‹ Recherches sur les Perturbations Physico-Chimiques du Sérum Sanguin dans le Choc OpératoireChapitre 13 sur 39 · DÉTERMINATION DES POINTS · texte numérisé non relu

DÉTERMINATION DES POINTS

ISOÉLECTRIQUES.

Pour la détermination des points isoélectriques, nous avons utilisé la cataphorèse, méthode préconisée par Vlès et de Coulon, et appliquée par eux à l’étude du sang. Cette méthode, longue et délicate, demande toute une série de manipulations. Elle consiste à effectuer le transport électrique du colloïde dans des solutions de PH différents, et à rechercher pour quel pH le transport est nul.

Dispositif expérimental. — L'appareil employé (fig. 4) est constitué par une série de sept tubes en U placés horizontalement sur un support et reliés entre eux par des godets (1, l’) où plongent les tubes de raccord (siphons).

Chaque branche du tube en U est fermée par un robinet (R, R’) et se continue par une ampoule élargie (A, A”) où viendront se collecter les produits du transport électrolytique. A ces deux ampoules aboutissent, à travers un bouchon de caoutchouc (F, F’}, les extrémités des si-

ion

phons courbes. Dans ces siphons on a placé un petit tampon (t, t’) de coton peu tassé, dans le but d’éviter les perturbations hydrauliques qui pourraient se faire pendant le réglage.

À {7} QUIL 2 ais LIL ID DT ETAT) PULL LULU I ML IEUL LI, (4 7 A , ÿ 7 4 4

nm ESS RÈù Em

Fig. 4. — Schéma du dispositif expérimental de la cataphorèse. (Vlès),.

Avant de faire passer le courant, il est nécessaire de réaliser l’équilibre hydrostatique de tout le système. On y parvient à l’aide d’un tube transversal muni d’un robinet (S), qui relie les deux branches du siphon.

La liaison avec le circuit électrique aux deux extrémités de la série est assurée par un contact cuivre-sulfate de cuivre. Les godets de liaison entre les différents tubes contiennent de l’eau physiologique.

On prépare d’abord une série de sept solutions à pH échelonnés entre 3,5 et 9,5 en partant d’une solution phy-

siologique de NaCI à 9 0/00 et en ajoutant la quantité nécessaire de HCI ou de NaOH. Le pH est mesuré à l’électrode d’antimoine.

Puis on prépare une solution à 4 % du sérum à examiner dans l’eau physiologique. Cette solution sera également amenée aux sept différents pH échelonnés entre 3,5 et 9,5 et mesurés à l’électrode d’antimoine.

Ces deux séries de solutions étant préparées, on verse la solution de sérum dans la partie médiane du tube en U en ayant soin de chasser toutes les bulles d’air, et on ferme les robinets R et R’. Les deux ampoules, les deux branches du siphon et le tube transversal seront remplis avec la solution de NaCI de même pH que celui du sérum introduit dans le tube en UÜ correspondant, toujours en ayant soin d'éviter les bulles d’air, en particulier dans les robinets, ce qui empêcherait l’équilibration hydrostatique et le passage du courant.

Les tubes étant tous posés en série, on ouvre les robinets S du tube transversal et on laisse le système s’équilibrer pendant 20 à 30 minutes. On ferme ensuite les robinets $ du tube de jonction et on ouvre ceux des branches des tubes en U (R et R’).

On fait passer pendant une heure et demie un courant de 220 volts d’une intensité variant entre 2,9 et 3 milliampères. La différence de potentiel entre les bornes de chaque tube varie entre 13 et 16 volts selon les cas.

Après ce délai, on ferme les robinets. Aucun louche n’est décelable dans les ampoules terminales des tubes en U. Pour rendre perceptibles les substances transportées, il faut les précipiter par l’alcool-acétone. On prélève 2 cc du liquide contenu dans les ampoules terminales, on les porte dans des tubes à essai contenant 4 cc d’alcoolacétone à parties égales. Pour chaque tube à cataphorèse

— Dj

on aura deux éprouvettes, l’une qui contient le produit du transport vers la cathode, l’autre celui du transport vers l’anode. Après agitation, on attend quelques heures et l’on distingue les produits de précipitation.

Interprétation des résultats. — Les produits de transport se présentent sous deux aspects :

Dans le premier, le plus fréquent, il s’agit de gros flocons, de contours flous, qui flottent dans un liquide plus ou moins opalescent, à reflet bleuâtre.

Dans le second, beaucoup plus rare, il s’agit d’un précipité formé d’éléments denses, de contours nets, qui tombent le plus souvent au fond du tube, surnagés par un liquide clair.

Nous ne tiendrons compte, dans nos recherches, que des flocons, de beaucoup les plus intéressants.

Nous avons vu plus haut qu’un ampholyte monovalent a un point isoélectrique et un seul; un ampholyte polyvalent peut en avoir plusieurs; un mélange de plusieurs ampholytes (comme c’est le cas pour le sérum sanguin qui nous intéresse) peut montrer dans l’échelle des pH une série de points, les uns appartenant à chacun des constituants, les autres à des complexes éventuels dérivant de ceux-ci.

Prenons l’exemple simple donné par Vlès du mélange de deux ampholytes monovalents À et B soumis à cataphorèse. Ce mélange pourra présenter trois points isoélectriques : deux qui correspondent à chacun de ses constituants, pHiA et pHiB et un troisième correspondant au complexe ou diamphide : pHi.

« Au voisinage de chaque point isoélectrique, le composé qui lui est relatif est chargé positivement du côté des faibles pH et négativement du côté des forts pH. Le complexe diamphide va donc dans la zone pHit —

pHiA être du signe inverse du constituant A: à mesure qu'on s'éloigne de pHi* vers pHiA la quantité du complexe diamphide formé diminue : la valeur absolue du total des charges qu'il porte diminue done également. Par contre, la quantité du composant A isolé qui se libère du complexe augmente. Le mélange (complexe + composant A) existant à un pH intermédiaire aura done d’abord des charges qui seront en majorité du signe de celles du complexe en excès. ensuite en majorité du signe du composant A seul, à son tour en excès. Les deux charges limites de la zone étant inverses, il y aura entre les deux un point où la eataphorèse effective du système sera en apparence pratiquement nulle (ou plus exactement très faible mais égale dans les deux sens : c’est la différence des déplacements apparents qui sera nulle).

Ce point, que nous appellerons le point neutre de seconde espèce, pHn ou pN, se comportera pratiquement comme un point isoélectrique, avec ceci de particulier que le système apparaîtra comme négatif du côté des pH plus bas que lui et comme positif du eêté des forts pH : par conséquent la répartition des déplacements est inverse de celle qui conviendrait à un ampholvyte des deux côtés de son point isoélectrique.

Il résulte de ceci que si l’on envisage une échelle de pH suffisamment grande, un mélange de deux ampholytes aura des chances de présenter cinq points de cataphorèse expérimentalement nulle : trois points isoélectriques vrais et deux points neutres de seconde espèce, »

Le tableau ci-contre (fig. 5). d’une cataphorèse de

sérum normal, montre les points isoélectriques et les points neutres de ce sérum.

Institut de Physique biologique Université de Strasbourg

Determination de points isoélectriques N° 337

Dioduit exsminé: Am prélevé le. 1h 34 provenont de .. Observations. Nom. %. Mal ___ Age Æ am Sete M

Conditions : «Hormis nuire <pénir avus ameslhéus Loch A. EG #4

Conditions de la cataphorèse: Dale #A.## Dilotion #72. Mesores de pH 6e Millismpéres PAR Temps de péssage : V2 + Foile per: DB: ___. Pouvoir elexique: #80.

Fig. 5. — Fiche de cataphorèse de l’Institut de Physique biologique de Strasbourg, montrant un exemple de mesure.

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