IV. Pholidophorus microps Agass
Vol. 2, Tab. 58, fig. I.
Cette espèce est allongée et grêle. Les écailles sont assez grandes proportionnellement à la taille du poisson ; celles de la partie antérieure du tronc sont beaucoup plus hautes que longues , tandis que celles de la partie postérieure sont constamment plus petites et plus irrégulières. Examinées à la loupe, leur bord postérieur est distinctement dentelé. Leur surface présente de fines stries qui aboutissent aux dentelures; mais ces stries ne partent pas d'un centre commun, comme c'est le cas du Ph. macrocephalus : elles ne sont pas non plus parallèles, comme dans les espèces suivantes; leur direction est intermédiaire entre les deux types; elles sont moins
nombreuses que les dentelures marginales , car il y a au moins deux dentelures pour un pli
(fig. ib). i-.liijï yljj *jti Jkbu;!.
La dorsale et la caudale sont seules conservées. La première est bien fournie ; ses rayons sont disposés comme suit : k, 1,8. Les rayons principaux sont larges et bifurques plusieurs fois ; leurs articulations sont nombreuses et distinctes. Les cinq rayons antérieurs sont petits et indivis ; de petits fulores leur succèdent le long du bord supérieur du premier grand rayon . La caudale est parfaitement symétrique, et ses rayons sont proportionnellement moins développés que ceux de l'anale; les principaux sont ramifiés à plusieurs reprises et articulés sur toute leur longueur. Les articulations sont uniformes et serrées. J'ai vu sur certains exemplaires des traces des pectorales et des ventrales , mais elles ne sont nulle part bien conservées. J'ai également reconnu, sur un exemplaire du Musée de Munich, des côtes qui sont très-grèles.
Il existe des exemplaires de cette espèce dans plusieurs collections. L'original de mon dessin se trouve au Musée de Munich. Un autre, également bien conservé, fait partie de la collection de M. le comte de Miinster. Un troisième se trouve dans la collection du Musée de Leyde. Tous proviennent du calcaire lithographique de Solenhofen.
' V. PuoriDOPUORUS TENUISERRATUS MlJUStr.
M'JOLl '
Vol. 2 , Tab. 38 , fig. 5 , et Tab. 42 , fi^. k.
Je dois la connaissance de cette espèce à M. le comte de Miinster. Son principal caractère réside dans les écailles qui . quoique grosses , sont munies de très-fines dentelures au bord postérieur, ainsi que le représente la fig. k de Tab. 4^2, en a , et la fig. 3' de Tab. 38. Ces mêmes écailles sont en outre marquées, à leur face externe, d'une carène droite et trèsdistincte même à l'œil nu, et qui est indiquée par la limite des ombres dans ces mêmes figures. La face interne des écailles n'est pas moins remarquable (Tab. 42, fig. kh). L'onglet articulaire est court ; mais ce qui mérite surtout de fixer l'attention , c'est que la carène médiane, au lieu d'être au milieu de l'écailIe, est rejetée du côté postérieur. Les pectorales sont larges et composées de gros rayons distinctement bifurques. On en compte au moins douze qui tous sont divisés à plusieurs reprises. Les ventrales sont plus petites et composées de rayons plus grêles. Il en est de même de l'anale. La dorsale n'est qu'imparfaitement conservée dans les originaux de mes figures. La caudale est fortement échancrée et portée par un pédicule fort large. En avant du premier rayon se voient un grand nombre de petits rayons indivis. Il y en a au moins dix au lobe supérieur et un peu moins au lobe inférieur ; le rayon extérieur de chacun des lobes est en outre hérissé d'une quantité de petits fulcres, qui en sont comme les prolongemens. Les rayons du milieu de la caudale sont dichotomés jusque près de leur insertion ; les articulations transverses y sont, par contre , d'autant plus vagues ; les articles sont plus longs que larges.
Plusieurs os de la tête sont conservés. On distingue surtout les rayons branchiostègues , qui vont en diminuant de grosseur, d'avant en arrière. On remarque aussi des vestiges des dents à la mâchoire supérieure et à la mâchoire inférieure ; elles sont très-fines et coniques.
Les deux exemplaires figurés se trouvent dans la collection de M. le comte de Munster , et proviennent du calcaire lithographique de Kehlheim. i-oi- > -yl* -iinom Ju'jiiwlbnaoi.'ioqo^q i
^,,. -^1 , VI. Pholidophorus longisérratus Miinstr.
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Vol.,2,Tab. 38,fig.,2,
i':>umifc yi) nomii ici) 8"iiiiauirjZ9 Wi 'H, vMti'H'i
Cette espèce, découverte et nommée par M. le comte de Mlinster , a la plus grande ressemblance avec le Pholidophonis tenuiserratus décrit ci-dessus. Elle n'en diffère que par un seul caractère , la structure de ses écailles. Tandis que les écailles du Ph. tenuiserratus sont assez épaisses et très-finement dentelées au bord postérieur , celles du Ph. longisérratus Miinstr. sont fort minces et munies de dentelures plus profondes et moins nombreuses (fig. 2'). Si, comme j'ai tout lieu de le croire, M. le comte de Miinster a établi cette distinction d'après des écailles prises sur la même l'égion du corps , dans les deux poissons , il n'y a pas de doute que l'on ne doive conserver cette espèce , bien que sous tous les autres rapports la ressemblance avec le Ph. tenuiserratus soit complète. La dorsale est à-peu-près intacte dans l'exemplaire figuré ; les rayons sont assez longs et bifurques une ou deux fois seulement ; le rayon principal est précédé de petits fulcres indivis.
C'est une espèce propre au calcaire lithographique de Kehlheim. L'original se trouve dans la collection de M. le comte de Miinster.
VIL Pholidophorus striolaris Miinstr, Vol. 2, Tab. 38,fig. ^.
M. le comte de Miinster a encore distingué cette espèce d'après la structure de ses écailles, qui sont en effet très-hautes et munies de stries très-fines , à-peu-près comme les écailles du Ph. tenuiserratus. Mais ce qui est surtout digne de remarque, c'est que ces stries dépassent la carène médiane pour s'étendre jusqu'à la base des écailles (fig. k'). Les écailles sont bien moins hautes dans la région caudale qu'ailleurs, et leurs stries et leurs dentelures sont moins fines (fig. li"). Cette différence ne se remarque pas au même degré dans les Ph. tenuiserratus et longisérratus , en sorte qu'à cet égard aussi notre espèce est bien caractérisée.
Les nageoires ne sont qu'imjparfaitement conservées ; cependant la caudale est fortement
échancrée; ses rayons extérieurs ne sont pas dichotomés à leur base; ils sont composés d'articles plus longs que larges, qui vus à la loupe, présentent l'aspect de fig. k '".
Du calcaire de Solenhofen. L'original se trouve dans la collection de M. le comte de Miinster : il ne m'est connu que par un dessin que je dois à l'obligeance de mon savant ami.
VIII, Pholidophorus latus Agass.
Vol. 2, Tab. hi.
L'exemplaire original de cette espèce est un poisson , très-bien conservé , de l'ancienne collection Bartli, qui est maintenant incorporée à celle de M. le comte de Munster. Ce qui le distingue entre tous ses congénères, c'est la largeur considérable de son abdomen. La hauteur du corps en avant de la dorsale est beaucoup plus considérable que la tête n'est longue ; mais derrière cette nageoire , le tronc se rétrécit sensiblement et d'une manière fort régulière. La caudale est grande, largement et profondément échancrée. Les rayons en sont très-gros, articulés d'assez près et divisés à leur extrémité en une infinité de filets minces. Cette composition de filets multiples ne se remarque nulle part mieux que dans les rayons du milieu de la nageoire. La formule de la caudale est : 1 , 13 , 12 , I. La dorsale , ainsi que les vertèbres, ne sont quimparfaitement conservées. On voit cependant que leurs rayons étaient gros et larges. Les pectorales sont petites, mais au rebours des précédentes, elles sont composées de rayons très-fins et très-nombreux ; il y en a au moins vingt dans l'exemplaire figuré , et cependant la nageoire n'a pas un demi-pouce de large. La fig. k montre deux rayons de la caudale, grossis, pour faire voir les articulations des rayons.
Les écailles de la partie postérieure du tronc sont rhomboïdales , tandis que celles de la partie antérieure sont allongées et en forme de losange. Les unes et les autres sont épaisses ; vues à la loupe, leur bord postérieur est légèrement plissé ou frangé, les plis sont parallèles et s'étendent rarement jusqu'à la moitié de la largeur de l'écaillé (fig. 2). La face interne des écailles est lisse et ne montre d'autre sillon que la rainure destinée à loger l'onglet. Ce dernier est très-long. La fig. 3 nous montre la manière dont les écailles s'engrènent les unes dans les autres. On remarque une échancrure assez notable de chaque côté de l'onglet.
Les os de la tête sont trop mutilés pour fournir des caractères spécifiques. Il n'y a de bien conservés que les rayons branchiostègues , qui forment un arc sous l'articulation de la mâchoire inféi'ieure; les postérieurs sont, comme d'ordinaire, plus larges que les antérieurs.
La plaque qui porte ce poisson provient du calcaire d'Eichst»dt. L'original se trouve dans la collection de M. le comte de Munster.