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Les variations sanguines qui ont fait l’objet de nombreux travaux mentionnés plus haut, et en particulier les variations du chlore, peuvent être ramenées finalement, d’après Chabanier et Lobo-Onell, à des perturbations du métabolisme des albumines.
D’autre part, les points isoélectriques peuvent être considérés comme le reflet de l’état des ampholytes et très probablement des albumines de ce sérum. On peut donc s’attendre à voir les perturbations des albumines <traduire par des variations des points isoélectriques.
Nous rappelons que, chez la Souris, Vlès et de Coulon ont constaté des variations des points isoélectriques musculaires après injection de diverses substances représentant des stades divers de dislocation de substances protéiques, lyse d’organes, etc. (pulpe de rate, muscles brûlés, produits d’hydrolyse digestive des acides protides, aminés, etc.).
Quelques-uns de ces corps ont fait monter les points isoélectriques, d’autres les ont fait descendre; l’apparition successive de ces divers produits peut permettre d’interpréter l’évolution des points isoélectriques et des phénomènes qui leur sont liés (réceptivité pour les greffes de tumeurs, etc..).
Or, il est intéressant de noter que nos malades n’ont pas présenté de troubles cliniques post-opératoires appréciables. La chlorémie et l’azotémie que nous avons recherchées dans tous nos cas, montrent également très peu de variations avant et après l’intervention. Cependant, nos mesures nous ont permis de déceler un trouble des ampholytes du sérum.
Il semble donc que la recherche des points isoélectriques du sérum soit une méthode particulièrement sensible canable de mettre en évidence des variations minimes du milieu, ne se traduisant pas encore par des symptômes cliniques.