LE AM
Machine auxiliaire : Moment d'inertie l’ vitesse angulaire ©’ = K © en posant K — | R'+ ——
R' étant le rayon de la poulie de la machine auxiliaire sur laquelle passe la courroie. Le théorème des forces vives donne alors, en supposant le couple résistant total mesuré sur l'arbre principal, dont la vitesse angulaire est ©.
do e e \ do RE . do Codt= lo Tdt+m(R ++) (R+<) + like PT dt DA do soit C= JT
en posant J = I + m (R 2 +) KA
Mais le couple C ainsi obtenu représente non seulement les résistances passives du moteur étudié, mais aussi celles de la machine auxiliaire et de la courroie.
Il importe donc de déterminer les couples résistants correspondants.
Pour ce qui est de la machine motrice auxiliaire quelle qu’elle soit, la chose est simple et une expérience suffit : l’application de la méthode cinétique à cette machine seule donnera directement le couple résistant cherché, soit Ca — X Fa en appelant Fa le couple résistant sur larbre de la machine auxiliaire fourni par les mesures cinéliques en queslion.
En ce qui concerne la courroie, si l’on désire éviter, ce qui a élé notre but, une estimation: a priori de ses résistances passives, estimation toujours incertaine, on peut conduire l’expérience de la façon suivante :
Deux essais sont faits par la méthode cinétique dans des conditions identiques en ce qui concerne le moteur étudié.
Le premier avec le moteur seul.
Le second, le moteur entraînant par courroie la machine auxiliaire.
Dans le premier cas, le couple observé est Cm, couple résistant du moteur seul.
Dans le deuxième cas, le couple observé est
C, couple résistant total.
Si l’on appelle Ce le couple résistant de la courroie, on a, les conditions étant identiques dans les deux expériences. C — Cm + Ca + Ce d’où Ce par différence puisque Cm est connu Ce = C — Cm — Ca.
Remarquons, à ce sujet. que le couple Ce est toujours petit par rapport à Cm, de même, si la machine auxiliaire est un moteur électrique, Ca aussi est petit devant Cm. Dans ces conditions, la méthode risquerail de donner une précision médiocre dans la détermination de Ce en raison des erreurs possibles sur Cm.
Il importe donc, si on le peut, de réduire Cm à une valeur aussi faible que le permettent les circonstances, par exemple, en débiellant le moteur, le piston étant, ainsi qu'on le verra, la principale source de résistances de frottements. Si même on peut démonter la distribution, on arrive à obtenir des couples résistants Cm du même ordre de grandeur que Ce + Ca, résultat auquel nous sommes parvenu sur le moteur expérimental.
Un grand nombre de courbes des variations de Ce en fonction de la vitesse de rotation, y a même été relevé en profitant des différent stades de démontage du moteur et c’est la courbe moyenne résumant toutes ces mesures qui a été adoptée pour la représentation de C. Voir figure 17 les deux courbes Ca et Cc.F [EF ii) lil
EC
$ C. — Mode opératoire.
La méthode cinétique conduisant à mesurer une quantité dont on veut connaître la dérivée, les plus grands soins doivent être apportés à la détermination des valeurs de cette quantité, c’est-à-dire aux mesures de vitesse de rotation. 2
Nous avons utilisé pour ces mesures différents modes opératoires,
Emploi d’un tachymètre à indication continue. Cet apparcil basé sur les variations angulaires
de la position d'équilibre d’un corps tournant, dont l'axe de rolalion est distinet des axes d'inertie, n’a
pas permis d'obtenir des mesures suffisamment précises el a été abandonné. Emploi d'un tachymètre à indications discontinues. mais répétées automatiquement toutes les secondes par le moyen d’un chronomètre spécial contenu dans l'appareil et embrayant le mouvement
à chaque seconde. Bien que plus précis que le précédent, il n’a pu suffire, lui non plus, aux nécessités
des mesures.
Emploi de l'inscription graphique de la durée des tours successifs sur un enregistreur à tambour de Marey à grande vitesse, avec inscription simultanée des temps. Celte méthode a naturellement permis d'obtenir toute la précision nécessaire, mais le dépouillement des observations ainsi obtenues est tellement long qu'il oblige à réduire le nombre des essais. Le remplacement du tambour de Marey par un appareil à déroulement de bande continue, bien que facilitant le travail, oblige encore, comme avec l’autre enregistreur, à n’opérer qu'un nombre d'essais assez réduit, et finalement ne donne que des résultats moins bons que ceux obtenus par le moyen de l'appareil suivant, qui a été employé pour les mesures.