‹ Recherches sur les poissons fossiles (volume 2)Chapitre 103 sur 289 · V. LePIDOTUS FIMBRIATUS Ag · texte numérisé non relu

V. LePIDOTUS FIMBRIATUS Ag

Vol. 2. Tab. 33 b. ( Cah. suppl.)

Dapedius fimbriatus Ag. Feuillet, p. g. '

Je ne connais encore de cette espèce que quelques exemplaires très-imparfaits, qui présentent même des différences assez sensibles pour que je conserve quelques doutes sur leur identité et même sur leur position générique. L'exemplaire du Musée de

Munich, (flg. i) contenu dans une géode de calcaire marneux, y est indiqué comme provenant de Hâring en Tyrol. On n'y voit aucune trace des nageoires ni de la tête; les écailles des flancs sont seules conservées ; elles ont à-peu-près toutes les mêmes dimensions et la même foi'nie • celles des rangées antérieures seulement, sont un peu plus hautes que longues. Elles ont toutes un caractère commun, bien particulier: c'est que la partie inférieure de leur bord postérieur présente vmé fine dentelure , dont les pointes sont très-acérées. Dans les rangées antérieures, cette dentelure commence au moins au milieu du bord postérieur (fig. 2); dans les rangées moyennes, elle commence plus bas; et dans les rangées postérieures, elle n'occupe que l'angle inférieur de l'écaillé. Ce qui m'a déterminé à ranger maintenant le poisson dont provient cette plaque écailleuse dans le genre Lepidotus plutôt que dans le genre DapediuSj c'est que sur la coupe transversale de la géode qui le contient (fig. 3) , j'ai reconnu que son tronc présentait un pourtour ovale , comme les espèces du genre Lepidotus j tandis que les Dapedius ont le corps très-aplati. J'ignore de quelle formation provient cet exemplaire ; mais j'ai tout lieu de croire que c'est dans le Lias qu'il a été trouvé. M. le D' Berger m'a communiqué un dessin de quelques écailles du Keuper de Cobovu'g (fig. 4 et 5) , qui paraissent provenir de la même espèce : dans ce dessin , cependant , les dents du bord postérieur des écailles sont moins rapprochées et moins acérées que dans celles de l'exemplaire de Haring, quoique dans sa lettre M. Berger me marque que ce qui caractérise surtout ces écailles, ce sont des dents pointues et assez serrées. M. Buckland m'a communiqué de son côté un grand fragment de Lepidotus (fig. 6) , dont les écailles ressemblent beaucoup par leur forme et leurs dimensions à celles de l'exemplaire de Hâring, mais dont la dentelure du bord postérieur présente des pointes plus courtes et plus obtuses (fig. 7 et 8). Ce fossile provient du Lias de Lyme Régis. La petitesse de ses écailles prouve évidemment que ce fragment n'appartient pas au L. semiserratus , puisque dans l'exemplaire de cette dernière espèce représenté tab. 29 «, et qui provient d'un individu environ de même taille, elles sont au moins du double plus grandes. Dans l'exemplaire de M. Buckland; on aperçoit une partie des rayons de la dorsale, qui sont de moyenne grandeur. Les gros fulcres que l'on remaïque au bord antérieur de cette nageoire, ressemblent davantage à ceux des Lepidotus qu'à ceux des Dapedius. La surface des écailles de tous ces fragmens est lisse, bien qu'on distingue les lames d'accroissement à travers l'émail. Dans la collection de Sir Phil. Egerton, il y a aussi quelques écailles, provenant de Lyme Régis, qui appartiennent à la même espèce que l'exemplaire du D"^ Buckland. Des recherches ultérieures devront apprendre positivement si je n'ai point confondu ici des espèces différentes.

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