‹ Recherches sur les plantules des conifèresChapitre 6 sur 13 · P[.XVI · texte numérisé non relu

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io Tsuga Ganadensis (L.) Carr.

(PI. XVI, fig. 17-19.)

Dans ce genre, nous voyons le nombre des cotylédons descendre à trois (fig. 17, PI. XVI) ; leur section est celle d'un triangle surbaissé ; ils sont dépourvus de canaux sécréteurs, ainsi que Técorce do l'axe hypocotylé.

Le mode d'union do la tige et de la racine est des plus simples (fig. 19, PI. XVI); les faisceaux ligneux cotylédonnaires se continuent directement parles faisceaux ligneux de la racine ; les faisceaux libériens cotylédonnaires se divisent en deux moitiés qui se groupent par deux dans l'intervalle pour se continuer par les faisceaux libériens. La racine terminale est donc ternaire ; son péricycle est large (fig. 18, PI. XVI) ; la présence d'un canal sécréteur axile y a été établie par Van Tieghem, ce qui place la plante dans la tribu des Myélocèles ou Cédrées.

6ENREA RAUC ARIA

Les Araucaria sont des arbres à feuilles sessiles triangulaires aplaties ousubtétragones, mucronées; ces feuilles reçoivent de la tige un faisceau unique, qui se divise en passant dans l'écorce et va former dans le limbe plusieurs nervures parallèles, excepté chez l'Araucaria Cunninghami; le tissu fondamental de ces feuilles est fréquem* ment différencié en parenchyme rameux et parenchyme en palissade ; il contient des glandes résinifères qui occupent diverses positions suivant les espèces ; ces canaux sécréteurs se retrouvent dans le parenchyme cortical de la tige ; les Araucaria^ comme les Pînits, possèdent donc un système de canaux sécréteurs corticaux.

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Les stomates sont disposés en files parallèles aux nervures ; ils existent sur les deux faces de la feuille.

Dans les Araucaria, les fibres ligneuses, très grosses, ont leurs parois radiales couvertes de plusieurs rangs de ponctuations aréolées ; le bois primaire ou secondaire ne renferme pas de canaux sécréteurs ; le liber primaire a la structure ordinaire ; le liber secondaire est constitué par du parenchyme, des fibres, et des cellules grillagées mélangés ; les grillages ne se voient que dans le liber secondaire âgé, et à ce moment les cellules du parenchyme libérien se boursouflent, se déforment et compriment les autres éléments, les faisant même disparaître ; quelquesunes finissent par se sclérifier (1).

Le liber secondaire renferme un système de canaux sécréteurs.

Araucaria imbHcata Pav.

(PI. XVII, fîg. 13-20.)

L*étude des plantules, dans cette espèce, était intéressante surtout à cause de la présence de plusieurs nervures aux cotylédons ; nous avons montré en effet que chez les Dicotylédones, Finfluence du mode de nervation des cotylédons sur la structure de la racine principale était très importante (2).

Les graines d'Araucaria imbricata sont de la grosseur du doigt ; le tégument se prolonge à une de leurs extrémités en un bord écailleux qui se continue dans sa partie médiane par un petit mucron (fig. 13, PL XVII).

La radicule se développe à l'extrémité opposée sous la forme d'un cône ; bientôt, la graine se trouve soulevée par les cotylédons et au-dessous. Taxe se renfle sur une cer-

(4) Bertrand. Loc. cit. p. 117-118.

(2) P.-A. Dangeard. Recherches sur le mode d*union de la tige et de la racine chez les Dicotylédones, loc. cit.

taine longueur (fig. 13-15, PI. XVII) ; ce renflement forme une sorte de bulbe sur les plantules qui ont développé leur tige et leurs premières feuilles (fig. 16, PI. XVII); les particularités intéressantes que présente la germination des espèces dans ce genre ont été très bien indiquées par Heckel(l).

Les plantules ont deux cotylédons très larges, pourvus de plusieurs nervures parallèles ; il existe quelquefois trois cotylédons; par exception, la graine renferme deux embryons (fig. 17, PI. XVIi).

Structure des cotylédons. — La section des cotylédons a la forme d'un demi-cercle ; le tissu fondamental ^est homogène ; Fexoderme n'est pas différencié d'une façon spéciale ; les stomates existent sur les faces interne et externe ; les faisceaux des nervures au nombre de sept dans la section que nous étudions sont d'inégale importance ; leur contour est arrondi et le bois est étalé sur la face interne; la zone génératrice s'y développe, donnant surtout du liber secondaire; la non-différenciation de l'endoderme ne permet pas de délimiter le péricycle. Dans chaque cotylédon, on trouve un cercle de canaux sécréteurs, au nombre de vingt à trente ; ils sont séparés de répiderme par un nombre variable de cellules, de deux à quatre environ ; en approchant de Taxe hypocotylé, ces canaux sécréteurs disparaissent à la face interne ; en même temps, les faisceaux cotylédonnaires se réunissent tangentiellement en un faisceau unique ; nous arrivons à l'axe hypocotylé.

Structure de Vaxe hypocotylé. — Dans le cas de deux cotylédons, chaque large faisceau cotylédonnaire, provenant de la réunion tangentielle des faisceaux des nervures, se courbe en deux branches formant un Va pointe externe;

(4) Edouard Heckel. La germination des graines d* Araucaria Bidwilli (Annales de la Faculté des sciences de Marseille, T. II, fasc. VI).

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il se divise ainsi en deux faisceaux qui s'écartent et restent distincts ; plus bas, en se rapprochant, ils donnent insertion à un faisceau de racine (fig. 20, PL XVII) ; avec des plantules à trois cotylédons, la racine sera naturellement ternaire ; la section de Taxe hypocotylé aura dans le premier cas quatre faisceaux distincts groupés par deux; dans le second cas, elle en aura six, en trois groupes de deux.

Dans le renflement, chacun* des faisceaux oriente son bois B radialement : le liber L reste extérieur à chaque lame ligneuse (fig. 19, PI. XVII) ; la zone génératrice y fonctionne, produisant surtout du liber secondaire ; les canaux sécréteurs des cotylédons se continuent dans l'axe hypocotylé, à quelque distance de Tépiderme : leur nombre peut dépasser quatre-vingts; ils rappellent exactement ceux de certains Pinus ; moelle, péricycle et écorce sont très larges ; un second système de canaux sécréteurs existe dans le péricycle ; ils sont au nombre d'une vingtaine ; les uns sont directement opposés au liber primaire des faisceaux ; les autres occupent les larges intervalles qui les séparent (fig. 19, PI. XVII).

En descendant vers la racine, au-dessous du renflement, on constate que la production des vaisseaux s'accuse en ordre centripète ; les deux lames ligneuses radiales, d'à* bord éloignées Tune de l'autre, se rapprochent au contact; il en est de même des faisceaux libériens, ce qui donne lieu à une racine binaire.

Structure de la racine. — La racine est en général binaire ; extérieurement, l'écorce comprend trois ou quatre assises de cellules plus petites cutinisées; viennent ensuite huit ou neuf assises de cellules plus grandes, polyédriques, puis Tendoderme plissé ; quelques-unes des assises les plus voisines ont des cadres d'épaississement sur les faces radiales des cellules ; dans le reste de Técorce^ les épais-*

sissements lignifiés se retrouvent sur les parois tangentielles.

Le cylindre central comprend deux faisceaux ligneux et deux faisceaux libériens ; les faisceaux ligneux, formés d'une ou deux files de vaisseaux et par conséquent très étroits, débutent à une assez grande distance de Tendoderme ; ils ne se rejoignent pas tout d'abord au centre, ils sont séparés des faisceaux libériens par deux assises de cellules ; la zone génératrice s'établit dans Tassise externe ; les canaux sécréteurs se retrouvent dans le péricycle ; celui-ci a une épaisseur de trois ou quatre assises, en face des faisceaux ligneux ; son épaisseur est plus grande en face les faisceaux ligneux. Les canaux sécréteurs corticaux que nous avons rencontrés dans Taxe hypocotylé, manquent dans la racine où Técorce primaire s'exfolie jusqu'à Pendoderme, comme chez les autres Conifères.

Non loin des Araucaria , on place les genres Stachy carpus, Dammaraj Podocarpus ; il sera fort intéressant d'étudier la plantule dans ces divers genres ; nous prévoyons des résultats importants.

Van Tieghem, donnant l'anatomîe des Stachycarpus montre les affinités de ce genre avec les Araucaria et les Dammara qui possèdent, eux aussi, des canaux sécréteurs dans le péricycle de la racine ; d'un autre côté, ces deux derniers genres par leur ovule unique et renversé se rapprochent des Podocarpus qui eux-mêmes, comme les Stachycarpus, possèdent des canaux sécréteurs dans le péricycle de la feuille.

Voici comment Van Tieghem s'exprime au sujet de ces genres ; on peut :

« Ou bien conserver les Stec/iycarpits dans les Taxinées, en les plaçant en tête de la série, avant les Podocarpus, tandis que les Abiétinées finiront tout près par les Araucaria et Dammara. Ou bien faire passer les Stachycarpus dans

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