CERTES HISTORIQUE
Dès 1818, Srapion (61) signale la faible solubilité du perchlorate de potassium. SÉRULLAS, en 1831 (51), étudiant les divers perchlorates, propose l’emploi de l’acide « oxichlorique » comme réactif propre à distinguer et à séparer la soude de la potasse libre, et combinée à d'autres acides, Puis SCHLOESING (49) indique une mé- thode de dosage du potassium par précipitation à l’état de perchlorate de potassium et lavages à l’alcool. Par la suite, de nombreux auteurs, HAMMEL (22), KREIDER (33), KREIDER et BRECK (34), SHIVER (54), eic. recommandent l’acide perchlorique pour la séparation du potassium et du sodium. Davis (11) estime même que cette méthode est supérieure à la méthode chloroplatinique. THIN et CUMMING (63) étudient les solubilités du perchlorate de potassium dans des iiqueurs perchloriques de concentrations croissantes et donnent les meilleures conditions de la recherche, après une revue bibliographique et une mise au point des différentes techniques proposées depuis SÉRULLAS. SMITH et Ross (57-58) étudient également la solubilité du perchlorate de potassium en présence des solvants organiques et donnent, ainsi que YOE (73) des précisions pour le dosage du potassium sous cette forme. Enfin KAHAXNE, en 1933 (25), conseille à nouveau l’emploi de l’acide perchlorique et donne la formule de composition d’un réactif pratique à lusage des laboratoires.
Les perchlorates appartenant à la même famille que le potassium, c'est-à-dire perchlorates de rubidium et de coesium se comportent de la même façon et ont également fait l’objet d’études analogues, bien que moins nombreuses. Citons à ce sujet les recherches de VAN BREUKELEVEEN (66) et celles plus récentes de SMrrH et Ross (57).
D’autre part, l’acide perchlorique est susceptible de donner avec certaines bases alcalines ou certains alcaloïdes, des combinaisons cristallisées bien définies, d’aspect caractéristique, pouvant facilement être utilisées pour sa recherche microscopique: citons les microréactions proposées par DENIGÈS (9-10) avec le sulfate de
strychnine, l’acétate de brucine, le chlorhydrate de morphine. Citons encore la méthode colorimétrique de dosage de l’ion perchlorique dans les salpêtres du Chili, par combinaison avec le bleu de méthylène en solution, proposée par MountEr (43). Cette combinaison cristallisée est observable microscopiquement à des doses allant jusqu’à 0 mg. 003 C104 (KRUGER et TSCHIRCH (35).
Reposant sur les mêmes principes de combinaison cristallisée insoluble est la technique de MARVEL et DU ViGNEAUD (41) employant le nitron (diphénylaminodihydrotriazol), réactif donnant un précipité observable
dans des solutions de nitrate à 0,005 N et de perchlorate à 0,0025 N, correspondant ainsi pour les perchlorates à une solution à 8,2 mg. pour 100 cm°. LoEBLicx (39) étudie également cette précipitation à l’état de perchlorate de nitron, qu’il indique de laver à l’eau glacée, puis de sécher à 1102.