste du disque cartilagineux rhomboïdal^ mais plus large que long et tout-à-fait privé de sa partie postérieure.
Le caméléon f fig. 38, revient à une simplicité égale à celle du crocodile; il n'a ni clavicule ni même d'os impair saillant en avant, mais seulement le disque cartilagineux et rhomboïdal. Les os coracoîdiens fort élargis, mais sans espaces membraneux , s'enchâssent dans la rainure de ses bords , et se touchent i'un l'autre en avant de son angle antérieur^
Ses bords postérieurs portent quatre carti- Uges de côtes, et son angle postérieur, un.
ARTICLE VII
Du bassin.
Le «bassin des lézards , fig. 59 et 40 (d'après lemonitor), est composé de trois os qui concoLrent, comme dans les quadrupèdes vivi-
9P OSTÉOLOGIB
pares , à la composition de la fosse cotyloîde. Cette fosse est peu profonde. L'os des iles, a, en prend la moitié supérieure; son col est large et court; sa partie spinale, au lieu de se diriger en avant comme dans les vivipares > ou 4^ s'arrondir comme dans le crocodile , se porte obliquement en arrière en forme de bande étroite , et il n'a en avant qu'une petite pointe.
Le pubis , b,el Tischion . c, s'unissent chacun à son opposé dans la ligne moyenne inré-* Heure; mais le pubis ne s'y joint pas à TischioD, et les deux trous ovalaires ne sont séparés que par un ligament.
Leur col est large , court et plat. Celui da pubis est percé d'un trou assez grand , et sou bord antérieur produit une pointe qui se recourbe en bas et en dehors.
Les bassins des divers sous-genres se distinguent surtout par la symphyse du pubis, qui sfe fait par une troncature assez large dans les monitors, et même un peu dans les sauvegardes, et seulement par une pointf étroite dans la plupart des autres.
Celle de l'ischion se fait toujours par urt large troncature.
PSS' LEZARDS. û|
Le caipéléon, fig, 4i et /^i' , diffère de tou9 les autres ])ar son os des iles étroit , qui va perpendiculairement, en s'élargissant un peu, s'attacher à l'épine. Cet os des ile9 se distingue encore par un cartilage triangulaire, ^j* analogue à celui de l'omoplate qu'il porte à m partie supérieure.
La symphyse -de son pubis se fait par une troncature, et il n'a pas de pointe latérala«
II subsiste des vestiges du bassin dans Yophisaure et dans Vorvet , qui consistent dans i^a petit os des iles avec un petit vestige d'ischionn mais sans symphyse ; s'il y en a dans le bimane ^ ik m'ont entièrement échappé.
ARTICLE VIIl.
Des o^ longs des estrëmtti6i«
Uhuméru$ des lézards, fig. 4^ i si de grande rapports de forme avec celui des oiseaux.
S» têtesupérieure, fig. 43» est de même com* primée poiir répondre à la fos^tte ^n portioijt
de cylindre creux que lui présentent en commun l'omoplate et Tos coracoïdieD.
Sa poulie inférieure , fig. 44 1 ^^t formée de »même de deux portions saillantes de roues arrondies en tous sens^ dont l'externe remonte davantage.
Le condyie interne y saille- aussi beaucoup plus que Tex terne, la crête deltoïdale y produit un angle plus saillant en avant, et la tubérosité postérieure y est moins crochue. Sous ces deux derniers rapports, il ressemble davantage à celui du crocodile, mais il a en général toutes les faces articulaires bien mieux prononcées.
Au reste, on distingue toujours l'humérus d'un lézard de celui d'uji oiseau, parce que le premier n'est pas creux ni percé de trous pour l'entrée de l'air dans son intérieur*
Le cubitus des lézards , a , fig. 4^ f est comprimé , traischant par son bord radial. Sa facette sygmoïde est ovale; son olécrâne, peu saillant; sa* tête carpienne, ovale et uniformément convexe.
Leur radius , h , ib. , est mince; sa tête supérieure ovale, concave; l'inférieure, un peu
DBS LÉZ4RDS. g$
renflée , présente au premier os du carpe un tubercule arrondi et une fossette en forme de croissant.
hejémur des lézards , fig. 46 et 47 f par sa partie supérieure^ ressemble à celui du crocodile beaucoup plus qu'à celui des oiseaux , ce qui tient à la direction du pied des reptiles.
Sa tête supérieure^ fig. 4^» ^^^ comprimée et courbée en avant , et a son trochanter à la la face du côté tibial; mais cette face, moyennant la direction dont je parle, se trouve presque toujours tournée en dessous. Ce trochanter est placé plus près de la tête que dans le crocodile, beaucoup plus saillant et de forme comprimée.
La tête inférieure, fig. 49» ressemble au contraire beaucoup à celle des oiseaux, surtout par le petit creux dont elle est sillonnée au côté péronien pour la tête du péroné.
La rotule est très-petite, souvent à peine nsible.
La jambe, fig. 5o, est toujours composée de deux os, dont le tibia, a, est le plus gros. [la, comme à l'ordinaire, sa tête supérieure
94 OSTÉOLOGIB
en triangle; Tinférieure est transYefsalefDèbt oblongue , plane.
Le péroné des monitors, b^ ib. , est aplati et élargi dans le bas , où il s'unit au tarse par une ligne étroite.
'Dans les iguanes et la plupart des âutrei genres, il est à peu près d'une venue , grêle, à tête supérieure comprimée, l'i demi-ovale et un peu oblique.
ARTICLE iX.
Des 08 des mains et des pieds.
Lé carpe des lézards, fig. 4^ , se ooroposit dt ttëuf Od comme celui des tortues, et sa tooH position peut également de comparer à étfOt des singes.
Au premier rang se trouve un os radial ^c^ un cubital, d, assez grands, et un pisiforme,/) éôtié contre Te bas dii cubitus ; au raiig Inféi^éui*,. cinq petits disposés sur une edui*b6 ^ f^pûhdânt aux cinq métatarsiens, et uii ùâd-
DES LÉZA.KDS. $5
Vîème, By placé entre les deux grands (ki premier rang, le premier, le second, le troisième et le quatrième du second rang.
Les métacarpiens du pouce, i , et du petit doigt, 5, sont un peu plus courts que les troiâ mitoyens.
Les nombres des phalanges sont deux au pouce, troisà rindex, quatre au médius, cinq à Tannulaire et trois au petit doigt, ce qui au total ne donne cependant qu'une main assez arrondie.
Le tarse des lézards, fig. 5o, n'a que quatre 08 comme celui du crocodile. Au premier ratig il y en a deux : i° un tibial , a , qui s'étend aussi en partie sous le péroné et lui donne une facette; il est irrégulièrement rectangulaire, plus large que long, un peu concave à sa face antérieure, épais au bord interne, et y offrant, par son profil, quelque. rapport avec l'astragale d'un ruminant; 2° un péronien, b\ plu» petit, s'unissant bientôt en une seule pièce au précédent, avec lequel il est sur le même plan^ Au second rang il y en a également deux : lin plus grand, c, triangulaire à sa face antérieure, plus gros en arrière où il s'articule avec les deai*
96 OSTEOLOGIE
du premier rang, et portant les métatarsiens du quatrième et du cinquième doigt; un second, d^ plus petit, placé entre le précédent et les métatarsiens du troisième et du deuxième doigt. Ce dernier touche aussi un peu à l'astragale qui porte seul le métatarsien du pouce.
Les quatre premiers métatarsiens sont grêles et à peu près droits. Us vont en s'allongeant jusqu'au quatrième. Le cinquième est court, élargi et recourbé de sa tête supérieure vers le grand os du second rang, auquel il s'articule par le côté.
Le pouce a deux phalanges ; le deuxième doigt, trois; le troisième, quatre;, le qqatrième, cinq. C'est celui-ci qui est le plus long, et qui donne au pied cette formB allongée et inégale qui le caractérise dans les lézards. Le cinquième^ presque aussi court que le pouce, en a quatre comme le troisième.
Il faut observer que*dans la position ordinaire où ces animant tiennent leur pied de derrière , les doigts dirigés en arrière , c'est le tibia et le pouce qui sont au bord externe et le petit doigt à l'interne.
Les phalanges onguéales de tous les pieds sont tranchantes^ arquées et pointues.
DES LBZARDS. 97.
Cette description, à quelques différences près dans les proportions , convient à tous les sousgenres qui ont les pieds développés , excepté les seuls caméléons, et quelques particularités relatives à certains doigts dans quelques geckos; et même, dans le caméléon, c'est la proportion des os du carpe et du tarse qui diffère plutôt que leur nombre et leur arrangement. Les cinq os du dernier rang du carpe, fig. 5i , sont plus grands , oblongs au lieu d'être aplatis. Vu l'état de pronation et de torsion où se trouve le pied, le pisiforme est collé le long du coté interne du cubitus, et entre lui et le radius; l'os cubital, dy et le radial, c, sont petits; le central, e^ est le plus grand de tous, et celui autour duquel sont rangés en rayons les cinq os du dernier rang, qui sont plus longs que dans les lézards, à ce que je crois , parce qu'ils comprennent aussi les os du métacarpe ou qu'ils leur sont soudés : en effet, si l'on voulait compter des métacarpiens séparés, il se trouverait à chaque doigt une phalange de moins. Leurs nombres seraient i, 2, 5, 3, 2; mais il y a tout lieu de croire que ce qui pourrait être pris au premier coup d'œil pour des os de métacarpe, sont des premières phalanges : ainsi les vrais nombre seront :i, 5, 4 f 4; 3* Chacun sait que dans l'animal entier
gS OSTEOLOGfB DBS LÉZARDS.
le pouce ^ l'index et le médius sont réunis par la peau jusqu'aux ongles en un seul groupe dirigé en dedans; lannulaire et le petit doigt en un autre dirigé en dehors.
Dans le tarse du caméléon , fig. 62 , l'os tibial, a^ et le péronien^ b\ sont également trèspetits, et l'os du centre^ d^ qui s'articule avec tous deux, est en forme de sphère et sert de piyot aux mouvemens du pied. Il en porte un auire, c^ au côté externe, et le reste de soà pourtour est occupé par les cinq méiatar^ sîens, dont la forme courte, étranglée au mî^ lieu, est la même que celle des os que j'ai crus formés à la main par l'union de& pa du dernier rang du carpe et de ceux du méta^ cçurjpeh
Âiïisl, lè pouce a deux phalanges ; le premier dbigt, trois; le deuxième et le troisième, quà^ trë^ le cinquième, trois. Ce sont les mêmes libmbres qu'à la main.
On sait qu'ils sont groupés dans l-animal entier d'une manière inverse : le pouce et le premier doigt ensemble et dirigés eu dedans; les Crois autres ensemble et dirigés en dehdrs. Aristote avait déjà fait cette obsèrvatiott «nguUàrt»
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