‹ Recherches sur les poissons fossiles (volume 2)Chapitre 101 sur 289 · III. Lepidotus undatus Ag · texte numérisé non relu

III. Lepidotus undatus Ag

Yol. 2. Tab. 33.

11 existe au Muséum d'Histoire naturelle de Paris une plaque d'un calcaire scbisteux, sur laquelle se trouve toute la partie postérieure du tronc de ce poisson figurée dans la planclie indiquée, et dans un état de conservation parfaite. Malbeureusement son origine est inconnue. Cependant, un fragment contenant quelques écailles de la même espèce , et qui est déposé au Muséum à côté de la grande plaque , porte l'indication de Caen ; ce qui me fait présumer que ce poisson provient du calcaire à Bélemnites des environs de cette ville. Bien que la tête et. la partie antérieure du tronc soient enlevées, ce qui reste est si complet, qu'il est facile de caractériser cette espèce j d'autant plus que la présence des pectorales ne laisse aucun doute sur sa longueur et sur ses auties dimensions -

Le tronc est proiîortionnellement très-large ; le pédicule de la queue se rétrécit considérablement, et les écailles sont généralement plus petites que dans les espèces de cette taille. Les pectorales sont larges, et leurs rayons très-divisés; à leur bord extérieur se voient de petits fulcres ; elles ne sont pas plus éloignées des ventrales que celles-ci de l'anale. Les ventrales paraissent avoir été sensiblement plus petites; du moins les rayons qu'il en reste vers le milieu du ventre sont-ils plus grêles. L'anale est beaucoup plus grande ; quoiqu'elle soit très-disloquée, on voit cependant que ses rayons, simples à leur base, sont plats et très- bifurques à leur extrémité. Le long du bord antérieur de cette nageoire, il y a de grands fulcres très-inclinés, en avant desquels se trouve une grosse écaille impaire, allongée. La dorsale est plus grande encore , et ses fulcres sont beaucoup plus gros 5 le quart inférieur des rayons antérieurs est simple ; vers leur extrémité ils s'aplatissent et se dilatent considérablement, en se bifurquant fréquemment; c'est surtout le cas des rayons postérieurs, qui se divisent jusque vers leur base. H y a en tout 8 ou 9 rayons. Cette nageoire est très-reculée et placée presque vis-à-vis de l'anale. Dans aucune espèce du genre je n'ai vu la caudale aussi bien conservée ; elle donne une idée très-juste de la structure de cette nageoire dans les poissons de ce groupe. L'insertion de ses rayons forme une ligne oblique, masquée par une rangée d'écaillés de forme particulière, beaucoup plus allongées, disposées en forme de croissant, et plus petites sur les

nouvelles collections, il m'est arrivé quelquefois de prendre pour nouvelles des espèces que j'avais déjà décrites. Ce n'est qu'en retravaillant mes notes, que j'ai pu découvrir de pareilles erreurs; je m'empresse de les signaler, afin que les propriétaires de ces diflerens exemplaires puissent les étiqueter du nom que je leur conserve définitivement.

rayons du lobe inférieur que sur ceux du lobe supérieur, oîi elles suivent en arrière en ligne oblique de bas en haut , et finissent par se confondre avec les dernières écailles du prolongement du pédicule de la queue. Le lobe supérieur de cette nageoire est un peu plus allongé que son lobe inférieur; on y voit lo rayons, tandis que le lobe inférieur n'en a que 8. La forme et la structure de ces rayons varie aussi considérablement : ceux du milieu de la nageoire sont les plus courts, mais aussi les plus larges; ils sont articulés de très-près jusqu'à leur base. Sur les côtés de la nageoire, la base des rayons est d'abord simple ; ils ne se bifurquent et ne s'aplatissent considérablement que depuis le tiers, et plus en dehors que depuis la moitié de leur longueur; aux bords extérieurs, ils sont simplement bifurques; if y en a même deux au lobe supérieur, qui sont entièrement simples et sensiblement plus grêles que les rayons internes voisins, et un semblable au lobe inférieur, qui cependant est aussi gros que ceux qui le précèdent. Tous ces rayons, indépendamment de leurs bifurcations, sont articulés de très-pi'ès. Le long de ces rayons simples, on remarque une rangée de gros fulcres peu inclinés, qui deviennent insensiblement plus petits vers l'extrémité des lobes, et dont les premiers, qui sont les plus gros, se confondent à leur base avec les écailles allongées impaires du milieu du dos et du bord inférieur de la queue.

Toutes les écailles ont leur surface lisse et leurs bords entiers; mais leur forme est très-caractéristique : dans toutes l'angle inférieur et postérieur est allongé; on le voit surtout bien dans trois écailles disloquées, placées au dessous de la dorsale. Celles des flancs sont plus hautes que longues; leurs bords supérieur et inférieur sont légèrement sinueux, en forme d'S très-ouvert. Celles des bords du dos et du ventre sont plus petites. Entre la dorsale et l'anale, leur hauteur égale à-peu-près leur longueur, tandis que celles du pédicule de la queue sont plus longues que hautes; les plus petites et les plus longues sont celles qui recouvrent les côtés de son prolongement supérieur. La ligne latérale est droite, marquée par des trous semi-lunaires, percés dans le centre des écailles d'une série qui occupe à-peu-près le milieu de la largeur du corps sur la queue, et qui s'élève presque aux deux tiers de sa hauteur sur les flancs.

Les seuls exemplaires que je connaisse de cette espèce, sont ceux du Musée de

Paris.

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