‹ Recherches sur les plantules des conifèresChapitre 7 sur 13 · P.-A. DANG6ARD · texte numérisé non relu

P.-A. DANG6ARD

les Abiétinées, à la suite des Araucaria et Dammara avec lesquels ils constitueront la sous-tribu des Araucariées, la série des Taxinées commençant tout près par les Po' docarpus. Ou bien remonter en même temps les Stachycarpus et les Podocarpus dans les Abiétinées, à la suite des Araucaria et Dammara, en commençant la série des Taxinées par les Dacrydium. Ou bien enfin, ériger les quatre genres Araucaria, Dammara, Stachycarpus et Podocarpus, sous le nom d'Araucariées ou de Podocarpées, en une tribu distincte caractérisée par Tovule unique et renversé, intermédiaire entre les Abiétinées et les Taxinées.

De ces quatre solutions, laseconde est la plus conforme à la structure, celle qui satisfait le mieux Fanatomie ; elle a Tinconvénient de séparer peut-être un peu trop les Stachycarpus des Podocarpus. La troisième pourra paraître préférable en ce que, tout en n'écartîint pas les Stachycarpus des Podocarpus, elle permet de définir les Abiétinées par Tovule renversé et de limiter, par conséquent, ces deux tribus avec plus de simplicité et de précision qu'il n'a été faitjusquMci. La structure du pollen, qui est, comme on sait, muni d'ampoules latérales chez les Stachycarpus et les Podocarpus, tout aussi bien que chez les Abiétinées, plaide encore en sa faveur. La quatrième offre à peu près les mêmes avantages que la troisième. La première, qui est la plus conforme à la tradition généralement adoptée, est la moins bonne de toutes; elle ne satisfait, en effet, ni Tanatomie, puisqu'elle écarte les Stachycarpus des Araucaria et Dammara, ni la Morphologie externe, puisqu'elle laisse deux genres à ovule renversé et à pollen ampullifère dans une tribu dont les autres genres ont Tovule dressé et le pollen normal (1). »

A la suite de ce lumineux exposé, je voudrais faire en-

(i)Van Tiegbem. Affinités des Stachycarpus (Bullet. Société Botanique, n» 3, 1891).

trevoir tout le parti que Ton pourrait tirer en pareil cas de la considération des phytons ; faute d'avoir eu les plantules de ces genres à ma disposition, je serai forcé d*émettre quelques suppositions ; on verra si les études ultérieures les vérifieront.

Les Stachycarpus ont des canaux péricycliques à la racine; ils en ont également dans leurs phytons foliaires ; à priorif je présume que ces mêmes canaux se retrouvent dans les phytons cotylédonnaires.

De ce genre se détachent les Araucaria qui ont également des canaux péricycliques à la racine ; mais dans le phyton cotylédonnaire, ils sont en voie de disparition ; dans V Araucaria imbricata^ par exemple, nous n'en trouvons guère que dans le rachis, et à la base du limbe ; des canaux corticaux y apparaissent en grand nombre ; dans les phytons foliaires, il n'y a plus que des canaux corticaux.

C'est à ce niveau que se détachent les Abiétinées, par exemple, avec le genre Pinu8,,o\i les phytons foliaires et les phytons cotylédonnaires n*ont plus que des canaux corticaux.

D'un autre côté, les Podôcarpus s'éloignent des Stachycarpus ; la racine est dépourvue de canaux sécréteurs péricycliques ; il me paraît probable que la disparition de ces canaux sécréteurs doit débuter dans les phytons cotylédonnaires ; mais ils existent dans les phytons foliaires ; dans le Podôcarpus Thunbergii, le phyton foliaire montre en plus deux canaux corticaux ; cette espèce établit probablement ainsi le passage aux Ginkgo et par là aux Taxinées.

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