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erreurs de 3 à 5 millièmes que peut donner Fappareil et qui, pour une vitesse d'environ 200 t./m., sont de l’ordre de 1/2 à 1 t./m. L'erreur en queslion est d’après la figure 21 (choisie parmi les courbes où elle est la plus grande), sûrement inférieure dans ce cas à 1/10 de t./m. et de plus, reste constante, ou presque, sur toute l'étendue de la courbe, ce qui revient alors à déplacer la courbe n=/() toute entière en ordonnées, d’une quantité à peu près inappréciable par elle-même et par suite sans influence sur les valeurs successives de sa dérivée qui sont celles que l’on recherche.
De même, l’origine des temps étant arbitraire, le décalage constant et égal à 2 sec. 5 entre le moment où l'appareil est déclenché et l'instant où lon obtient la vitesse instantanée n’a aucune influence et n'intervient pas dans le calcul.
Avec l'appareil Hasler, il est possible à un opérateur exercé de faire une lecture toute les 10 secondes et de noter cette lecture sans nuire à la précision des mesures. La courbe de la figure 18, par exemple, est ainsi déterminée par 21 points, et si on la traçait en entier, on disposerait d’une trentaine de points ce qui est incontestablement suffisant. Or, cette courbe d’arrêt a été obtenue dans un temps qui représente à peu près le minimum de ceux que nous avons observés; nous avons eu, en effet, des arrêts qui duraient jusqu’à 50 minutes, et même plus. Il n’est donc pas nécessaire, dans bien des cas, d'opérer avec le maximum de célérité et nous avons parfois obtenu jusqu’à 150 ou 200 points sur une courbe, ce qui est alors tout à fait surabondant. Es
Il est, en effet. plus utile de multiplier les arrêts observés que de s'attacher à faire un très grand nombre de mesures sur une seule courbe, car des arrêts successifs ne donnent pas rigoureusement le même résultat en raison des petites irrégularités inévitables dans les conditions de marche de la machine, et le résultat obtenu est plus sûr en opérant plusieurs déterminations, dont on utilise. pour le calcul, la moyenne.
On doit également apporter grand soin à la précision du relevé de l'instant auquel on opère chacun des déclenchements successifs du tachymètre. On voit, en effet, d’après la figure, que la perte de vitesse au début est de 1 t./m. 4 pour chaque seconde. En opérant avec soin, on peut répondre de l'instant de la mesure à 0 sec. 2 près, ce qui correspond à une erreur sur la vitesse de-0 t./m. 28, soit sensiblement la même que celle que peut entraîner l'appareil.
On peut, dans ces conditions, les résultats étant exprimés en nombres directement utilisables, relever, à chaque régime de marche que l’on désire étudier, un nombre assez considérable d’arrêts. Nous en avons généralement relevés ainsi de 5 à 10 sauf pour les arrêts de très longue durée, lesquels, correspondants d’ailleurs à des couples résistants très faibles et généralement très réguliers (résistance de l’air ou frottements des paliers d’un volant par exemple), n’ont besoin que d’une précision relative moindre pour être connus avec la même erreur absolue que les couples résistants beaucoup plus considérables fournis par le moteur complet. Ils sont, par suite, d’une observation beaucoup plus aisée que ces derniers.
$ D. — Calcul des résultats.
Lorsqu'un nombre d'essais suffisant a été fait et que l’on dispose d’une série de valeurs moyennes de la vitesse aux instants
il s’agit d’en tirer parti d’une façon aussi exacte et aussi simple que possible.
Si soigneusement qu'aient été faites les mesures, le tracé d’une courbe fait à une échelle convenable et avec un soin suffisannt permet de mettre en évidence de petites discordances accidentelles d'un point à l’autre qui disparaissent dans ce tracé continu, document expérimental sur lequel s'appuient les opérations ultérieures.
Le tracé des tangentes à cette courbe introduit des erreurs graphiques nuisibles à la précision ; il est, de plus. difficile de tracer sur l’épure plusieurs dizaines de tangentes à une courbe aussi allongée sans la rendre illisible; cette méthode simple est donc à écarter.
L'emploi exclusif du calcul peut être envisagé : il comporte d’abord la formation d’une expression mathématique de la courbe expérimentale. La pratique montre qu'un développement en série de Taylor fournit une représentation convenable du phénomène en fonction du temps.
Mais. contrairement à une hypothèse assez fréquemment admise, il n’est jamais possible de limiter le développement au terme du 1er degré en {. Une expression du second degré est rarement convenable et le cas le plus fréquent est celui où le développement est de la forme. RE
n(t) = af + bE + ct + d.