‹ Recherches sur les poissons fossiles (volume 2)Chapitre 104 sur 289 · VI. Lepidotus ornatus Ag · texte numérisé non relu

VI. Lepidotus ornatus Ag

Vol. 2, ïal). 32.

Les deux grands fragmeiis figurés dans celle planche se trouvenl à Slullgart , dans la colleclion de la Société d'Agricullure du royaume de Wurlemberg. Leur origine n'est pas connue : mais la nature de la roche qui les contient ne me permet pas de douter qu'ils ne proviennent des schistes bitumineux du Lias de Seefeld en Tyrol ; d'autant plus que M, Boue a déposé dans la collection de la Société Géologique de France deux fragmens de poissons de cette localité, qui appartiennent à la même espèce, bien qu'ils soient assez imparfaits. La plus petite des plaques de Stuttgart offre plusieurs rangées d'écaillés de la partie antérieure du côté droit. Au bord antérieur de cette même plaque, on remarque quelques écailles dont la racine est mise à découvert par l'ablation d'une série antérieure ; cette racine est aussi grande que la partie émaillée de l'écaillé et fortement échancrée ; l'angle supérieur surtout est très-saillant. En avant de ces écailles, on voit distinctement l'empreinte de plusieurs de celles du côté gauche, dont la surface est ornée de sillons divergeant du centre au bord postérieur. Les bords supérieur et inférieur de toutes ces écailles sont parallèles; le supérieur est d'ordinaire un peu concave; l'inférieur plus ou moins convexe et onduleux. Le bord postérieur est muni de fortes dentelures, qui cependant sont plus accusées à la face interne qu'à la face externe.

Dans la plus grande des plaques , on ne voit que l'empreinte des écailles du côté droit , et une partie de leur bord poslérieiu', par leur face interne. La ceinture thoracique est conservée presque en entier ; ses os sont larges et vigoureux , mais l'humérus ne forme pas de saillie à son angle inférieur. En arrière de cet os , dont la surface paraît avoir été striée longitudinalenient, on distingue plusieurs grosses écailles, de forme irrégulière et beaucoup plus hautes que longues. La pectorale droite, dont la partie inférieure est assez bien conservée, est trèslarge ; on y compte 2.5 rayons de moyenne grosseur. On distingue également quelques os de la tête par leur face intérieure, entre autres l'opercule, qui est beaucoup plus haut que long, et dont la partie supérieure est sensiblement plus étroite que l'inférieure. Le subopercule est plus étroit que dans aucune autre espèce du genre ; mais sa branche montante est proportionnellement très-large. La partie supérieure du préopercule est très-étroite. Les sous-orbitaires sont conservés en partie ; ceux qui aboutissent au préopercule sont plus étroits que les antérieurs. Tous ces os, ainsi que le scapulaire et les écailles de la nuque, étaient sans doute granulés à leur surface, comme l'indique l'empreinte visible des parties qui sont détruites. \u bord inférieur de la tête , on distingue des fragmens de six rayons branchiostègues.

Carton. Tom. il. " 33

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