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Recherches sur les plantules des conifères

culièrement gros dans les Coleosporium et les Melampsora; dans le premier genre, il peut être allongé suivant la largeur de la cellule ; dans le second genre, il est le plus souvent allongé suivant la longueur de la téleutospore ; son diamètre atteint jusqu'à 8 ^.

« Nous sommes autorisés ainsi à considérer la fusion de deux noyaux en un seul, dans les téleutospores des Urédinées, comme un fait général ; il nous paraît certain que ce phénomène est en relation avec l'absence de sexualité et la remplace complètement, d'où le nom de pseudo-fécondation que nous lui donnons. Si nous considérons certains SpirogyrsL comme le S. quadrata^ par exemple, nous voyons que ce sont deux cellules adjacentes du même filament qui fusionnent leurs noyaux dans la reproduction sexuelle; supposons que cette cloison devienne rudimentaire jusqu'à disparition et nous aurons le cas des Urédinées.

« Ces deux noyaux, que nous trouvons dans chaque cellule des téleutospores et qui se comportent Tun comme noyau mâle, l'autre comme noyau femelle, peuvent également effectuer leur pseudo-fécondation dans les écidiospores ; ces dernières, lorsqu'elles sont jeunes, possèdent deux noyaux ; lorsqu'elles sont plus âgées, elles ne renferment plus qu'un corpuscule nucléaire central, provenant de la fusion.

« En résumé, les Urédinées présentent un phénomène regardé jusqu'ici comme caractérisant la fécondation. H est vraisemblable qu'elles suppléent ainsi à la reproducion sexuelle nettement caractérisée. ï>

(6 février 1893.)

Par P.-A. DANGEARD

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